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Corbeau noir et noyer blanc [Important ; J17 ; PV : Kibo et Kyofu]
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Hattie
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Messages : 9

Jour d'éveil : Jour 15
Race : Racine
Métier : Sculpteur (1)
Groupe : Errants
Fiche de présentation : Hattie
Journal : Journal de Hattie
Dim 1 Jan 2017 - 19:16

La nuit ne fut pas reposante pour Hattie. Les cauchemars l’avaient réveillée plusieurs fois, visions de monstres traînant leurs victimes sous terre, des rêves étrangement silencieux lui donnant peur de se rendormir. Le dernier avait été si réel, quelque chose lui enserrant la gorge et l’étouffant. Elle avait rouvert les yeux d’un coup, choquée, et n’avait pas voulu les refermer, contemplant les braises mourantes du feu. Mais la fatigue avait eu raison de ses peurs, et elle se leva le lendemain matin avec la sensation de ne pas s’être reposée du tout.

Anicée remarqua sa mine décomposée, mais ne fit pas de commentaires. Elle aussi avait eu une nuit agitée. Sans compter que la faim la tiraillait toujours, cela faisait plusieurs jours de plus qu’elle survivait dans la vallée. Depuis la disparition de Torked cela avait empiré, c’était lui le chasseur. Et même si elle l’avait aidé, elle n’avait pas son talent pour pister, traquer, piéger le gibier.
S’asseyant à côté de Hattie, à l’entrée de leur tanière, elle annonça doucement :
- Il faut qu’on décide de ce qu’on va faire.
Elle marqua une pause, mais la jeune femme ne réagit pas.
- Pour la nourriture, continua-t-elle alors. On ne pourra pas continuer à se nourrir éternellement de baies et de racines. C’est maintenant, tant que l’on a encore des forces, qu’il faut…
Hattie termina sa phrase, lugubre :
- … Se procurer de la viande.
- Oui. On n’a pas d’autre choix. Du moins… je n’en vois pas d’autre.
- Bien sûr, tu as raison. Je ne sais pas ce que l’on fait ici, ni même comment on y est arrivé, mais mieux vaut partir du principe qu’on va y rester un bout de temps. Et puis peut-être que l’on croisera quelqu’un qui saura ! Sait-on jamais,
fit-elle avec un sourire en demi-teinte.
Elle passa son bras autour des épaules de son amie et la serra brièvement, avant de se lever.
- Allons chasser ! Les proies de cette forêt giboyeuse n’ont qu’à bien se tenir ! Qui a déjà vu chasseresses plus émérites que nous ?
Anicée éclata de rire devant Hattie marquant la pause, le menton fièrement relevé, poings sur les hanches, avec son pagne cachant tout juste ce qu’il y avait à cacher. La brune, constatant le retour de sa bonne humeur n’en fut que plus heureuse, et elles allèrent prendre leurs lances et leur seul silex avant de se mettre en route.

Lorsqu’elles sortirent de leur bosquet le temps avait fraîchi, et le ciel était d’une blancheur éclatante. Le temps semblait suspendu, comme s’il attendait que quelque chose rompt cette pause. Elles marchaient silencieusement vers la forêt, toujours à l’affût, quand la rupture tant attendue se produisit. Doucement, voletant, de minces flocons de neige commencèrent à se déverser du ciel comme du coton. Les deux jeunes femmes sourirent comme des gamines devant ce spectacle tout de blanc, tendant les mains pour laisser se déposer quelques flocons. Elles déchantèrent bien vite en voyant la neige tomber de plus en plus drue, mais elle ne tenait pas encore au sol. Elles décidèrent de continuer tout de même car elles avaient déjà fait la moitié du chemin, et elles seraient plus à l’abri sous les arbres. Elles accélérèrent le pas, le froid commençant à se faire sentir, et finirent par courir, pressées par la peur de perdre leurs repères. Le monde était devenu entièrement blanc. Le ciel était uni, l’horizon avait disparu derrière un rideau de neige, et le sol était immaculé, humide et froid. Elle s’arrêtèrent un instant, essoufflées, quand Hattie tendit soudain le doigt droit devant :
- Regarde ! La forêt !
À une dizaine de mètres le premier arbre était enfin visible, grand, un peu en avance sur la lisière du bois. Le tronc gris clair, son écorce semblant partir en lambeau, il se dressait seul avec son feuillage recouvert de neige. Une forme noire s’agita à son pied, petite, perchée sur une grosse pierre. Le corbeau s’immobilisa un instant comme s’il savait qu’on l’observait puis revint à ses affaires. Tenant dans son bec une noix il essayait de la briser, tapant obstinément contre la pierre. Mais la brune et la blanche se rapprochèrent et il s’envola, abandonnant sa prise sans regret. Elle était vraiment trop dure.

