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Une décision importante [Commun][Jour 17 début de matinée][Privé groupe Terre Rouge]
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Telod
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Messages : 135

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
Jeu 25 Aoû 2016 - 10:10

L'aube avait laissé sa place au jour.

Serpe et Okha étaient partis depuis un petit moment déjà.

J'amassais du bois, autour de la clairière, pour en mettre sur notre réserve, à côté du feu. Ne sachant pour combien de temps la neige allait tomber, je préférais prendre des précautions.

Chacun se leva pour découvrir le blanc. On s'étonna, mais rien de plus qu'un œil ouvert ou qu'un sourire discret, alourdis d'une tristesse sourde.
L'heure n'était pas encore à la réjouissance. Personne n'avait envie de rire, de faire du bruit. Je n'allais pas m'en plaindre.

Galline vint me trouver pour m'annoncer qu'elle se sentait mieux. J'hochai la tête.

Nous n'avions plus de pommes à manger, plus rien du tout. Un peu de lait de chèvre, mais rien qui puisse constituer un repas. Aussi, sans discuter, sans poser de question, chacun commença à s'affairer à ses activités matinales, sans que le repas habituel ne soit pris. Tournant le regard à droite je vis Jey, abattu, aller vers les constructions pour les consolider, à gauche, je vis Sevin tenter de tailler des petits cailloux, comme toujours. Partout, chacun remuait le vent, justifiant leur activité par la routine. Je voulais parler.

- Rassemblons-nous autour du feu. J'ai quelque chose à dire. Demandai-je, fort, pour que tout le monde entende.

Les esprits encore embrumés par la nuit semblèrent avoir du mal à comprendre. Mais ils décidèrent tout de même de finir par consentir à se regrouper autour des flammes.
Certains approchaient leur main de la source de chaleur, réalisant à quel point ils avaient froid, d'autres me fixaient avec intérêt.

- Où sont Serpe et Okha ? demanda Sevin, alors qu'il arrivait à son tour.

- Ils ont pris la décision de s'en aller, ce matin, alors que vous n'étiez pas réveillé.

- De quoi ? Mais qu'est-ce qui leur est passé par la tête à ces cons ? siffla Galline avec agressivité.

Je tournai mon regard vers elle, déjà lassé, elle n'en ajouta pas.

- Ce n'était un secret pour personne. Ils sont venus pour demander de l'aide parce qu'ils étaient blessés, maintenant ils ne le sont plus. Là n'est pas le sujet. Écoutez-moi maintenant, je vous prie.

Les membres du groupes semblent tout de même secoués par cette nouvelle. Peut-être que certains ne s'y attendaient pas. Ils considéraient Serpe et Okha comme des camarades, et je les rejoignais sur cette considération. Cependant je n'étais pas d'humeur, l’apitoiement avait assez duré, les lamentations me donnaient la migraine. Lorsque chacun paraissait faire des efforts pour être attentif, je commençai à parler :

- Il y a de cela deux jours, un combat s'est présenté à nous. Nous savions qu'une telle chose pourrait arriver, chaque jour sur cette terre, nous savions qu'elle nous pendait au nez, qu'elle nous menaçait, et pourtant nous n'y étions pas préparé. Rien de ce que nous avions accompli, avant cette tragédie, ne nous donnait d'outils en main pour l'affronter, si ce n'est ces bouts de bois. dis-je en désignant mes lances.

Je les fixais, chacun leur tour, passant par chaque visage.

- Une seule question se pose : Si nous continuons avec la même routine, serons nous préparé au prochain affrontement ?

Puis je répondais à ma propre question :

- Non. Si nous continuons sur cette lancée, nous aurons encore des morts la prochaine fois. Cela n'est pas pessimiste, ni défaitiste, vous le savez.

Jey me regarda avec colère, souffla, puis baissa les yeux, comme s'il reconnaissait que je pouvais avoir raison. Ce constat attristait encore davantage les regards.

- De mon expérience, ici-bas, la faim, la soif, le froid, le chaud, sont des priorités moindres. Pourquoi dire cela ? Car trois de mes camarades sont morts, et qu'ils sont tous décédés suite à un affrontement. Des neuf tombes que vous voyez là, il y en a huit dont j'ai la certitude qu'elles sont creusées à cause d'un combat, et non de la nourriture ou de la maladie. Celui qui est dans la neuvième, j'ignore simplement de quoi il est mort.

