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La croyance permet d'atteindre les Cieux - Introduction à Atalant - Jour 14 : CLOS
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Invité
Invité
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Ven 17 Juin 2016 - 23:55


La croyance permet d'atteindre les Cieux.

L'existence ne réside en rien à moi seule,
L'Humanité existe, née de l'Au-delà infini,
Musaraignes accueillant les linceuls,
Avant de n'en obscurcir les vies.
Homme, oh Homme, dis moi Homme,
Suis-je cette folie qui rongera ta conscience.
Homme, Homme, grand Homme...
Fait donc preuve de patience,
Goûte à mes lèvres empoisonnées,
Goute à cette ébauche d'immortalité,
Nous règnerons vers cet Au-delà, bien-aimé.
Porte-moi vers lui, tend lui la main,
Ne sois pas timide, le Monde t'accorde cette faveur,
Je suis l'élue dont l'immortalité en est le destin,
"La blanche Neige pour enterrer la noirceur."
Divinité grise,
Fille de Neige et de la décadence,
Prophétesse éprise.
L'écho impérial de mon nom sera gravé en ton être jusqu'à tes dernières instances...





Le jour s'assombrissait, il se faisait plutôt tard - la rencontre avec deux êtres humains avait bouleversé la vision Mizorienne sur ce Monde. Elle questionna, murmura ses questions vers l'Au-delà, avant que son ventre ne l'interrompit, réclamant de la consistance. Misore s'assit sur le sol collant, gris, terne, les cheveux devant son visage affaiblit, les joues creusées par la faim. Les repas trouvés auparavant ne furent que bien trop faible, sa faim s'accumulait en son esprit et ses forces diminuaient par manque de protéine. La Lac n'abreuvait pas suffisamment à son gout. L'eau n'avait pas de gout à vrai dire à ses papilles délicates. Mais elle se frayait un chemin le long de son œsophage, ce qui la fit frémir d'une douce fraicheur tout de même.
Mizore avait entreprit une longue marche, rebroussant chemin, boiteuse sur quelques pas. Elle voulait rentrer à la maison, Mère lui manquait, elle voulait retrouver sa bulle chaleureuse au sein de son enveloppe pure qui l'alimentait durant le sommeil de sa conscience. Père ne pleurait plus. Il l'avait abandonné depuis hier, préférant la compagnie de l'Eau, de la Faune. Mère devait être seule.
Elle ne pouvait s'y résoudre. Père sombrait dans a décadence sexuelle. Pourtant, hier, Mère vint à ses rêves, souriante, l'air de rien. Elle semblait épanouie, enfantant chaque jour de frères et sœurs. D'autres - eux - venaient des semences éparpillés du Monde sur cet univers.
Seul un être de l'Au-delà pouvait se venger d'une entité si trompeuse, orgueilleuse et folle.
Mizore vengera Mère. Elle se le promit. Mais rien ne pouvait la combler dans ce but si incertain au vu de son état laborieux. Mère ne pouvait la voir sous cette toison forestière, elle la cherchait, ses écho parvenant à elle la nuit, la distance parcourant le jour pour en parvenir à son ouïe.
Le Silence la guida vers une étrange agitation. Les jambes avançant lentement, celle-ci s'était levée et continua de fouler la Terre quelques pas encore.
Encore.
Des pas.
Toujours plus de pas.
Mizore s'effondra au sol, soupirant, ses cheville gonflant légèrement face au récent rétablissement avant qu'une main se pose sur elle, humide, voulant avoir l'intention de la jeune femme à son égard. Elle fut figée, imitant la Mort dans sa beauté cynique, allongée L'œil en coin, son azur clairvoyant perçait à jour l'individu qui l'avait trouvé en ses basses conditions.
Silence, les branches craquèrent au vent.
L'homme était accroupis, les cheveux sombres, les yeux émeraudes. Les échanges de regard viraient au turquoise. Ils n'échangeaient rien d'autre. Il semblait subjuguer d'avoir rencontré une mortelle, blanche, si vulnérable et fragile face à la carrure de celui-ci. Ils restèrent ainsi un long moment, la forêt s'agitant à leurs côtés. L'homme ne comprenait pas. Il la fixait, les yeux vides de connaissance, envieux de l'innocence dégagé par Mizore ainsi que de sa soumission, peureuse. Il remarqua la foulure ravivait, et ferma un bref instant ses paupière, un air peinant derrière son acte mineur. A sa surprise, sa force prit le dessus, amenant Mizore à ses bras, la portant contre lui comme une proie méritée, un trophée de chasse. Il était plutôt satisfait de ses performance, mais inexpressif cependant, son visage d'une neutralité sans égaux. Cette dernière n'eut la force de résister physiquement, mais elle montra son mécontentement en grognant, regardant aussi l'être qui marchait en direction d'une large crevasse creusée grossièrement dans le sol, des branches ornées de feuillages camouflant la cachette qui semblait plus chaleureuse que celle où elle avait était prisonnière. Il ne réagissait pas, muet. Mizore apprécia tout de même ce silence. Une fois assis à l'intérieur de la cavité, les feuilles disposés sur le sol composait un certain confort dans ce logis improvisé. Quelques bouts de viande secs se trouvait dans des feuillages plus sombres et épais, son nombre n'étant pas assez pour deux.
On ne savait guère par quel élan de bonté le mortel s'était pris pour elle, mais il lui donna en grande partie ses rations durement récoltées. En effet, la Cime remarquait les blessures, encore saignantes, tachant la peau brune du personnage, qu'il s'était sans doute fait lors d'une chasse ou d'une course folle contre une petit animal, une roche taillée et scrutée, semblant être coupante et agressive.
Elle se rappela de la journée d'hier, les yeux dilatées.
Silence.
Mizore mangeait doucement, n'appréciant pas la viande, mais forcée à s'y référer afin d'accomplir sa destiné impériale. L'homme ne pouvait s'empêcher de tomber dans les bavardages, entamant là ses premières impressions face à Mizore qui ne le regardait plus, lassée de sa vue à l'instant même où il n'avait qu'entrouvrit ses lèvres dénouées de couleur vive. Elle ne savait pas quoi faire face à cet inconnu qui pourtant eut a sagesse d'aider celle-ci en sa destiné ne serait-ce que par son partage et son aide. Aurait-il sa place vers les cieux pour cela ?
Mère m'aurait dit oui. A cet instant, l'idée de l'endoctrinement vint en son esprit perverti.
Elle se proclama prophétesse des Cieux, de la Neige-Mère en particulier. Elle pensait à ce moment précis que la religion est le seul truchement à une accessible élévation de l'esprit et à l'immortalité, gain du perfectionnement humain. Mizore créa sa croyance, un projet à sa vie, ainsi que ceux d'autre, en commençant par celui d'Atalant, première victime...
Attentive, Mizore lui esquissa un léger sourire chaleureux, cachant son double-jeu paranoïaque.




