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Pan
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Jeu 30 Juin 2016 - 6:18


Prénom : Pan
Surnom : La Corneille (À venir)

Éveil : 15ème jour
Sexe : Féminin

Race : Échouée
Métier : Chasseuse (À venir)
Groupe : Errants
Croyance : Cynique

Magie : -Illusions passives- (Actuellement aucune connaissance de sa prédisposition)

-Illusion de la Corneille noire-
Elle pourra pendant un laps de temps donné, créer l'illusion d'une Corneille noire sortant de ses entrailles.

Capacités physiques :

-Agilité- Lorsque la force brute vous fait défaut, il faut savoir user d’autres dons naturels. C’est là qu’être relativement svelte peut s’avérer utile. Pan a développé au maximum ce talent pour compenser ses lacunes physiques.

-Discrétion- De manière générale, elle sait évoluer avec discrétion compte tenu de son agilité. Elle possède une certaine faculté à se mouvoir en silence dans la nature.

Talents divers :

-Instinct de survie- Vivre en terre inconnue et hostile peut vous pousser dans vos derniers retranchements. Ne restent alors que l’adaptation forcée ou la mort.

-Analyse de la situation- Foncer dans le tas n’étant pas toujours la meilleure solution, Pan a dû développer son sens de l’analyse. Voir en un instant les issues possibles et limiter au maximum les surprises. Bien évidemment, cette aptitude n’est pas infaillible.

Équipement : Aucun.

Apparence physique et charisme :

La courte chevelure, dont la noirceur semble aspirer la moindre lumière, cascade d’ombre se fondant dans la nuit la plus obscure. Les lèvres sombres offrent leur mélancolie à qui veut les admirer, le nez fin s’harmonise à merveille dans ce visage pâle, les longs cils noirs ourlent de velours deux orbes claires et pensives. Oscillant entre gris perle et indigo léger, parfois plus clair, parfois plus sombre au gré de la luminosité ambiante, l’iris de ces yeux d’exception semble perpétuellement concentré sur d’autres images que nul autre ne pourrait comprendre, comme si sa réalité est toujours plus complexe que ce que le monde physique laisse apercevoir. Et sans doute nombreux sont ceux qui espèrent apercevoir ce monde à part qui se cache derrière ce qui rappelle un écran de fumée léger dont les volutes tourbillonnent autour des pupilles à la noirceur impénétrable.

Pâle. Sombre. Toute de nuances et de contradictions. Le corps entier de la demoiselle est d’un gris délicat, aux reflets presque blafards, résultat d’une lutte sans vainqueur entre ténèbres et blancheur. Les seins ronds, le ventre plat, des jambes longues. Une certaine grâce émane de ses mouvements, parfaitement maîtrisés, jamais superflus. Sa voix, étonnamment douce et chantante, est posée et réfléchie, témoignant de la femme mystérieuse qui se dissimule sous ce visage lunaire. Car le plus étonnant chez cette belle créature, c’est l’expression lointaine, figée, l’air grave et imperturbable qu’elle arbore et qui interpelle quiconque le contemple. Il émane d’elle un sentiment d’éternité, comme si plus rien ne pouvait l’affaiblir, sage et fière qu’elle est. Ses traits sont sereins et ses changements d’expression ne se perçoivent que dans l’infime plissement des lèvres, l’insignifiant froncement de ses sourcils d’ébène, l’éclair éphémère qui traverse son regard. Si le corps semble frêle et fragile, c’est cette force sévère, cette assurance tranquille qui l’entourent qui lui donne l’air inébranlable. Elle n’est pas guerrière de corps mais plutôt d’esprit. Et même le sourire, rare mais toujours sincère, ne parvient à troubler cette étrange aura, pas plus que l’écho de son rire qui, s’il est peu connu, demeure cristallin et vibrant.