On se taisait, on m'écoutait. Konol semblait tomber d'accord avec moi sur mes dires, c'était le seul qui hochait la tête.

- Moi je m'en fous de mourir. Ça n'a pas vraiment d'importance à mes yeux. En revanche, vous, je ne veux pas que vous mourriez.

Mes yeux lançaient ma haine, dirigée contre tout le monde et personne. Je prononçais avec conviction et colère :

- J'en ai marre d'enterrer mes proches. J'en ai marre de ça. Vraiment.

Puis je laissais un blanc, avalant ma salive.

- Moi aussi. confia Jey avec fermeté.

- De même. dit Konol.

Et les autres semblaient également du même avis, mais restaient silencieux et graves.

- Bien. dis-je. Dans ce cas, faisons en sorte que cela arrive le moins possible. Dans ce cas il faut nous préparer aux combats, il faut nous renforcer, pour pouvoir protéger les vies que l'on aime. Plus le monde nous menace, plus il faut être forts.

Ma voix devient plus forte, j'ordonne, avec sévérité :

- A partir de ce jour, je veux que, chaque matin après le lever et chaque soir avant le dîner, tous les membres de ce campement s'entraînent au maniement des armes. Au maniement de la lance, en s'affrontant entre nous sans utiliser la pointe, et au tir à l'arc, afin de savoir comment les utiliser, de nous habituer à être dans des conditions d'affrontement, mais surtout de nous donner confiance en nos capacités pour permettre de ne pas être tétanisé face à un ennemi.

Je posais mes yeux sur chacun, notamment sur Althéa. Et, alors que les premières réactions allaient se faire entendre, je les coupai immédiatement :

- De plus. repris-je. Je veux que nous nous armions davantage, surtout au niveau des arcs. Je veux que chaque membre de ce groupe dispose d'un arc, et pour cela il faudra travailler à faire des cordes.

Mon ton s'amplifia encore un peu, alors que je souhaitais conclure :

- Enfin, je veux que nous puissions profiter de cet avantage que nous avons, d'avoir des armes de tir. Pour cela, j'aimerai que, tous ensemble, petit-à-petit, nous travaillions à construire un mur. Remplaçons les activités de construction des abris et leur renforcement, laissons de côté ce petit confort et les autres, pour construire une enceinte capable de protéger nos biens et nos vies. Un mur sur lequel nous pourrions monter, qui pourrait nous permettre de voir venir une attaque et d'être en position de force avec nos arcs.

- C'est totalement irréaliste ! s'exclama Sevin.

- Ça ne l'est pas, avec du temps. Je ne demande pas de faire ça en deux jours, c'est un projet sur le long terme, parce qu'il faut nous projeter sur le long terme.

- Mais comment veux-tu que... reprenait l'Échoué.

- Jey et Konol. le coupai-je. Je veux que vous travaillez à amasser du bois et des pierres pour commencer la construction du mur, je vous en confie la tâche, vous ne ferez que ça toute la journée. Sevin, abandonne tous tes projets en cours et concentre toi sur la construction de haches et d'autres outils ambitieux dont nous aurons besoin, pour nous permettre d'évoluer. Galline je veux que tu t'occupes des cordes à arc, peu importe que tu n'en aies pas le niveau pour l'instant, inspire toi de ce que tu as appris auprès de Fadone et entraîne toi. Moi, je m'occuperai des flèches et des manches d'arcs. Enfin, Atalant et Althéa, je vous confie la gestion de la nourriture.

Suite à mes propos, chacun semblait à la fois abasourdi et étonné, mais les directives étaient suffisamment claires pour que l'on ne me remette pas spécialement en cause.
Mon discours se termina sur cette phrase :

- Je sais que nous doutons de nos forces, mais justement, par conséquent, nous devons nous améliorer pour nous permettre d'être plus forts, c'est avec des projets que l'on avance.

Je laissais alors ceux qui souhaitaient réagir le faire.

