AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Ombre de la forêt, Sylve sous terre.
AuteurMessage
Sylve
Membre
avatar
Messages : 11

Jour d'éveil : Jour 17
Race : Racine
Métier : Chasseuse
Groupe : Errant
Fiche de présentation : Ø
Mer 1 Mar 2017 - 21:58


Prénom : Sylve
Nom/surnom : Aucun

Éveil : Jour 17
Sexe :Féminin

Race : Racine
Métier : Chasseuse
Groupe : Errant (pour l'instant)

Croyance :  « Les esprits existent bien que les hommes aient oubliés leur langage ». En fait Sylve croit entendre des esprits lui murmurer des choses, souvent pour l’avertir de dangers. Jusqu’à preuve du contraire, ce sont des hallucinations crées par son seul esprit.

Magie : Sylve a une tendance à la confusion.
Elle peut faire naître chez un individu le sentiment étrange et angoissant que son corps (ou une partie) ne lui appartient pas. L’individu touché par le sort ne sait plus très bien si son corps est à lui, il peut alors rester des heures à se questionner, se déconnecter de la réalité, être obsédé par cette question. À long terme, ce sort peut rendre fou n’importe qui. La personne va alors entrer dans une rage folle ou essayer désespérément de se prouver si son corps est le sien (en se coupant un membre pour ressentir une quelconque douleur par exemple).
La partie du corps touchée varie en fonction des individus (de la partie de leur corps qu’ils valorisent le plus, dont ils ont le plus besoin). Certains vont penser que seules leurs mains ne sont pas à eux, d’autres les yeux et pour d’autres encore, le corps entier sera l’objet du sort.
Après avoir lancé un sort, Sylve est épuisée pendant plusieurs heures (voire jours) et doit absolument manger.

Capacités physiques : Sylve est assez grande et robuste comme le suggère sa race mais ses muscles saillants la démarque des autres femmes. Elle a un esprit d’acier et ne se laisse jamais abattre, elle sait que sa survie dépend de sa grande capacité de concentration et d’analyse de la situation. Elle cède très rarement à la peur mais il lui arrive d’être submergée par ses angoisses (ou celles des esprits dans sa tête), surtout en cas de danger imminent. Elle est habile au combat, agile mais bizarrement pas très discrète pour une chasseuse. Cependant, il lui arrive de ressentir une douleur aiguë  à la cuisse qui l’oblige à se reposer un moment. Elle ne sait pas d’où lui vient cette douleur qui lui lacère la jambe.

Talents divers : Sylve a la capacité de déchiffrer le langage animal plus facilement que le reste des chasseurs. Elle est également dotée d’une vue plus efficace que la moyenne, notamment la nuit.

Équipement : Une peau de lapin comme pagne. Elle a une lance en bois de chêne dont elle a taillé les deux bouts en pointe.

Apparence physique et charisme :

Sylve est élancée mais plus musclée que la moyenne. Elle a un visage fin aux traits légers qui contrastent avec la froideur de son esprit. Ses cheveux longs sont d’un noir corbeau avec des reflets bleutés et ses yeux cernés varient du bleu au vert foncé selon la lumière.
Sa peau est pâle, grise, ce qui lui donne un air inquiétant ou malade et ses lèvres presque noires contrastent avec son visage. Elle a la musculature et le côté terre à terre des Racines mais se distingue de par son visage particulier et son respect pour la nature. Elle préfère grimper à l’arbre et y dormir à même les branches, loin des prédateurs, plutôt que de couper cet arbre pour en faire une maison sur la terre ferme. Ses bras forts lui permettent de porter de grosses charge mais sur de courtes distances - De toute façon elle ne voit pas l’intérêt de porter des choses quand elle peut gambader dans la forêt avec une simple lance -.
Elle sait se battre et chasser sans se servir de ses talents à outrance.
Sylve a un charisme froid qui lui donne une certaine autorité mais elle n’aime pas se faire remarquer.

