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Présentation du personnage: Kyofu
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Kyofu
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Messages : 4

Jour d'éveil : jour 13
Race : échoué
Métier : chasseur
Groupe : Errant
Ven 9 Sep 2016 - 15:33


Prénom : Kyofu

Nom/surnom : Kyo, abréviation de son prénom en raison de la plupart des difficultés de prononciation liées à celui-ci. Les personnes qui le côtoient le surnomment ainsi, il n’a pas choisit ce surnom.

Éveil : jour 13

Sexe : masculin

Race : échoué

Métier : chasseur novice

Groupe : Errant, il reste cependant constamment au coté de Kibo, l’autre échoué avec qui il s’est éveillé et en qui il perçoit avoir un « lien ». NB: Kibo est le seul être de ce monde que Kyofu peux « tolérer ».

Croyance : Kyofu n’a que très peu d’espoir en ce monde. Il n’y perçoit qu’un monde silencieux, vide de vie dans lequel la plupart des êtres errent sans but. Il est cependant persuadé qu’un lien très important l’uni à Kibo, c’est pourquoi il se doit de le protéger et de rester à ces coter bien qu’il n’aime pas la compagnie d’autres personnes. Il a également un but dans ce monde: comprendre son fonctionnement, percer ses secrets et exploiter son potentiel.

Magie : Confusion/Illusion. Kyofu, possède un pouvoir assez particulier et instable. Il lui permet de créer une illusion des plus effrayantes: sa cible verra le monde changer autour d'elle, tout d'abord, elle se croira en pleine nuit, une nuit sans lune avec des hurlements déchirants lui bourrant le crâne, elle verra également son corps se décomposer rapidement, la chair tombant à ses pieds laissant entrevoir ses os. Enfin, elle verra des mains sortir de terre essayant de lui attraper les pieds pour l'emmener sous terre avec elles et ce, où qu'elle aille. Cependant, sa magie est extrêmement puissante et, bien que très, même parfois trop efficace sur ses ennemis, elle peut parfois se retourner contre lui ... Il a énormément de mal à contrôler son pouvoir.

Capacités physiques : Kyofu possède une grande forme physique, il est vif, rapide et fort ce qui fait de lui un chasseur hors-pair. Il est particulièrement résistant à la douleur bien qu’il n’en soit pas insensible. Cependant, son endurance peut vite être mise à l'épreuve.

Talents divers : Bien que totalement anti-social, Kyofu n’a aucun mal à comprendre les autres. D’une intelligence rare, il se souvient des moindres détails et peux ainsi tirer profit de n’importe quelle situation. Il n'agit jamais sans réfléchir et n'est pas du genre à se précipiter. Malgré sa grande intelligence, il n'est pas d'une grande ingéniosité.

Équipement : Slip en peau de sanglier. Il possède également deux petites défenses dont il se sert comme couteau.

Apparence physique et charisme : Kyofu est plutôt grand, environ 1m90, il est maigre, large d’épaule et possède une musculature saillante sous son apparence mince. Son visage est fermé et sa mâchoire carré lui accentue cet air menaçant qu’il possède. Ses yeux sont d’un bleu abyssal et ses cheveux d'un noir intense, toute ses dents sont pointues et aiguisée comme des lames de couteau. Son regard est si pressant, qu'on éprouve de la peur par le simple fait de le dévisager.

Caractère et personnalité :  Kyofu fait preuve d’un calme patient, presque oppressant, il est très anti-social et minimise le contact avec les autres (excepté Kibo bien entendu). Il n’a aucun mal à s’imposer et sait insuffler la peur par un simple regard. Il possède une vision très détachée du monde et des autres et le peu de personnes ayant pût lui parler diront de lui qu’il est extrêmement déstabilisant par ses discours si détaché et si pessimiste mais qui raisonnent avec tant de clairvoyance et de bon sens. Dans l’ensemble Kyofu n’a pas de mauvaises intentions, en réalité il n’a pas non plus de bonnes intentions car pour lui, différencier le bien du mal est une tâche impossible. Il est dépourvu de tout sentiments tel que le chagrin, la pitié, la tristesse… Les moments de bonheur sont rare et si faible qu’on se demande même s’il en a déjà éprouver. La colère est également très peu présente; la peur est un sentiment particulier chez Kyofu. Il est incapable d’en éprouver mais sait comment l’utiliser, la faire naitre dans l’esprit d’autrui, il en est le maitre. Certains s’adonnent même à dire que la peur elle même tremblerait devant Kyofu. Il déteste qu’on l’appelle Kyo, il n’aime tout simplement pas son prénom mais c’est ainsi que les autres fonctionnent, ils s’appellent par leur prénom, c’est la seule chose qu’il savais lorsqu’il s’est éveillé, et … Kyofu n’oublie rien, Kyofu n’oublie jamais …