Caractère et personnalité :

Austère et patiente sont sans nul doute les deux premiers mots venant à l’esprit. Son esprit a été forgé au feu de la raison. Si certains cherchent à faire tout ce qu’ils peuvent pour ceux qui les entourent, par bonté ou pour eux-mêmes, ce n’est pas le cas de Pan. La pitié est une chose qui l’indiffère, mais elle n’a aucune affinité avec la violence ou la cruauté, étant de nature pacifique. Le calme. Elle ne demande que cela, ne recherche que lui. Même dans se monde ou règne la terreur. Elle apprécie également la solitude, s’estimant capable de se satisfaire de sa propre présence, la seule qui soit véritablement sensée. Elle se protège, sans doute. De ce qui pourrait la blesser ou troubler ce monde dans lequel elle évolue et qu’elle s’est construit. En se montrant sévère, de cœur mais surtout d’apparence, alors elle peut être en paix. Se persévérer, toujours et encore, s’entêter jusqu’à ce que tout soit parfait. Apprendre, encore, toujours ! Doucement, mais parfaitement. Le temps s’adaptera aux actions, à moins que ce ne soit l’inverse ? Qu’importe. Elle n’a nul besoin de se presser alors que chaque seconde recèle des merveilles. L’éclat d’une étoile, la beauté d’une goutte de pluie, la chaleur éphémère d’un rayon de soleil trop vite parti. Elle veut savourer ce qui lui est offert, et qu’importe si cela ne convient pas à certains. Elle ne vit que pour elle et non pas pour les autres. Ni pour leurs besoins ou leurs espoirs, mais pour les siens propres.

Aussi demeure-t-elle souvent silencieuse et n’appréciant que moyennement la compagnie de ceux qu’elle ne connait pas, préférant observer posément que s’agiter en vain ou que de chercher un lien quelconque ; toutefois elle ne rechigne pas à partager une discussion sensée. De même elle s’approchera de ceux qui l’intriguent et dont elle ne parvient pas à cerner le comportement, de ces êtres également qui attirent à eux leur entourage sans même que celui-ci ne résiste plus que le papillon au feu de camp. Un peu distante, mais sans timidité, elle interrogera alors sans apparente raison, s’immiscera lentement, à son rythme comme toujours, dans l’univers de sa prise.

Histoire :

L’eau se referma autour d’elle dans le rugissement d’une violente éclaboussure et sa chute débuta, inéluctable comme si elle était soudainement faite de plombs. Le corps nu, la peau arrachée sous les griffures d’une myriade de bulles d’oxygène. Elle voyait sa chute se poursuivre, à la fois comme spectatrice de la scène comme d’une actrice. Elle volait sur les courants d’eau, comme elle luttait à contre-sens pour essayer de survivre, de ne pas se perdre dans la folie de sa condition. Sous ses yeux embrouillés de larmes, le visage fouetté par le vent d’un rivage encore invisible, elle ne vit que de l'eau, bien plus vaste que sa simple vue ne lui permettait d’appréhender en un seul regard. Encore incertaine de la réalité, son corps flottant à la surface de l’eau. Sa respiration était courte et tout son corps tendu à l’extrême. Que son cœur n’échoua pas hors de sa poitrine fut un miracle tant il tambourinait contre sa peau. L’angoisse se fit poison et l’étreignit de plus belle, l’étouffant littéralement. Cédant alors à un besoin devenu vital, sortir de l’eau.