Caractère et personnalité :

Sylve est froide, très froide. En fait c’est la froideur incarnée. Elle n’a pas souvent de remords et peut être sarcastique avec les imbéciles. Elle ne voit pas l’intérêt de l’hypocrisie, des mondanités et préfère dire ce qu’elle pense, quitte à devoir se battre - De toute manière, les autres auront sûrement trop peur d’elle pour oser l’attaquer, et si ces idiots le font, elle leur fera mordre la poussière -.
La plupart du temps, Sylve grogne. Elle grogne pour tout et rien, ce qui ne la rend pas particulièrement amicale ; Tout l’agace royalement et elle ne fait rien pour le cacher.
Malheureusement, Sylve n’est pas patiente du tout. Elle déteste attendre sans rien faire et n’est franchement pas discrète. En général elle fonce dans le tas sans trop se soucier du bruit qu’elle fait. Par on ne sait quel miracle elle chasse plutôt bien mais n’est pas la meilleure.
Parfois Sylve perd le contrôle d’elle-même. Surtout lorsqu’elle se bat, une personnalité sadique et assoiffée de sang (qu’elle appellera plus tard « L’esprit Damné » ou « La Damnée ») prend le dessus et ne disparaît pas tant que ses adversaires ne sont pas tous morts. Au début, Sylve craint cette manifestation mais elle arrive vite à rationaliser les choses en se disant que ça ne vient pas d’elle et que de toute façon, ceux qu’elle tue l’ont mérité. Elle utilise ce moment de folie comme une sorte de jugement mortel pour ceux qui doivent disparaître.

Malgré ce tableau peu avenant, Sylve apprécie la compagnie des autres - si ces dernier ne sont pas trop crétins -. Elle sait qu’elle a besoin d’eux pour survivre et eux d’elle. Ce dont elle a le plus peur, c’est de s’attacher à ses compagnons et de devoir en souffrir mais c’est aussi ce qui fait sa force : elle les protègera quoi qu’il arrive et à n’importe quel prix.

Sylve est un peu obsédée par la lune et le ciel nocturne en général. Les astres l’hypnotisent et lorsqu’elle est dans cet état, le reste du monde n’existe pas. Cette obsession interroge beaucoup les autres, mais Sylve ne veut pas en parler.


Histoire :

Eveil, jour 17.

Le froid.
C’était tout ce que j’étais en mesure de ressentir pour le moment. Un froid glacial et un néant sans fin. Celui dans lequel j’étais. Où étais-je d’ailleurs ?

« Voilà une question intéressante » me dis-je d’un ton sarcastique.

J’émis un grognement qui ressemblait vaguement à un rire. Mes membres étaient engourdis et ma gorge refusait d’émettre le moindre son. Le sang commença à battre dans mes tempes, une légère nausée me pris le ventre. L’angoisse. Cette saloperie d’angoisse de merde. Comme si j’avais besoin de ça à un moment pareil. Un temps passa avant que mon esprit ne reprenne le contrôle de mon corps et que je me mette à réfléchir, lentement, comme si ma pensée était embrumée.
Autre fait intéressant, ma mémoire semblait avoir déserté mon esprit. Etrange sensation que celle de l’oubli… je ne me rappelais de rien, absolument rien. Peu importait mes efforts, ma concentration pour retrouver un fil de souvenir, rien ne me revenais.

« Bon sang… Plus de place pour une réflexion qui ne mène nulle part, il est temps de se bouger ! » Me dis-je avec agacement.

J’ouvris donc les yeux. Les ténèbres m’entouraient et plisser les yeux comme une idiote n’y changerait rien. J’étais à moitié assise, à moitié allongée sur quelque chose de plutôt dur, mais pas inconfortable. L’odeur de la terre et de l’humus m’entourait et me rassurais. L’esprit un peu plus clair, je me rendis compte que des choses entouraient la partie gauche de mon corps. Des racines. Il fallait que je me dégage mais hors de question de les briser. Heureusement, mon corps semblait assez souple et je réussis à me dégager après quelques contorsions. Je caressai la racine pour me calmer un peu, repris mon souffle et commençai à analyser la situation.