Les deux femmes se réfugièrent dessous, tapant des pieds pour les réchauffer, et Anicée mis les siens où il ne fallait pas. En quelques secondes une corde se resserra autour de ses chevilles, lui mordant cruellement la chair, et la remonta brutalement, sa tête heurtant le tronc stoppant net le cri qu’elle avait poussé. Suspendue la tête en bas à deux mètres du sol, les bras ballants, la jeune femme paraissait inconsciente.
- Ani ! Cria sa compagne d’infortune, affolée, espérant entendre une réponse d’elle.
Elle insista, continuant de l’appeler par son prénom, lui secouant les mains, mais rien n’y fit. Elle finit par se taire, se rendant compte du boucan qu’elle faisait, effrayée. Elle s’attendait à voir surgir à tout moment la personne qui avait mis en place ce piège, si c’était bien un humain. La respiration saccadée comme si elle avait couru un cent mètres elle sortit son silex, cherchant comment elle pouvait atteindre cette corde et la couper.


Hattie
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Jour d'éveil : Jour 15
Race : Racine
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Groupe : Errants
Fiche de présentation : Hattie
Journal : Journal de Hattie
Dim 29 Jan 2017 - 14:31

D12
Le propriétaire du piège est :
1-2/ un jeune homme
3-4/ un homme mûr
5-6/ un vieil homme
7-8/ une jeune femme
9-10/ une femme mûre
11-12/ une vieille femme

D6
Le propriétaire :
1-2/ les prend sur le fait
3-4/ les épie sans se montrer
5-6/ est absent


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Maitre du jeu
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Messages : 205

Dim 29 Jan 2017 - 14:31

Le membre 'Hattie' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'd12' :

#1 Résultat : 6

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#2 'd6' :

#2 Résultat : 6
Hattie
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Fiche de présentation : Hattie
Journal : Journal de Hattie
Sam 25 Fév 2017 - 9:37

Fébrile, Hattie chercha des yeux comment fonctionnait le mécanisme du piège, s’il avait une manière simple de le désamorcer plutôt que de couper la corde. Anicée n’était pas en danger immédiat pour l’instant, bien qu’étant inconsciente, et la jeune femme observa le chemin que prenait la corde, essayant de comprendre comment le piège s’était déclenché. Partant des chevilles de son amie, elle passait ensuite par-dessus une branche qui la soutenait et redescendait au sol, où elle était attachée à une grosse souche, servant de contrepoids à Anicée. Une deuxième corde partait de cette souche et remontait jusqu’à la même branche, passait par-dessus et redescendait vers la base du tronc du noyer. Examinant de plus près celui-ci elle vit deux grosses chevilles de bois plantées l’une à côté de l’autre, à trente centimètres d’écart. Une solide traverse de bois était tombée au sol et la corde pendait, n’étant plus retenue. Au bout de celle-ci se retrouvait une autre cheville de bois, initialement plantée dans la terre.

Anicée s’était donc pris les pieds dans la corde tendue au sol, la libérant, et lâchant du même coup la souche suspendue en hauteur qui n’était plus retenue. Elle avait alors entraîné la seconde corde, dont le nœud coulant reposait au sol, à l’endroit où Anicée avait déclenché le piège. La souche tombant, le nœud coulant remonta, se resserrant autour des pieds de sa victime. Hattie contempla l’ensemble, appréciant l’ingéniosité du mécanisme, mais revint bien vite à sa première préoccupation : libérer son amie.

Elle tira péniblement sur la corde retenant Anicée, afin de lui donner du mou et pouvoir défaire les nœuds autour du contrepoids. Ses mains engourdies par le froid elle peina à tenir fermement la corde, et l’enroula autour de son bras, assise au sol. Une fois la corde maintenue elle entreprit de la dénouer d’une main. Elle tâtonnait tirant par-ci par-là, cherchant lequel défaire mais il y en avait partout. Complexes et bien serrés, ils commencèrent à désespérer Hattie qui devait retenir le poids d’Anicée avec son autre bras, brûlant de fatigue. La corde se mit alors à glisser sur son avant-bras, entamant sa peau, et l’angoisse de la jeune femme monta en accélérant. Elle chercha frénétiquement son silex et entailla les fibres avec des gestes rapides et désordonnés, lorsqu’enfin elles cédèrent.

Grimaçant elle fit doucement descendre sa compagne d’infortune, l’allongeant au sol. Avec un soupir de soulagement elle retira la corde de son bras, maudissant celui qui avait installé ce piège ; il n’était plus question de l’admirer. Elle s’accroupit pour examiner la tête d’Anicée, la manipulant délicatement, tant elle avait peur d’aggraver les choses. Elle ne constata qu’une bosse et prit la jeune femme dans ses bras pour la réchauffer, patientant jusqu’à ce qu’elle reprenne connaissance.