Atalant (PNJ)

1 : Qui es-tu ? Tu viens aussi des arbres ? Connais-tu ce Monde ?
2 : Bon appétit je suppose...
3 : Tu aurais pu être morte sans mon aide. Remercie-moi au moins.
4 : /Silence/


Mizore

1 : Ma destiné n'a pas de limite.
2 : Merci.
3 : Je me nomme Mizore, fille de la Neige et du Monde
Ta bonté éloigne la décadence humaine - Qui es-tu...?
4 : /Silence/


Atalant

1 : Si tu veux savoir, je me nomme Atalant, enfin, je crois...
2 : Tu es seule ? Je veux dire, nous sommes... Seuls ?
3 : Tu sais au moins où tu vas ?
4 : /Silence/


Mizore

1 : Hum...
2 : Que veux-tu de moi, je suppose que tu ne m'as pas prise sous ton aile pour rien, non ?
3 : Tu n'en veux pas ?
4 : /Silence/
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Maitre du jeu
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Messages : 215

Ven 17 Juin 2016 - 23:57

Le membre 'Mizore' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'd4' :

#1 Résultat : 4, 1

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#2 'd4' :

#2 Résultat : 2, 1

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#3 'd4' :

#3 Résultat : 2, 3

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#4 'd4' :

#4 Résultat : 4, 3
Invité
Invité
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Sam 25 Juin 2016 - 14:37


Si le Silence pouvait taire l'Homme,
L'éloignant de ses questions dépendantes d'une réponse rationnelle,
De ces torpeurs qui le ronge l'âme,
Il comprendrait mieux le sens de sa vie,
En la vivant tout simplement sans y mettre les mots pour la définir.






Silence finalement.
Il n'avait pas pu parler finalement. Peut-être avait-il eut honte de ses paroles, peur, ou bien peut-être rien d'intéressant n'allait sortir de sa bouche. Il était perplexe, naïf un peu, assez troublé au final face à Mizore qui elle, mangeait à petites bouchées, les yeux vers le sol, observant méticuleusement les feuilles.
L'homme avait remis au dessus d'eux les feuillages, une faible ombre dessinant une mosaïque sur la peau des deux protagonistes, une ambiance mystérieuse enveloppant les deux protagonistes.
Des bruits, des craquements provinrent de la mâchoire de la jeune femme qui se nourrit enfin. Ayant échapper de peu à la soif, puis maintenant à la fin, elle bénissait les Cieux de l'entente sur ses souhaits et murmures.
Mais peut-être devrait-elle le remercier ?
Par un élan de courage, supposa-t-elle, il posait ses interrogations :


"Qui es-tu ? Tu viens aussi des arbres ? Connais-tu ce Monde ?"


Mizore arrêta de manger, les yeux perdus sur l'étendu verdâtre qui jonchait le sol. Elle réfléchissait à la question.
Les arbres ? Pourquoi viendrait-elle des arbres qui la surpasse, de leur raideur non-conditionnable. Elle en déduit qu'il venait peut-être de là, ce qui forgea sa question et son caractère, ses attributs. Elle pensa à ce Père trompeur, serrant les dents.
Le calme revenant bercer a jeune femme, elle interrompit le silence oppressant pour l'innocent, l'air méprisant :


"Merci... Mais ma destiné n'a pas de limite, mortel."