Histoire :

Eveil


Jour 13, le matin

Le noir m'entourait, le silence s'imposait, rien ne semblais pouvoir perturber ce calme si paisible. Soudain un bruit d'éclaboussures tout prêt de moi, un bruit d'inspiration pressée, quelqu'un respirait, quelqu'un vivait prêt de moi. J'ouvris les yeux, ma vue se porta tout d'abord sur le ciel. La lune commençais à se retirer laissant place au soleil qui se réveillait; l'obscurité laissant place à la lumière. Je tournais la tête et vis un homme, non, un jeune homme, les cheveux blonds mouillé, plaqué contre le visage, affolé, il jetait des regards paniqué autour de lui. Je ne me souvenais pas l'avoir vu avant ... À vrai dire je ne me souvenais d'absolument rien, c'est comme si .... Comme si mon existence débutait ici.
 "EH ! "
Il venait de tourner la tête dans ma direction en me faisant de grands mouvements de bras. je me retournais et commençais à nager dans la direction opposée.
 "Attend ! "
Je m’arrêtais. De toute façon, je n’avais nul part où aller.
 "Moi c’est Kibo,  enfin je crois … On est où ?"
 "Comme si j’en savais quelque-chose, abrutit."
Il me dévisagea d’un air qui m’agaça.
 "Et toi ?"
 "Quoi « et toi? » ? " 
 "Bah ton nom…"
Exaspéré, je lâchais un: "Kyofu " plein de mépris.
Ce n'est qu'à ce moment précis que je me rendis compte de ce qui nous entourais, Kibo et moi, nous étions au beau milieu de l'eau, une eau froide, glaciale à vrai dire ... Sous mes pieds, les profondeurs obscures du lac étaient impénétrable ...
"Kyofu... On va où ? "
"Aucune idée"
Je regardais autour de moi ... Aucune idée ? A l'est, on apercevais la rive, elle semblais loin, presque inatteignable.
"J'ai froid"
Moi aussi j'avais froid, mes doigts commençais à s'engourdir, il fallait bouger.
"Ferme la, parler ne te réchauffera pas"
Je regardais une dernière fois sous mes pieds, fixant cette obscurité qui semblais m'attirer, j'étais vraiment curieux de découvrir ce qu'il y avais là dessous ...
La voix de Kibo me fit sortir de ma réflexion:
"Bon aller il faut qu'on bouge"
Et, pour appuyer ses paroles, Kibo se mit à nager vers la rive.
Je m'empressais de le suivre. "On" ?! Il avais dis "on" ? Il se souciait donc de moi ...
"Si on arrive pas à temps on va crever de froid, je sent déjà mes bras s'engourdir"  
"On arrivera à temps"
Comment pouvait-il être si sûr de lui ? Ne voyait-il donc pas que le froid aurait bientôt raison de lui ?
J'accélérais le mouvement de mes bras et de mes jambes gagnant ainsi de la vitesse. Après de longues et interminables minutes, le bord ne fut bientôt qu'à quelques battements de bras.
Malgré son épuisement Kibo articula quelques mots:
"aller courage, on est bient... GLOUUUP"
Je continuais d'avancer ne prêtant guère attention au sons étranges que vociférait Kibo.
KOF GLOUP
Je jetais un regard en arrière. Kibo se débattait, il était en train de se noyer, si prêt du bord ... Dans quelques secondes il serait mort, ce n'était pas mon problème.
Je m'apprêtais à continuer mon chemin quand une pensée me traversa l'esprit
"Et Merde !"
Je fis demis tour, attrapais vivement Kibo, et, tout en nageant sur le dos, je le tirait petit à petit vers la rive tout en m'assurant que sa tête soit bien hors de l'eau. Je songeais: "quel abrutit, lui qui était si sûr d'y arriver". J'arrivais péniblement sur la rive tout en ruminant mes idées noires.
Soudain quelque chose frôla mon dos. C'était dur ... La rive ! Enfin débarrasser de cet abrutit lourd comme une porc.
Je l'allongeais sur le bord, et dans une quinte de toux il articula "merci"
Je ne pris pas la peine de lui répondre, j'avais déjà assez fait pour lui. Cela me semblais si irréaliste ... Pourquoi l'avais-je aider ? Ça ne me ressemblais pas ...
Une légère brise se leva, et nous fit tout les deux frissonner.