« Je suis dans un endroit inconnu, je ne me rappelle de rien, je ne peux encore pas émettre de son, je me suis réveillée entourée de terre et de racines dans ce qui semble être une petite caverne sombre, mes sens me disent que je ne suis pas en danger immédiat… Bon, c’est déjà ça ! » me dis-je avec optimisme.

Rester ici ne m’aurai pas dérangée mais la curiosité et le besoin qui me tordait le ventre m’obligèrent à quitter la caverne souterraine. Là, un passage vers le haut, derrière la grosse racine sur laquelle j’étais adossée à mon réveil. Je m’y engageai doucement afin d’évaluer un éventuel danger.
Je rampai pendant un moment quand je vis une lumière argentée au dehors. Elle m’attirai hors de mon trou et je pus enfin la voir. L’astre était énorme et brillait comme pour guider ma route, sa beauté me coupa le souffle et je restai là, à quatre pattes, l’admirant comme une imbécile heureuse. La lune était pleine et magnifique, elle occupait toutes mes pensées. Je restai comme happée par la beauté argentée de l’astre pendant un temps indéfini, cette chose abstraite qu’on appelait le temps n’avait plus d’effet sur moi. En fait plus rien n’avait d’effet excepté la lumière de la Lune.
Soudain, un sentiment me pris de court. L’angoisse, encore elle, mais ne venant pas de moi cette fois. Insufflée par un esprit, je le sentais près de moi. Un danger ? Un bruit ? Tous les sens en alerte je regardai autour de moi sans céder à la panique. Guidée par une intuition, je fermai les yeux et laissa l’esprit me guider. Je me tournai vers la droite, levai un peu la tête… « Observée ! ». L’esprit me faisait comprendre que quelque chose me surveillait. J’ouvris les yeux à temps pour apercevoir au moins trois formes sombres disparaitre derrière les arbres.

« Partis… » Me dis-je. « ça vaut mieux pour vous ».

Si l’esprit m’avait alerté de cette façon, les choses ne pouvaient être qu’un danger et je n’avais pas peur de me battre, même nue comme un vers. Je jetai un coup d’oeil sur mon corps dévêtu… La priorité était de trouver à manger, puis un abris pour la nuit et demain je chercherai de quoi me vêtir.
J’étais dans une forêt et me mis donc en quête de plantes, de fruits, de quelque chose de mangeable pour passer la nuit. La chasse me tentais mais faire une arme et traquer ma proie prendrait trop de temps. Je marchai tout en humant l’air à la recherche d’une odeur quelconque. Soudain, mon pied droit écrasa une chose molle qui laissa échapper son jus. Des baies sauvages. J’avais marché dessus, elle sentaient bon et je ne les avaient même pas vues…

« Quelle chasseuse… » Grognai-je intérieurement.

Il n’y en avait même pas une poignée… Je mangeai les quelques fruits en essayant de les savourer et me mis à lécher mon pied afin de récupérer le jus de ceux que j’avais malencontreusement écrasé. Ce maigre « repas » n’avait fait que m’ouvrir encore plus l’appétit… Je me sentais de plus en plus faible. Me relevant avec difficulté, je sentis soudain quelque chose me lacérer la cuisse. Je hurlai de douleur et regardai ma jambe. Rien. La douleur venait de l’intérieur. Je massai l’endroit douloureux en tentant de me calmer. D’où venait cette douleur ? Je décidai de laisser cette question de côté ; Je n’avais pas de temps à perdre avec des douleurs fantômes. Il fallait que je dorme, ne serait-ce que pour faire disparaître momentanément la faim qui me rongeait l’estomac et la douleur dans ma cuisse qui se calmait peu à peu.
Je me mis donc en quête d’un endroit sûr où passer la nuit.
Il fallait prendre de la hauteur si jamais des prédateurs rôdaient… Et il y en avait, ma petite rencontre avec les silhouettes noires le prouvait.
Je finis par trouver un arbre avec des branches assez grosses pour me permettre de dormir dessus sans risquer de tomber malencontreusement au sol pendant mon sommeil. Je chuchotai un doux « merci » à l’arbre et sombrai dans un sommeil sans rêves.

