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La Mort est intérieure - Jour 15 [Atalant & Mizore]
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Mer 10 Aoû 2016 - 14:43


La Mort est intérieure.


Douce chaleur,
Les bras berçant et cajolant l'Innocente,
La fierté venant fendre le cœur,
Ou n'était-ce que la tristesse restante,
D'un passé nostalgique,
Loin de cette décadence tragique,
Menant à la perte d'une enfant égarée,
Dont la destiné fut exaucée.

Toi - pluie des Cieux,
Guettes-tu ma Mort ?






La chaleur avait peiné Mizore à trouver le sommeil. Elle avait passé sa nuit à discuter avec Atalant, avant qu'il ne s'endorme sans prendre peine pour elle qui continuait ses récits. L'obscurité ne révéla pas cette vérité à la jeune fille. Il n'y avait pas d'étoiles cette nuit-là, elle s'en souvenait dans ses rêves.
Mère lui parlait. Elle lui répondait.
Des gouttes s'écoulèrent lentement sur la joue de Mizore, s'éveillant à cette sensation qui devenait vite désagréable avec le temps, la monotonie d'un rythme répétitif se révéla fastidieux et douloureux sur la zone affectée. Atalant n'était plus. Elle le cherchait du regard, un tiraillement venant la prendre bien avant qu'elle ne puisse se lever. Une grimace s'efface, mais la Peur forgea un nouveau visage. Sa main vint au sol humidifié d'un sombre liquide, l'odeur ne lui venant pas en mémoire mais la couleur lui semblait familière. La Peur prit possession de l'Ignorante, la noyant dans cette Décadence. Cette dernière lui rangea l'esprit - les tourments lui murmurant sans cesse...

Les dents se serrèrent. Les yeux se fermèrent avec force, les sourcils froncés.
Les Cieux rirent - les partenaires féminins de Père me dévisagèrent, ayant pitié d'une mortelle qu'elle vinrent à pleurer de rire face à cette scène.
D'un mouvement de bras vif, Mizore écartait les feuillages, le ciel pleurant sur elle, les larmes lourdes. La jeune fille porta sa main vers les Cieux, demandant ce pourquoi elle allait mourir. Les murmures furent sans réponse, la pluie s'intensifiait à ses yeux.
Elle savait. Depuis l'épisode avec les deux hommes de la Foret que ce liquide morbide était ce fluide si étrange mais vital à l'Homme. Elle percevait la provenance, essayant d'appuyer la main contre cette plaie qui l'étonnait.
Elle ne comprenait pas : d'où pouvait provenir cette plaie qui était pourtant déjà là, présente à sa naissance.
Les creux au niveau de doigts laissèrent échapper un fil rouge, léger. Ne pouvant rester indéfiniment ainsi, elle poussa un cri. Elle défia le Destin, la Peur devenant cette rage de vivre depuis ses lèvres. Les oiseaux s'élevaient depuis les arbres, migrant loin de la tourmentée, leurs chants résonnant faux.


"La blanche neige pour enterrer la noirceur..." répétèrent-elles de leurs rires saccadés.


Mizore écarquillait les yeux, l'humidité luisant contre son corps maudit. Elle abandonnait ses forces, sa main retombant contre elle. Elle pleurait, essayant de laver sa main contre la terre, en vain. Elle l'enfouissait finalement afin de ne plus la voir.


Mère se vengera...