Jour 13, l'après-midi

Le soleil commençais tout juste à décliner dans le ciel, cela faisait un petit moment que nous marchions, Kibo et moi.
Le sol était jonché de nombreuses pierres et cailloux de toute tailles si bien que, quelques fois, on s'écorchais les pieds arrachant à Kibo un petit cri de douleur. Mes pieds étaient ensanglanté, certaines des égratignures c'étaient transformé en petites plaies et du sang maculait la plante de mes pieds laissant quelques fois des traces derrière moi. Je ne m'en plaignais pas, la douleur était presque absente et malgré les nombreuses supplications de Kibo pour s'arrêter, nous continuions de marcher. En parlant de Kibo, il était exaspérant, sans cesse en train de parler, de faire une petite remarque, de se plaindre... Mais il essayait sans doute d'apporter un peu de vie durant notre marche et je ne pouvais lui en vouloir...
Je me demandais toujours ce qu'on faisait là, pourquoi étions-nous ici ? Ou allons nous ? Pourquoi suis-je avec Kibo et pourquoi ai-je l'impression de le connaitre alors que je ne sais rien de lui ?
Derrière moi, Kibo continuais son interminable monologue:
"... Et je pense que nous devrions tout de même retourner vers le nord pour..."
"On va vers le nord..."
"Ah oui..."
En effet, Apres une longue marche vers l'est nous nous étions aperçu que cela ne donnerai rien, des arbustes et quelques plantes épineuse, tel était constitué la flore de cette terre rocailleuse.
Soudain au loin, j'aperçus un changement de paysage, ça ressemblait à une forêt, mais rien de sûr, d'ici, on apercevais que quelques arbres. Elle semblait tout de même loin ... Combien ? 3, peut être 4 monologue-de-Kibo de temps de marche.
En parlant de lui, il semblait également avoir aperçu ce changement de paysage.
"C'est une forêt tu crois ..?"
Un mouvement attira mon attention. Je plissais les yeux, mettant les mains au dessus de ceux-ci pour mieux voir.
"Eh ! Kyo je te parle ! Je pense qu'on devrais aller là-bas, ici il n'y a rien d'autre que des cailloux."
Le gargouillement de mon ventre lui répondit.
Il tourna la tête. Au loin, une petite forme se déplaçait paisiblement. Aucun doute elle possédait quatre pattes et je voyais en cet animal notre prochain repas.
"Allons y."
Kibo m'emboita le pas, il semblait avoir retrouver un but et marchait avec détermination.
Tout en marchant, je me demandais comment nous allions capturer cet animal, il faudrait le tuer bien entendu mais la force des bras ne suffirais pas et encore faudrait-il le capturer car il est sans doute plus rapide que nous.
Je ne connaissais pas les capacités physiques de Kibo, je ne pouvais donc pas compter sur son aide. De toute manière, je n'aurais pas demander son aide, je préfère faire le travail seul.
Soudain je sentit un petit picotement sous mon pied. Je m'arrêtais suivit de Kibo qui me regardait curieusement.
"Quelque chose ne va pas ?"
Je m'assis, toujours sous le regard de Kibo et je regardais sous mon pied. Un cailloux était enfoncé dans la chair. J'en saisis l'extrémité et tirais doucement dessus. Le caillou se déroba sans mal et un filet pourpre s'échappa de la plaie. Kibo ne pût réprimer une grimace.
"On continue."
Tandis que nous continuions d'avancer, je repensais au caillou s'enfonçant dans la chair et cela fit germer une idée dans ma tête. Je ramassa un caillou pointu, l'examina, et satisfait de ma trouvaille, continua mon chemin.
"Pourquoi as-tu pris ce caillou ?"
Lui alors ! Toujours à poser des questions !
"Tu verras bien"
Moi même, je n'étais pas sûr du bien fondé de mon geste, mais ça valait le coup d'essayer.
Après une longue marche, on arriva enfin à l'orée de la forêt, c'était bien une forêt, peu dense à ses abords, elle semblait être plus touffue en son centre.
Mais un détail manquais. L'animal, où était-il ?
Un mouvement dans les broussailles attira mon attention. Presque machinalement, je levais les mains en direction de ce qui semblait être un sanglier. Soudain, le silence s'installa, un sentiment étrange s’imposa. L'ambiance était devenue pressante, presque ... Effrayante !
Seul le sanglier perçu cette peur indescriptible qui se profilait. Le danger il le sentait, il était là de plus en plus menaçant, de plus en plus oppressant. Il était là ... Juste ...
Dans son dos !
Il poussa un cri de terreur et se dirigea droit sur nous. Je levais de nouveau les mains en direction de lui et en me concentrant plus cette fois sur mon objectif.
Cette fois-ci le sanglier sentit le danger sur son coter gauche, il ne savait pas quel en était sa nature ni d'où il provenait mais il était bien là. Il devait le fuir, fuir à tout prix cette horreur. Il changeât de direction à toute vitesse.
GRUIIIIII GRUIIIIII
Il continuait de lancer des cris effroyables.
CRAAC
Le sanglier venait de s'écraser la tête contre l'arbre le plus proche. Il tomba, raide mort, sa tête faisant un angle improbable par rapport au reste de sa colonne vertébrale. Le choc fût si rude que l'on distinguait ses vertèbres dépasser de sa nuque.
Je souris de satisfaction. Je ne savais pas comment j'avais réussi à insuffler une telle peur dans l'esprit de l'animal mais j'avais réussi. Désormais, nous allions pouvoir repaître notre faim.
Kibo était toujours bouche bée, il avait assisté à la scène, perplexe.
Je m'approcha de l'animal et commença à entailler la peau soigneusement avec la pierre que j'avais ramassée auparavant. Le sang encore chaud gicla sur mon visage et je continuais mon travail les yeux pétillant de plaisir.
Lorsque la chair sanglante fût mise à nue, je plongea mes dents dans celle-ci laissant couler le sang dans ma gorge et arrachant de mes dents pointues la chair de l'animal que je m'empressa de mastiquer et d'avaler.
Je me tournais vers Kibo, le regardant avec un sourire laissant découvrir mes dents rouges, mes lèvres ou coulaient encore le sang du sanglier fraîchement tuer s’étirèrent.
"Tu viens ? Le repas est servi."