Jour 18.

« faim…. faim, j’ai faim… ».

La voix se rapprochait. Ainsi que les bruits de pas de deux êtres. J’ouvris un oeil, levai lentement la tête du tronc et les vis enfin. Deux être, comme moi mais différents… Des mâles ? Oui, c’était ça. L’un était plutôt grand, blond, l’autre de taille moyenne avait les cheveux gris. Le grand avait un pagne, peut-être en peau de lapin, l’autre était nu.
Ils marchaient lentement, probablement très fatigués. Peut-être avaient-ils besoin d’aide ? Je les observai un peu plus longtemps afin d’évaluer le danger. Ils semblaient trop faibles pour représenter une menace, ayant déjà du mal à se mouvoir… Il fallait tenter une approche, peut-être savaient-ils quelque chose au sujet de ce monde.
Ils s’étaient arrêtés, perdus.
Je me leva et descendis lentement de l’arbre, sautant de celui-ci à quelques mètres du sol. Les intrus sursautèrent et se mirent en position défensive.

« Calme… » Dis-je doucement. Tiens, ma voix avait décidé de réapparaître.

Cheveux gris s’approcha lentement de moi tout en continuant à me fixer.
Leurs yeux… leurs yeux avaient quelque chose d’étrange… Vides… Leurs âmes semblaient s’être échappées de leurs corps.

« Faim…. » Dit le grand blond.

« Elle pourrait…nourriture » Fit le second.

« Avoir de la nourriture ? Non je n’en ai pas… » Dis-je d’un ton suspicieux.

Quelque chose n’allait pas. Leurs attitudes étaient beaucoup trop étranges.
Cheveux gris s’approcha, l’écume aux lèvres, les yeux grands ouverts.

« Folie…Démence… » Semblait chuchoter un esprit à mon oreille.

C’était donc ça. La faim les avaient rendus fous. Ils ne voulaient pas d’aide, seulement trouver quelque chose… quelqu’un à dévorer.
Je me mis en position, prête à l’attaque de façon étrangement instinctive. Je savais ce qu’il fallait faire.
Gris se rua sur moi, toutes dents dehors, prêt à m’arracher la chair. Je réussis à l’esquiver, lui donnant un coup de pied aux fesses au passage. Il alla s’étaler de tout son long un peu plus loin derrière.
Grand me percuta violemment.

« Merde, rapide le con » grognai-je intérieurement.

Il avait enfoncé ses dents dans ma peau et semblait vraiment vouloir me bouffer… La situation était problématique, mais pas désespérée. Il fallait que je me libère avant que l’autre ne soit sur moi. Cependant, une étrange intuition me poussai à tenter autre chose…. Je regardai mon attaquant en me concentrant et… Et le temps se mit à ralentir… Blond relâcha sa prise et se mit à regarder sa main droite avec incompréhension. Je ne savais pas bien ce qu’il se passait ou si c’était vraiment moi qui faisais ça mais ma tête  commençait à tourner et je sentis une perle de sang couler de mon nez. Je brisai alors ma concentration et le Blond, après un moment de réadaptation, repris ses « esprits » (si l’on peut dire qu’il en avait) et se jeta sur moi à nouveau. La fatigue et la surprise m’avaient rendue idiote, je n’avais pas saisi l’opportunité de neutraliser cet adversaire.