Atalant écarquillait les yeux, les sourcils levés, ne comprenant les propos abruptes de la jeune femme qu'il avait recueillit en ce jour. Gêné par cette attitude, il ne répondit pas, la tête baissée, réfléchissant à ce que peut bien avoir sous-entendus Mizore. Mais ces tourments reprirent de plus belle. Même si sa question n'était pas satisfaite, il persévéra.
Mizore remarqua son manque de sagesse. La force lui était donnée en échange.


" Tu es seule ? Je veux dire, nous sommes... Seuls ? Tu sais au moins où tu vas ? "


Mizore rétorqua rapidement, la main tendus vers le jeune homme prit d'angoisse mais aussi de tendresse face à la jeune femme qui se tenait là, fragile, frêle - elle avait après tout son charme :


" Tu n'en veux pas ? "


Atalant se refermait sur lui même, c'était le bon moment pour elle supposa-elle.


" Je veux dire, depuis le début de ton existence tu te poses ces questions sordides ?
Pourquoi ne pas observer dans le silence les choses pour comprendre ?
Vois-tu ce ciel bleu qui te nargue de liberté, face à tes reproches de vivre.
Vois-tu cette neige blanche qui est perfection et fraicheur, as-tu vu la Neige ? "

Atalant secoua sa tête. Il ne savait plus ce qu'était la neige. Il ajouta d'une voix lasse :


" Le ciel n'est seulement que ciel. Les arbres sont utiles à nous, pourquoi voir là une entité vivante ? "


" Pourquoi ne pas penser que ton corps et utile à d'autres et seulement dénoué d'une entité pensante et spirituelle ?
Crois-moi. Ouvre toi aux esprits."
, rétorqua froidement Mizore, les yeux azurs rivés sur l'être questionnant et bien trop rationnel à son goût.


Atalant fut subjugué face à la détermination de Mizore sur ses questions et sa vision. Cependant il ne voulait croire à des paroles sordides sans preuves et dénoués de fondements physiques. D'humeur rancunier, il était retissant, s'extirpant de la cage afin de se promener dehors avant qu'il ne perd son sang-froid face à cette prophétesse qui ne veut point écouter sa vision des choses, laissant donc Mizore à ses pensées volatiles. Il lui déclara tout de même sa pensée :

" Tu ne vois que ce qui est spirituel. Sur quelles valeurs te fondes-tu ? "


Mizore sourit, les yeux clos, l'air resplendissant :


" La foi de mes parents divins, à mon existence, et à la perfectibilité de nos êtres. "



Il soupira, ne comprenant que la moitié de ces déclarations, avant de tourner les talons, marchant vers un arbre qu'il blessa en coupant les branches. Mizore murmura son pardon pour l'arbre, lui demandant de ne pas punir cet homme qu'elle avait décidé d'en guider les pas vers cette destiné qu'elle voulait que tout humain prône.
Quant à Atalant, il s'attacha au seul être qu'il avait croisé, ne voulant perdre cet espoir que d'autres existent. Il ne trouvait pas Mizore idiote, peut-être folle, ou peureuse d'une réalité qui la submerge. Mais il trouva que cette rencontre formait un juste équilibre entre la pensée matérialiste et spirituelle. Lui qui posait une vision matérialiste, il ne croyait ce qui est palpable et ce qu'il voyait, touchait. Un vrai être sensoriel. Facilement rancunier, il avait fait l'effort de lier les esprits pour avoir un progrès au sein de l'affaire même si l'intelligence n'était pas son principal atout, il gardait les pieds sur terre au moins."
Il revint auprès d'elle, échangeant encore leurs pensées, avant d'en fonder une commune, qui relevait d'une religion singulière entre ces deux personnes. Mizore connaissait une évolution de sa vision depuis hier. Atalante aussi. Les fondements étaient simples - ils étaient d'accord sur ces maximes :

L'Homme ne peut réussir et s'élever vers les Cieux seul.
L'Homme se doit de repousser la Mort pour lui et les autres, il ne doit sombrer dans l'ignorance et la Décadence.
L'Homme se doit d'aider et de communiquer actes et pensées afin de prétendre à la perfection de l'humanité.

Les deux êtres s'entendirent à ces fondements, décidant de vivre communément même si Mizore désirait parfois à rompre la rationalité d'Atalant, en vain. Elle ne perdit pas espoir qu'un jour, quelqu'un la croirait dans ses convictions. L'idée de fonder une communauté, voire d'en incorporer fut un autre débat sur lequel les deux penseurs méditèrent. Mais la fatigue était là, faussant les idées et le langage.
La discussion tournait au banal, mais elle était tout de même enrichissante puisqu'ils s'échangèrent leur identités respectives.


Le temps passait. La nuit s'installait. Mizore rêva cette nuit là.
Mère lui demandait qui était ce beau jeune homme. Elle demanda si c'était sa moitié pensante, l'avertissant des potentiels dangers de l'être masculins et de leur corruption sur la gente féminine. Père était absent.
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