Jour 13, la nuit

Le dépeçage du sanglier avait été bénéfique en contradiction à sa viande qui était dur et ferme. Kibo se plaignait de ses maux de ventre, tandis que moi, j'ignorais la douleur.
Je portais désormais un bas de fortune qu'avais soigneusement fabriqué Kibo. J'admirais son ingéniosité et sa patience mais je ne comprenais pas sa pudeur.
"Cache moi ça Kyofu ! Enfile ça !"
M'avait-il dis avant de me donner le bas en peau de sanglier.
J'avais récupérer les défenses de l’animal afin de mieux découper sa peau, il fallait avouer que c'était bien plus commode que ma petite pierre récupérée plus tôt. Je les arborais désormais fièrement, enfilé dans mon bas, en trophée de ma première capture.
Le cadavre du sanglier n'était désormais plus qu'un amas d'os et de chair sanglante que nous avions laisser avant de reprendre notre chemin.
Nous marchions désormais en direction du lac. Le sang du sanglier n'avais pas suffit à étancher ma soif et il me fallait désormais de l'eau, de l'eau clair et pure. Lorsque nous arrivâmes aux abords du lac, la lune commençais déjà à décliner. Un jour nouveau se lèverait bientôt.
Lorsque l'eau ne fût plus qu'à quelques pas, Kibo se jeta dedans et but à grande gorgée. Je ne mis pas très longtemps à le rejoindre et étancha enfin ma soif.
"Prenons une pause" me supplia Kibo pour la énième fois.
"D'accord."
Il hésita me regardant comme s'il peinait à croire mes paroles. Et s'assit précipitamment en poussant un long soupir de contention.
Moi, je restais debout, les pieds dans l'eau à contempler mon reflet dans le lac…
Je me remis à penser au sanglier. Comment l'avais-je tuer ? Je repensais au sentiment que j'avais éprouver avant de lever les mains vers lui. C'est ça ! C'est comme si j'avais voulu qu'il le ressente au plus profond de lui même, ce sentiment je le connaissais bien, c'était de la ...
Peur !
Le mot résonna longtemps dans mon esprit et le sentiment s'intensifia en moi, je le ressentais, encore plus intense que dans la forêt. C'était comme si ce lieux où je m'étais réveillé intensifiais ce sentiment. Il fallait que je le fasse sortir, que je l’expulse de mon esprit, que je purifie mon corps de ce sentiment qui s’imprégnais peu à peu en moi.
Je serrais les poings jusqu'à en faire blanchir mes phalanges, serrant les dents si fort que je crû presque les entendre craquer.
Soudain,ce fût comme dans la forêt, l'ambiance changea, l'air devint lourd et un sentiment oppressant s'installa. Je me tournais vers Kibo qui me regardait avec des yeux horrifié. Mes bras étaient tendu vers lui, et je le fixais d’un regard sombre. Je ne contrôlais plus rien j’étais comme un pantin désarticulé, manipulé par ce pouvoir qui se déchainait sur lui. Je continuais d’observer la scène, impuissant. Kibo ne cessait d’hurler. Je ne savais pas ce que je faisais mais j’étais sûr d’une chose: je venais d’insinuer en lui une terreur sans nom.
Le regard de Kibo se changea soudain, il prit un ton grave et tout s’arrêta, ce fût comme s’il me voyait à nouveau:
"Ce n'est pas le moment, nous avons encore beaucoup à accomplir"
Il avait parlé avec tant de conviction, c’était presque … Surréaliste ! Les mots qu’il avait prononcé résonnèrent longtemps dans ma tête s’imprégnant peu à peu dans mon esprit.
Un sentiment de sérénité et de calme s'installa immédiatement en moi, c'était étrange, comme si ces sentiments étaient nouveau pour moi.