Elle ne dus qu’au déchaînement des éléments de retrouver son calme. Le ciel parvenait à mettre des mots sur les images pilonnant la porte de ses souvenirs. Mélange de vie et de colère, il déversait des trompes d’eau sur l’horizon, martelant le sol de sa puissance.  Le paysage n’était qu’une vaste aquarelle de noir et de gris, insaisissable et austère. Pourtant, dans le déchaînement aquatique de ce carnage visuel, elle savourait le choc des gouttes d’eau contre sa peau. L’écho de la pluie, seule vie dans ses eaux endormi. Les profondeurs obscures, façades vides inhospitalières. La morsure du froid fut à l’image d’un geste ami tandis qu’elle sentait son être revivre. Bien décidée à laver cette angoisse, elle replongea dans l’antre aquatique. Tout n’était que silence et obscurité dans ce lieu de paix. Elle abandonnait son bon sens, ivre de cette sérénité factice. Pas un soupir de douleur, ni même un murmure chaotique, seulement les balbutiements de la sérénité. Goûtant à ce repos de choix, elle ne sentait qu’avec peine le manque d’oxygène et ne dus qu’à une vocifération de ses poumons de regagner la surface. Simple coupure de nécessité sans un regard pour le monde extérieur avant de rejoindre le cœur aquatique.

Le fracas de l’eau vint l’assourdir. Le froid se fit mordant, les bulles déchirèrent sa peau. De nombreuses et interminables minutes de silence aquatique emplissaient cette étrange atmosphère bleutée, ses yeux se fermèrent encore une fois. Les vagues l'emmenait en son cœur, dans son cercle lent, de sa danse macabre.
Durant l'espace d'un instant, alors qu'elle se sentait portée par les eaux du rivage, Pan s'étouffa et cracha l'eau contenu dans ses poumons. La transition fut affreusement difficile et douloureuse, bien plus que celle qui avait conduit à ce que son corps ne s'emplisse d'eau et eut raison d'elle encore une fois... Elle sombra. Lorsqu'elle se réveilla enfin sur le rivage, ses paupières purent à peine s'ouvrir et ses yeux mirent un moment à s'adapter à la lumière environnante. Sa tête semblait fustigée de milliers d'aiguilles venues se loger dans tous les lobes de son encéphale. Son centre des émotions, de la mémoire ou encore de sa propre réflexion ne lui répondaient plus, son corps demeurait inerte.

Après de longues minutes, elle sentit en elle le flot de ses nerfs qui s'activait. D'abord ses doigts, puis le reste de ses muscles engourdis. Elle n'avait pas la moindre idée de qui elle était, et encore moins de l’endroit ou elle se trouvait. C’est étrange, comme on prend du temps à se faire à cette idée. L’esprit s’y rechigne, d’une certaine manière, comme si c’était quelque chose qu’on ne pouvait admettre aisément, qu’il fallait lutter pour cela fasse son chemin et que l’on regarde la vérité en face.

Son corps tout entier souffrait.

La pluie avaient rendu l'air pur et frais comme du cristal. La teinte grisâtre n'était pas seulement dans le ciel, ni dans le lac : elle était tout autour d'elle, limpide et puissante, et les rayons argentés du soleil transperçant les nuages, semblaient faire une trêve avec l'existence. Au loin, comme pour affirmer cette sensation, trônaient les contours incertains d'une vallée à la ceinture opaline. Elle se distinguait des montagnes, des sommets et encore des monts grandioses à perte de vue, couleur d’azur, avec des roches d'obsidienne pareilles à des cicatrices brisant l'immaculée pureté.

Toute beauté n'était pas exempte d’âpreté, c'était la pensée de Pan et en écho un sentiment d'immensité gonflait sa poitrine face à cette vue. Son visage affiné, pâle et nacré était auréolé de ses mèches obsidienne et elle se redressait face au lac. Sous la tiédeur des rayons, on sentait le froid fureté à la lisière de chaque être, allusion poignante de la fraîcheur de ses terres malgré la chaleur présente. Les bras croisés frileusement devant son ventre, les mains fermement juchées au haut de ses bras, le corps nue.

Mais son cœur malgré tout la portait trop loin pour qu'elle se soucia outre mesure de ce qui était physique. Il y a quelques heures encore son âme ployait aux affres du temps et de l'existence, aujourd'hui dans les vents son rire retentit. Il était simple.

Elle était heureuse d'être en vie.


En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Pan
Age : 20 ans
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?

Tous les jours.

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?