« Et merde »

Mon regard scruta les alentours à la recherche de quelque chose susceptible de lui faire lâcher prise. Là, une pierre. Je l’empoignai et assena un violent coup à la tête du dément. Celui-ci lâcha prise mais revint à la charge, m’arrachant la pierre au passage, qui alla rouler à quelques mètres de là.

« Décidément ! »

J’essayais de ne pas penser à la douleur et au sang qui coulait le long de mon épaule. La troisième morsure m’arracha un cri perçant. Cette morsure, c’était Gris. Je l’avais oublié celui-là. Les deux déments étaient sur moi. La panique commençait à monter. Je tournai la tête vers le blond. Sa tête n’était qu’à quelques centimètres de la mienne.

« Oh vous voulez jouer au mordu qui se fait mordre ? Très bien mes salauds » Grognai-je.

Je tendis le cou et mordis à pleines dents dans le nez protubérant de mon adversaire. Celui-ci hurla, ce qui me permis de dégager mon bras et d’enfoncer mes doigts dans les yeux grands ouverts du deuxième, qui hurla à son tour. Bizarrement, ces cris de douleurs m’excitaient. Le combat avait quelque chose d’euphorisant.
Je me redressai tant bien que mal. Le sang dégoulinait de mes multiples morsures mais aussi de mes doigts et de ma bouches. Je devais avoir l’air d’une tarée avec tout ce sang sur moi… Mais je m’en foutais. L’adrénaline m’excitais davantage et je me ruai sur le blond, qui s’était relevé en se tenant le nez. Je le percutai de plein fouet et mordis dans sa gorge. Le sang gicla, m’aveuglant à moitié. Il fallait vite que je me relève, si Gris parvenait à m’attaquer dans le dos, ça allait pas être drôle. Je laissai l’autre se vider de son sang en se tordant sur le sol et me retourna pour chercher ma proie.
Dommage que celle-ci soit dotée de dents… Gris avait rampé pendant que j’étais sur l’autre et à peine m’étais-je retournée qu’il avait planté ses dents dans mon mollet. Je hurlai de douleur (encore une fois) et frappai l’aveugle de toutes mes forces. Il ne lâchait pas. Celui-ci allait me donner du fil à retordre mais je n’étais pas non plus dans mon état normal. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire sadique. Je me mis à frapper la tête de l’homme encore et encore, jusqu'à ce que les os de son visage commencent à s’affaisser et que mes poings prennent une teinte rougeâtre. Je pouvais sentir sa prise se desserrer. Je le saisis donc des deux côtés de la mâchoire et ouvris grand sa bouche. J’aurais pu m’arrêter là et dégager ma jambe mais ce connard avait fait couler le sang. Je forçai alors sur sa mâchoire, mes muscles saillaient sous l’effort et au bout d’un moment qui me parut interminable, le son plaisant d’un craquement osseux se fit entendre.
Le corps tomba au sol avec un bruit sourd.

Je regardai le cadavre à la mâchoire pendante avec satisfaction. Le corps désarticulé et mou faisait penser à une marionnette. Après cette montée d’excitation, mon cerveau avait du mal à retourner dans le présent. Je n’arrivais plus à penser, à ressentir quoi que ce soit. Mes yeux parcoururent la scène. Deux hommes… L’un était encore légèrement secoué de soubresauts d’agonie, la gorge à moitié arrachée, les yeux révulsés. L’autre, aveugle, les orbites dégoulinants de sang, avait la mâchoire brisée, désarticulée…
Peu à peu je me mis à réaliser ce que je venais de faire. Je regardai mes mains ensanglantées avec horreur. Ma respiration commençait à devenir difficile. Que s’était-il passé ? Qu’avais-je fait ? Un flot de pensées m’assaillais tandis que je regardais, effarée, les corps étendus sur le sol froid. Certes les deux mâles avaient eu l’envie folle de me dévorer vivante mais ces meurtres… Ce sang… Ce n’était pas moi. Ça ne pouvait pas être moi.
Après réflexions, je ne savais même pas qui j’étais vraiment. Lorsque l’on se réveille dans ce monde, on se découvre en même temps que lui. Et ce que je découvrais sur les recoins sombres de mon esprit me terrifiais. Peut-être qu’un esprit maléfique avait pris le contrôle ? Peut-être avait-il corrompu mon esprit ?
Je me laissai tomber par terre, épuisée et perdue. Je fixai encore mes mains, comme si elles aillaient miraculeusement redevenir propres… Je me mis à les essuyer frénétiquement dans l’herbe, espérant que mes souvenirs, qui revenaient par fragments, disparaissent avec le sang.