Je fermais les yeux, et tomba à genoux, épuisé, comme vidé de toute mon énergie.
Kibo se précipita pour m’aider, alors que je m’apprêtais à tomber face contre terre, il me rattrapa de justesse et m’allongea doucement dans le sable.
"Quoi que tu ai fait, ne le refais plus."
Il avait raison, je ne savais pas ce qui c’était passer ni pourquoi cela c’était produit mais j’étais sûr d’une chose, c’était trop dangereux. J’avais insinuer tant de terreur en Kibo que son esprit l’avait projeté au coeur de sa phobie. Je l’avais terrorisé et ce, d’un simple mouvement de main.
Je fermais les yeux et sentit que quelque chose avais disparu en moi, cela faisais un vide, comme si un gouffre s’était creuser en moi… Le sommeil me gagna peu à peu et avant de sombrer je sût ce qu’il manquait.
Je n’avais plus peur.

Jour 14

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel lorsque je me réveilla. Il faisait frai et une légère brise venant du lac se levais.
Rien d’anormal ne se passa durant cette journée, nous marchions désormais en direction de la plaine où nous espérions trouver un peu de nourriture. Le silence planait durant notre marche et malgré les nombreuses tentatives de Kibo à entamer une conversation, je restais fermé, encore trop préoccupé par ce qui s’était passer la veille. Seul les gargouillements de notre ventre venaient troubler le silence.

Jour 14, nuit

La nuit venais de tomber. Kibo avait trouver un peu de mousse gorgée d’eau qui nous permis de repaitre notre soif. Il avait également récolter un peu de brindilles et de mousse séchée qu’il avait disposer derrière un buisson afin de rendre notre nuit plus confortable.
La nuit fut calme et paisible…

Jour 15, matin

Je fus réveillé par la pluie qui fouettais mon visage. Il faisait chaud et cette sensation de pluie tiède sur mon corps n’était pas agréable. J’avais faim. Mon ventre ne cessait de gargouiller. Je reprit alors ma route en direction de la forêt, laissant derrière moi Kibo qui se réveillait avec peine.
"attend moi !"
Je ne me retournais pas et continuais mon chemin. Après tout, il n’avait cas courir, ça lui ferait un peu d’exercice.
Cela faisait deux nuits que je m’était réveillé et je n’avais obtenu aucune réponse: Pourquoi me suis-je réveillé aux coter de Kibo ? Qu’est-ce que ce pouvoir que je possède ? Pourquoi suis-je ici ?
Alors qu’un flot de questions continuaient à défiler dans mon esprit, mon regard fût attiré par un mouvement dans le ciel.
Je n’aurais sût décrire sa taille mais il portait un petit rongeur dans ses serres. J’attrapais vivement un caillou et le lança sur le volatile dans l’espoir qu’il laisse tomber sa proie. Le coup réussi ! L’oiseau prit peur, lâcha le rongeur à terre et  s’enfui. Je couru vers ma proie sous le regard intrigué de Kibo qui venait de me rejoindre.
Je ne prit pas la peine d’observer la petite bête et tendit mes mains vers elle pour l’attraper. Mais, au moment ou mes doigts aurait dût effleurer sa peau, l’animal disparu. Je regardais le sol, perplexe. Que c’était-il passer ? Un mirage ? La faim m’avait-elle fait halluciner ? Le gargouillis de mon ventre fit taire mon questionnement.
Kibo posa une main sur mon épaule.
"Continuons vers la foret, on trouvera peut-être quelque chose la bas."
Il avait raison, nous devions avant tout trouver de quoi nous nourrir. Les réponses attendront.