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Telod
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
Mer 31 Aoû 2016 - 11:42

Les hommes se regardaient mutuellement. Certains semblaient convaincus par mon discours, mais il restait des sceptiques. Parmi ces derniers, Sevin, qui était intervenu plusieurs fois pendant que je parlais, qui souhaitais visiblement donner son opinion. Il prit donc la parole suite à ma déclaration :

- Je pense que tu as raison au sujet de l'armement et des entraînements. Mais pour le mur je trouve ça beaucoup trop dur à faire, nous risquons de perdre du temps et de l'énergie dans un projet irréalisable. Je sais que tu penses que nous avons besoin de protection, Telod, mais que penses-tu de miser simplement sur la discrétion ? Nous ne sommes pas si nombreux que ça, nous pouvons nous montrer discret et éviter ainsi simplement les combats plutôt que d'ériger un mur qui attirera l’œil.

J'hochai la tête, entendant ses arguments. Je répondis en quelques mots :

- J'essaye de voir sur le long terme. J'ai tendance à croire que notre groupe va devenir de plus en plus peuplé, mais également que les dangers seront de plus en plus grands. Se cacher est efficace, pendant un temps, mais ça ne peut pas constituer un projet à long terme.

Ce fut alors Atalant, qui semblait lui aussi sceptique, qui demanda :

- Pourquoi ne pas simplement déplacer le campement, le faire à un endroit plus sécurisé, par exemple à l'intérieur d'une grotte ? Il serait aisé de fortifier simplement l'entrée d'une grotte.

Et Jey prit la peine de répondre, sans attendre que je ne le fasse.

- Ici nous avons le pommier. C'est important. Et puis l'idée de Telod qui est bonne aussi c'est que prendre de la hauteur nous permettrait d'être plus forts avec nos arcs. J'ai une proposition à faire, d'ailleurs.

Chacun tourna le visage vers celui qui parlait. J'haussai un sourcil, me demandant ce qu'il allait dire.

- Avant de construire le mur, je propose de commencer par aménager certains arbres qui pourront servir de tour d'observation, ainsi que de tour pour tirer des flèches. Ces arbres serviront par la suite de coins à la muraille, ainsi que de moyen pour grimper sur le chemin de ronde. Il me semble plus simple de commencer par là pour perfectionner nos compétences de construction.

Les gens approuvaient, moi aussi. Cela semblait être une bonne initiative.

Suite à cette déclaration, chacun semblait être d'accord. On se leva, et, sans s'éloigner beaucoup du feu puisqu'il faisait très froid à cause de la neige, nous prirent tous nos armes afin de nous entraîner comme je l'avais proposé.
Je fus heureux, d'ailleurs, de ne pas avoir à leur rappeler qu'il fallait le faire dès ce matin, et que chacun l'ait réalisé sans avoir eu besoin de dire mot.

Pour ma part j'avais pris ma lance, je l'avais retourné afin de frapper avec le bout qui n'était pas pointu, et face à moi se tenait Konol qui avait voulu être mon adversaire. On avait confié une autre lance à ce dernier.

Je n'avais pas vraiment envie de le frapper, étant donné son état. Il était couvert de bleus et semblait avoir mal à chaque mouvement depuis le combat, deux jours auparavant. Ce fut donc lui qui m'attaqua en premier. D'un geste brusque je détournai son attaque, la parant avec mon arme, alors il me fit la remarque :

- Je pense que tu devrais t'entraîner à esquiver, plutôt qu'à parer.

Je réfléchis une fraction d'instant. Dans ma tête, je revis les créatures noires qui avaient tué Fadone, je les imaginais en train de donner leur coup colossal, et je hochai la tête.
Je dis tout haut à tout le monde la réflexion que nous venions d'avoir :

- Lorsque vous vous défendez, essayer d'apprendre à esquiver, plutôt qu'à stopper l'attaque.

Puis j'ajoutai :

- D'ailleurs si, en vous battant, vous avez des idées de conseils à donner, n'hésitez pas à les dire. Et n'oubliez pas qu'on cherche à s’entraîner contre les monstres.

Nous continuions à nous entraîner pendant un long moment, Konol était un adversaire redoutable, je n'aurais pas du le sous-estimer. Il ne me laissa aucun répit, et je fus heureux qu'il agisse de la sorte.

Pour nous améliorer, il fallait nous donner à fond.

Regardant autour de moi, je vis que les autres membres du groupe aussi semblaient redoubler de vigueur et de fougue. Alors que ce matin, chacun semblait abattu, ici nous retrouvions une bouffée d'air frais. Nous avions un objectif, nous avions un chemin à suivre, et il me semblait que cela faisait du bien à notre groupe.
Je fus heureux, alors, d'avoir pris cette décision difficile, et que chacun semblait l'accepter.

RP CLOS
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