Top-Site

Avez-vous des remarques à propos du forum ?

Un contexte incroyable. Rien à redire sur la qualité du forum.

Dreth
Membre
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Messages : 32

Jour d'éveil : Jour 3
Race : Échoué
Métier : Guérisseur
Groupe : Bosquet d'Aorn
Fiche de présentation :
Journal :
Sam 2 Juil 2016 - 12:50

Dreth déboula en trombe dans le bureau des présentations sans réellement se souvenir de ce qui l'avait poussé à y venir. Il vit néanmoins une jeune échouée assise tranquillement avec sa fiche entre les mains. L'administrateur se demanda intérieurement :

* Mais, elle est encore là elle ? Je l'ai pas validée hier ? *

Puis, à mieux y regarder, il se rendit compte que ce n'était pas du tout la même personne, qu'il avait une vue en papier mâché et qu'il allait devoir, par conséquent, aller lire sa fiche. Dans une grande précipitation il s'avança alors jusqu'à son fauteuil et s'assit derrière le bureau. Sur ce dernier figurait une petite note, écrite en caractères rouges et énervés :

"À l'attention de Dreth : arrête de mettre tes miettes dégueulasses partout sur le bureau des validations. Signé Aikanaro."

L'air pensif, l'échoué se saisit délicatement du morceau de papier et le laissa tomber par terre, juste à côté de lui. Il se tourna ensuite vers la nouvelle avec un sourire et tendit la main pour récupérer sa fiche. Ses yeux commencèrent à parcourir le texte avec intérêt, il murmurait dans sa barbe :

"Hmm, échouée, c'est bien ce que je me disais, c'est pour ça que je l'ai confondue avec l'autre là."

Il releva le nez, dans ses pensées, regardant le plafond avec la tête de travers :

"D'ailleurs on est de plus en plus, c'est très bien ça, bientôt la famille prendra le contrôle de cette vallée et les racailles du style d'Aikanaro seront reléguées dans les fosses à purin."

Se rendant compte qu'il divaguait, Dreth secoua la tête pour se concentrer de nouveau et se remit à lire. L'anticipation de certaines rubriques quant à un état futur du personnage le perturba au premier abord mais il finit par s'y faire. Les descriptions développées de son physique avantageux et de son caractère mystérieux et indépendant surprirent l'administrateur. Il se demandait si une personne de ce genre pourrait trouver sa place dans un univers si hostile. Mais il sourit, se disant qu'il verrait bien. D'ailleurs l'histoire de la jeune femme - ou plutôt son éveil mouvementé - le rassura : elle allait en chier. Ça lui rappela encore une fois son propre réveil - chaque fois qu'il lisait la fiche d'un échoué ça lui faisait le coup - où il avait galéré comme pas permis. Il versa une petite larme de nostalgie en se remémorant son combat contre les éléments, et en remarquant à quel point la suite n'avait pas été plus clémente.

Il conclut sa lecture en reposant la feuille devant lui et releva les yeux vers la nouvelle. Il lui adressa la parole pour la première fois :

"C'est une bonne fiche, un style d'écriture particulier, pas d'écart apparent avec le contexte. On ne voit néanmoins presque pas l'oppression du monde, la peur, la difficulté, dans tes ressentis, dans ton caractère. Ça peut être un parti pris, mais attention tout de même à ne pas devenir une machine indestructible, inébranlable : ce que ne sont pas les humains dans cette vallée !"

Il haussa deux fois les sourcils pour marquer son propos, puis récupéra le tampon de validation dans le tiroir du bureau, avant de l'apposer sur la fiche.

"Tu es validée, bonne chance."

Fit-il avec un air sombre factice, avant de se retirer mystérieusement du présentoir - en se cassant presque la gueule à la porte.



Phrases de Pan :

- Plonge aux algues pâles des eaux noires, garde l'œil ouvert, et souris.

- L'insignifiant pourrait bien avoir plus de valeur que toi.






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