Jour 15, fin d’après-midi

Nous avions mit longtemps à rejoindre la forêt. Le temps m’avait parût interminable. Le soleil allait bientôt se coucher et nous n’avions toujours rien à nous mettre sous la dent.
Soudain Kibo me chuchota à l’oreille.
"Regarde Kyofu" me fit-il en pointant un petit oiseau du doigt. L’animal fit quelques tours dans le ciel et se posa sur un buisson épineux d’où il sortit des petites baies rouges.
"Ce sont des mûres !"
L’informations ne fit qu’un tour dans ma tête et en quelques seconde Kibo et moi nous retrouvâmes dans le buisson à dévorer les petits fruits. Les épines me griffaient les jambes et s’enfonçaient dans mes mollets mais la douleur était minime, nous pouvions enfin manger !
Des larmes de joie roulèrent sur les joues de Kibo.
"Putain ! Que c’est bon !" articula-t’il avec peine.
Oui c’était bon, mais malgré la satisfaction que j’éprouvais à dévorer moi aussi ces fruits, mon visage resta impassible.

Plus loin, dans la forêt une ombre observais Kibo et Kyofu en silence. Mais ils étaient trop préoccupé par leur trouvaille pour s’en soucier …

Jour 16,

Une nouvelle journée commençait sur ce monde dévasté. Les questions recommençaient à pleuvoir dans ma tête. Je finissais par me demander si nous étions les seuls à errer sans but dans ce monde … La réponse m’importais peu, mais, encore une fois, ma curiosité l’emportait sur le reste.
Je me levais péniblement, prêt de moi Kibo était déjà levé et semblait presser.
"Dépêche toi, on bouge"
"Si t’es si pressé part sans moi"
Il me regarda de haut avec un air où l’on aurait presque sentit de la pitié. Il se retourna en direction de la forêt d’un air sombre.
"Quelque-chose nous observe"
Devenait-il fou ? Je jetais un regard en direction de la forêt n’apercevant de nouveau que des arbres et quelques petits buissons.
"Allons voir"
Kibo me regarda d’un air interdit.
"Benh quoi ? On a que ça à faire de toute façon. Si t’as trop peur pour me suivre alors reste là"
Je m’avançais alors dans la forêt très vite rejoint par Kibo. Cette sangsue ne me lâchait pas d’une semelle décidément…
Le soleil était déjà haut dans le ciel, mais dans cette forêt, la lumière semblait comme aspirée, plus on s’enfonçait, plus le paysage devenait sombre et oppressant. Après un long moment de marche et pas un signe de vie à l’horizon, je décidais de faire demi-tour. La lumière devenais trop insuffisante et l’obscurité nous engloutissais peu à peu rendant la marche difficile. Soudain, je sentit une présence derrière moi. Ce ne pouvait pas être Kibo qui marchait à grandes foulées devant moi. Je me retournais vivement. L’ombre s’enfui. Sans faire de bruit. Pas un craquement de branche, pas un crissement de feuille, rien, comme si elle n’avait jamais été là.
Je crut tout d’abord à une hallucination mais l’opération se produisit plusieurs fois sans que je puisse à chaque fois, discerner les traits de la créature.
La suite de la marche fût longue et silencieuse …

Jour 16, nuit

Nous arrivâmes enfin à l’orée de la forêt. Le soleil venait de se coucher. Nous avions marcher toute la journée dans cette forêt ?! Le temps avais parût si court …
Alors que je commençais à m’éloigner vers la plaine, je sentit de nouveau la présence dans mon dos. Je me retournais doucement, sans faire de bruit. Et enfin je pût voir la créature. Kibo semblait l’avoir vu lui aussi et observait, sans un bruit, prêt de moi.
Elle se tenait sur quatre pattes qui semblaient se terminer par des griffes acérées. Elle était d'un noir profond et nous observait de son visage blanc.
Elle continua de nous regarder un moment et l’échange de regard sembla durer une éternité.
Kibo posa une main sur mon épaule.
"Viens, on s’en va"

Alors que nous marchions vers la plaine, laissant la créature derrière nous, je jetais un dernier regard par dessus mon épaule. Elle était toujours là, à nous observer dans l’ombre.
Un sourire se dessina sur mes lèvres. Je sentais que cette créature possédait une partie des réponses que je cherchais. Je continuais de marcher, les yeux pétillants de détermination.
Bientôt, ce monde n’aurait plus aucun secret pour moi.