Une soif avait animée Atalant cette nuit-ci. Il savait qu'elle était capricieuse, désireuse d'être satisfaite rapidement. Mais où ? Avec prudence, le jeune homme s'était aventuré dans la Foret, laissant là Mizore qui dormait. Parfois, il avait cette impression d'être à découvert, des paroles de Mizore venant à son ouïe déployé. Cependant, les paroles ne correspondaient pas.
Ces journées l'avait surement tourmentées. Le Repos est guide - disait-il pour se persuader.
Le ciel s'éclaircit légèrement. Atalant cherchait toujours une source d'eau, écoutant les murmures de la Foret.
Les murmures... Mizore lui en avait parlé. Elle lui avait plutôt conté ses péripéties, ses débuts. Il avait eut ce don pour la contredire dans certains de ces dires qui lui semblait illogique. Mais une chose lui échappa. La Foi de cette fille. La folie, la maladie, oui peut-être. Mais une force émanait d'elle quant à la manière elle devait la survie. Les murmures l'avait sauvé. Atalant ne pouvait trouver cela rationnel - et pour cause- mais il acceptait l'idée. Il finissait par croire avec sincérité ce qu'elle contait, même si sa subjectivité faisait qu'elle en faisait de trop à certains passages.
Pendant des heures il écoutait, marchant silencieusement. Mais rien. Il se demandait même si à un moment il ne tournait pas en rond, voyant plusieurs branches cassées sans propreté. Fatigué d'une telle exploration, il décida de rentrer auprès de Mizore. Ce début de journée fut silencieux - aucun cri, bruits - c'était étrange, inquiétant. La pluie se mit à tomber, effaçant doucement ses pas, masquant son odeur - toutes les odeurs. Il pensait que ce ciel pourrait plaire à Mizore, lui faisait penser à ses cheveux, cette pensée évacuant son inquiétude. Avec fierté, il constatait que ses repères avait réduit son temps de voyage, apercevant les mèches grises de la jeune femme hors du trou. Elles étaient sombres, l'humidité en coulant depuis les pointes. Le trou s'effondrait légèrement sur lui. Des sanglots vint à ses oreilles.
Ils provenait de la jeune fille.
Avec prudence, il s'approcha, avant de faire face à elle.




La tête baissée, Mizore ne remarquait que son ombre.
Cette ombre... Elle l'avait déjà perçu auparavant. Une main vint vers elle, elle la prit sans hésiter. Atalant fut soulagé, la tenant contre lui afin de la soulager de ces pleurs encore inexpliqués. Un comportement enfantin émanait de ces actes : Mizore serra Atalant avec force, pleurant contre lui avant de se calmer doucement. Un esprit familier, fraternel lui guida dans ses caresses à son dos. Il vit la main boueuse de la jeune femme sans se douter du présage. La trouvant sale, il se mit à la porter loin de la cavité qui revint à son état naturel. Il courut, ne sachant pourquoi -peut-être était-ce la détresse d'une Mizore silencieuse mais souffrante qui le fit réagir avant tant de rapidité. Quoi qu'il en était, le Lac se trouvait face à eux, suite à cette course effrénée. Mais ils ne pouvait l'atteindre - une scène le figeant au sol. Mizore leva ses yeux vers ce sur quoi Atalant avait perdu toute conscience vers l'extérieur.
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Messages : 208

Jeu 11 Aoû 2016 - 13:43

Alors que celui que l'on appelait Konol était parti avec rapidité vers le lac, essayant d'attirer les créatures noires avec lui pour la protéger, Feola, elle, paraissait perdue.
Elle restait là, le dos plaqué contre le tronc d'un arbre, essoufflée. Être séparée de son ami lui pesait sur les épaules, elles n'arrivait à se résoudre de partir dans une autre direction comme il lui avait conseillé.

Dès qu'elle fut à nouveau prête à courir, elle se dirigea immédiatement vers le lac.

- Konol. appelait-elle. Konol, ne me laisse pas ! Reviens ! suppliait-elle.

Peu de temps auparavant, cette femme avait vu un camarade mourir sous ses yeux, elle ne voulait pas la mort d'un autre. Elle ne voulait pas se retrouver seule, dans cette forêt sombre, sous cette pluie sinistre. Que ça soit pour vivre ou pour mourir, elle voulait retrouver son ami.

- Konol ! criait-elle.

Un bruissement, dans son dos. Elle sursauta, fit volte face. Rien.

Et lorsqu'elle ramena son regard devant elle, il y avait un monstre noir, juste là, entre deux troncs. Le regard sur le visage blanc la fixait avec avidité. Feola hurla.

Du plus rapidement qu'elle put, elle s'enfuit à toutes jambes, tentant de distancer un être qui irait - de toute façon - bien plus vite qu'elle. Le vent soufflait dans ses oreilles, la pluie tapait, indifférente, autour d'elle. Ses yeux gris clairs étaient teintés de désespoir, et ses cheveux blancs volaient derrière elle, lui donnant une allure fantomatique, comme si la pauvre femme était déjà morte.

Bientôt elle fit face à deux êtres, une femme et un homme. Sans avoir le temps d'observer Mizore et Atalant, la dénommée Feola, pleurant, paniquée, les supplia de l'aider.

Juste derrière elle, une ombre avançait. Annonciatrice d'une fin malheureuse.

Couleur Feola:
 
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