Hattie
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Jour d'éveil : Jour 15
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Fiche de présentation : Hattie
Journal : Journal de Hattie
Dim 26 Fév 2017 - 12:15

Les minutes s’écoulaient, interminables, la neige n’en finissant plus de tomber. Au moment où Hattie se résolut à déplacer la jeune femme inconsciente, celle-ci ouvrit les yeux, le regard perdu. Pendant quelques secondes elle ne sut plus où elle était ni ce qu’elle faisait là, le cerveau pédalant dans le vide. Mais la mémoire lui revint bien vite et elle interrogea son amie, s’asseyant avec précaution :
- Mais qu’est-ce qui s’est passé bordel ?! Et pourquoi j’ai mal au crâne ? Ajouta-t-elle, portant la main à sa bosse.
Elle regarda machinalement sa main pour vérifier l’absence de sang et se releva lentement, la mine désapprobatrice devant le sourire qu’affichait la brune.
- Tu te moques de moi ? Continua-t-elle, vexée.
- Non, pas du tout ! Excuse-moi, dit-elle, toujours tout sourire. Je suis simplement contente que tu n’aies rien. Enfin rien de grave, fit-elle après réflexion. Tu t’es fait prendre par un piège. Suspendue la tête en bas au bout d’une corde.
Et elle désigna ledit piège expliquant ce qui avait dû se passer d’après elle, et qu’elle avait dû se cogner à la souche lorsque celle-ci était tombée. Anicée l’écouta sans sourciller, puis jeta un coup d’œil à ses chevilles meurtries, le bras râpé de Hattie ainsi que les écorchures de ses jambes et soupira :
-Eh ben… En trois jours on ne s’est pas trop mal débrouillée pour récolter de futures cicatrices.
Hattie aquiesça, ajoutant :
- Si on nous demande, on s’est fait sauvagement attaquée par des monstres affamés.
-  Ouais, qu’on a repoussé et balancé d’une falaise.
- Une demi-douzaine au moins,
renchérit-elle.
Elles éclatèrent d’un rire nerveux, le stress ayant finalement raison d’elles. Leur situation précaire usait leurs nerfs, et rire comme si elles ne jouaient pas leurs vies à chaque instant leur permettait d’évacuer cette pression, toute cette tension qui menaçait d’éclater à la moindre difficulté.
Une fois calmées, elles reprirent leurs esprits et décidèrent de ramasser des noix, avant de rejoindre enfin la forêt et chasser.
- Mais comment veux-tu qu’on les transporte ? Objecta la blanche.
- Euh… Très juste. Aucune idée.
- Je te suggérerais bien d’enlever ton pagne pour en faire un sac, mais…
- Mais je te répondrais probablement que si je peux le faire, tu peux le faire aussi. Et qu’on aurait plus de noix à deux.
- Voilà, donc je ne l’ai pas proposé,
dit-elle, amusée. Fait froid.
- On pourrait les enterrer et repasser par là quand on retournera au bosquet. On avisera à ce moment-là. Qui sait, on aura peut-être une nouvelle fourrure.
- Ça me va !

Elles en ramassèrent un joli paquet, qu’elles cachèrent sous terre, égoïstement, comme un petit trésor. Elles en profitèrent pour en manger quelques-unes, sortant les coques de leurs bogues et les cassant avec une pierre. Enfin elles repartirent, mémorisant l’emplacement de leur cachette.

Dans la forêt dense, à l’ombre du feuillage touffu des arbres, la neige s’était faite rare mise à part dans les clairières. Marchant silencieusement au milieu des arbres, les deux jeunes femmes s’arrêtèrent finalement, incertaine de ce qu’il fallait faire. Hattie n’avait jamais chassé, et Anicée avait seulement donné un coup de main à Torked, sans véritablement apprendre. Elle le regrettait amèrement en cet instant, et exposa à son amie les quelques souvenirs qu’elle en avait. Il fallait réussir à débusquer une proie, ce qui n’était déjà pas une mince affaire, et ne pas en devenir une, en essayant de repérer tous les signes d’une présence animale. Les excréments, les empreintes et traces de passages, les restes de nourriture. Torked posait probablement des collets, mais Anicée ne savait pas les faire, elles devraient se débrouiller sans. Enfin, les animaux étaient pour la plupart actifs à l’aube et au crépuscule. Elles se regardèrent, légèrement découragées, et Hattie conclut :
- Bon… Commençons par trouver quelque chose de mangeable, on verra ensuite comment on fera, en fonction de ce que c’est : rongeur, oiseau, lapin…
Elles se mirent donc en quête de signes qu’elles étaient capables de déceler, de terriers, et autres traces prometteuses.


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