En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Louis / Kyofu
Age : 16 ans
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ? Le plus possible, je ne garantit pas d’être actif tout les jours mais du moins, plusieurs fois par semaine. Bien évidemment il se peux que je soit contraint de rester inactif plusieurs jours mais j’en préviendrais la modération.

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ? J’ai entendu parler des forum RP par le biais de vidéos YouTube et c’est vrai que le concept semblais m’intéresser alors j’ai fais quelques recherche et je suis tomber sur ce forum dont le thème et l’ambiance me plaisait plutôt bien. Comme vous l’aurez compris, il s’agit de ma toute première expérience dans cet univers je vous demanderai donc d’être indulgent …

Avez-vous des remarques à propos du forum ?
Pas spécialement, plutôt propre et je félicite les administrateurs pour cet univers plutôt sombre mais accrocheur :D (bien entendu je ne veux pas rentrer dans le lèche-botte, il s'agissais de propos sincères ... x) ou pas ! :p)

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“La peur n'est qu'un facteur, le désespoir une étape, la mort une finalité.” Kyofu, premier songe, jour 13.
Telod
Administrateur
avatar
Messages : 172

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
En ligne
Ven 9 Sep 2016 - 20:33

Bonjour Kyofu et bienvenue sur Musaraignes !

Je trouve ça très intéressant que vous fassiez une telle équipe avec ton camarade Kibo, j'ai hâte de voir sa fiche, bien que je suppose qu'elle soit plutôt semblable - au niveau de l'histoire - à la tienne ! Haha !
La complémentarité des caractères de vos personnages donne une vraie fraîcheur à la lecture, et puis cette amitié qui s'amplifie face à l'oppression de la vallée fait tout à fait partie de ce que nous souhaitions voir sur Musaraignes !

Hélas, j'ai tout de même un certain nombres de reproches à faire à ton travail. Puisqu'il s'agit de ton premier forum RP j'ai conscience qu'il t'était difficile d'être parfait sur tous les points !
Aussi je vais t'expliquer les quelques détails qui me gênent pour que tu puisses les modifier tranquillement, et si tu as des questions sur certains points n'hésite surtout pas à me les poser.

Je vais commencer par les petites erreurs à propos du contexte :

1) Cela me fait mal de devoir te dire ça, puisque ça semble important dans l'histoire de vos personnages, mais ton personnage ne peut pas connaitre le nom de Kibo avant que celui-ci ne se soit présenté. De même pour Kibo qui appelle ton personnage par son nom. Vos personnages connaissent leur propre nom mais pas ceux des autres. Je ne peux t'expliquer pourquoi mais bien entendu cela fait partie du contexte profond / caché du forum.
L'erreur apparaît bien sûr à l'éveil de ton personnage, mais elle est également répétée au jour 15 (matin) : "Pourquoi connaissais-je son nom alors que je me rappelais à peine du miens ?".

2) Le sort de ton personnage - bien que cohérent - semble assez éloigné du concept de Silence. Je sais que cela est dommage parce que ton personnage est - lui-même - silencieux et que.. par conséquent, on se dirait que le silence pourrait plutôt bien coller. Mais un sort d'apaisement ne se déclenche que dans des situations extrêmes. Chasser un sanglier, se poser des questions, ne sont pas des situations extrêmes. De plus, même si la description du silence est floue, il semble clair qu'elle désigne la notion de "punir une faute commise", et une faute très grave. Ici, dans le sort que tu lances, il n'y a pas l'air d'y avoir de notion de fautes, d'actes impardonnables, contre lesquels ton personnage s'oppose.
Au contraire, je trouve que le sort que ton personnage lance est plutôt en lien avec la magie de la confusion, et qu'il faudrait sans doute le définir avec davantage de précisions dans la partie "magie" de ta fiche, mais que tu pourrais tout à fait remplacer tout cela par un sort (plutôt mal contrôlé) de confusion... N'hésite pas à venir m'en parler si tu as des doutes, si tu as envie de garder le Silence mais que tu ne sais pas comment modifier ton sort pour que cela soit cohérent, etc.

3) A la fin de ton histoire tu évoques la présence d'un brise-crâne (si j'en crois la description que tu fais du monstre). Le seul problème, c'est que le brise-crâne vous voit... Et, un brise-crâne - contrairement à un guetteur - ça va avoir tendance à attaquer directement, sans se poser de questions, et à traquer jusqu'à la mort. Du coup il aurait plutôt eu tendance à vous foncer dessus. (Peut-être que cela n'est pas assez clair dans la description des brise-crânes, je vais songer à le clarifier).
Vu le comportement que tu as décrit je suggère de le remplacer par un guetteur.

Voilà, c'était tout concernant les petits soucis en rapport avec le contexte. Maintenant il me reste deux remarques à te faire :

4) Je trouve que ton personnage est - tout de même - un peu trop fort. Dans la description que tu as faite de lui, il n'a pas vraiment l'air d'avoir de défauts, si ce n'est son attitude sociale. Il est à la fois très fort physiquement, rapide, endurant, et redoutablement intelligent ! Cela fait beaucoup d'un seul coup, surtout pour un échoué (qui ont plutôt la réputation d'être faibles physiquement, mais il existe des exceptions, tout va bien). Je propose d'essayer de préciser certains défauts, de réduire un tout petit peu ses talents pour essayer de te concentrer sur l'essentiel. (Par exemple dire qu'il est surtout rapide et endurant, mais pas d'une force exceptionnelle. Et puis qu'il a une mémoire hors du commun mais pas une inventivité très grande, ou quelque chose comme ça !)

5) Il y a de trop nombreuses fautes d'orthographe dans ta présentation, et puisqu'elle sert à introduire ton personnage - et que, par conséquent, ceux qui voudront connaitre qui est ton personnage devront s'y référer - il est important qu'elle soit soignée (pour que tu ne regrettes pas, par la suite, de ne pas t'être davantage appliqué !).
J'ai noté surtout des fautes de terminaisons de verbes (tu as tendance à mettre "ais" à la fin de tes verbes beaucoup trop souvent). Aussi, pour les corriger, je te suggère de faire un petit ctrl+F et de taper "ais" pour pouvoir voir s'illuminer tous les endroits où tu l'as écrit, et, éventuellement, corriger si tu juges qu'il y a une erreur.

Voilà ! Désolé de te demander de changer tout cela ! J'ai conscience que certains changements sont assez "graves" pour ton personnage et je comprends si cela t'embête, n'hésite pas à en discuter avec moi, que ça soit sur la chat box ou par MP, si tu as des nouvelles idées pour changer tout cela mais que tu ne sais pas si elles sont correctes.
Kyofu
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Messages : 4

Jour d'éveil : jour 13
Race : échoué
Métier : chasseur
Groupe : Errant
Lun 12 Sep 2016 - 21:35

Correction faite ! :D


“La peur n'est qu'un facteur, le désespoir une étape, la mort une finalité.” Kyofu, premier songe, jour 13.
Telod
Administrateur
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Messages : 172

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
En ligne
Ven 16 Sep 2016 - 22:27

Ok très bien, cela me convient à présent !

Il y a encore un certain nombre de fautes d'orthographe mais il y en a nettement moins qu'avant, ainsi j'accepte ta fiche telle qu'elle est maintenant puisque tu as fait un effort, et qu'il est certain que sur une production de cette taille on laisse toujours beaucoup de petites fautes derrière nous !

Par conséquent...

JE M'APPELLE TELOD, et je te VARADABLAGAZIDOBOULOU... se mit-il à hurler de manière continue. Soudain, ses propos insensés se transformèrent en une forme de chanson primitive, il frappait dans ses mains, tapait du pied sur le sol, tout en continuant à crier en rythme : BALABAGA HA ! SABALIBOUNOUBOU RA ! ZIGILIGO TOU ! TADARAVAMIPO TOU ! Le vent soufflait sur la plaine, et alors qu'un lapin craintif se demandait ce que Telod fabriquait, plus rien d'autre ne l'écoutait. Lorsqu'il le réalisa, il se tût. Puis il ajouta : Ou... Quelque chose comme ça.


Phrases de Kyofu :

- Dors dans le noir.

- Goutte d'obscurité. Silence pâle. Des musaraignes mortes.



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