Je ne sais pas combien de temps j’étais restée prostrée là, dans l’herbe comme une imbécile traumatisée, mais je me mis soudain à réaliser à quel point j’étais ridicule.
Ce monde était comme ça, je ne faisais que m’y adapter en prouvant que je pouvais survivre. J’avais gagné quelques heures de vie, j’avais survécu. Je m’étais battu comme une lionne pour ça, et je n’allais pas sombrer dans la démence ou la culpabilité.
Ce que j’avais fait, je l’avais fait par pur égoïsme, pour me défendre. Certes j’avais un peu déconné sur la fin, mais si un esprit, même maléfique, avait pris possession de mon esprit, c’est que j’en avais eu besoin pour vivre. Et puis ce n’est pas comme si ces deux-là allaient manquer à quelqu’un… Même si c’était le cas, je m’en foutais.
Pendant un bref instant, la pensée de goûter à la viande des deux cadavres m’avaient effleurée l’esprit. Le dégoût que je ressentais déjà m’en dissuada, même si après tout, ce monde semblait si cruel qu’une telle pensée n’était pas totalement proscrite…
Je grognai et me relevai difficilement. Soudain, un autre éclair de douleur me traversa la cuisse et je retins avec peine un cris plaintif. Je tentai encore de masser l’endroit douloureux mais ça ne changeait absolument rien. Comme si j’avais besoin de ça… Je me laissai tomber sur les fesses et massai ma jambe afin de calmer cette douleur aiguë.
Cette dernière finit par s’estomper avec peine et je me remis debout, me redemandant à quoi elle était due… Était-ce une séquelle du combat ? Ou peut-être étais-je restée assise trop longtemps dans la même position ?… Je ne  le savais pas et pour l’instant, ce n’était pas ma priorité. Je venais de me rappeler que le Grand était muni d’un pagne dont il n’aurait plus l’utilité. Je lui retirai et l’enfilai, notant qu’il était un peu grand, mais chaud. Il allait falloir l’ajuster un peu mais ça ferait l’affaire pour l’instant.
Je me remis à marcher sans regarder en arrière et sans aucun remords.

J’étais épuisée et affamée. Il fallait que je trouve quelque chose à manger, et vite.
Pour cela, je devais d’abord me fabriquer une arme. Je me mis à arpenter la forêt à la recherche d’une branche convenable.
Tout était silencieux, mais quelques bruits se faisaient entendre par ci par là… Probablement de petits animaux qui cherchaient, comme moi, à subsister dans ce monde… Ouais.
Marcher devenait difficile, ma cuisse était encore endolorie et mes pieds nus étaient sans cesse attaqués par les piquants des ronces ou les cailloux pointus.
Après plusieurs séries de « aie » et de grognements de douleur, je finis par tomber sur un amas de branches mortes. La plupart étaient trop fines ou trop grosses pour servir d’arme, mais l’une d’entre elles était à peu près à ma taille.

« Ça suffira… » Me dis-je en examinant le morceau de bois.

Il fallait que j’en fasse une lance digne de ce nom. Quelques pierres plus ou moins pointues était éparpillées sur le sol. Je saisis la plus tranchante sans grande conviction et m’assis en tailleur pour tailler ma lance. Ce fut laborieux… la pierre n’était clairement pas faite pour tailler le bois et celui-ci n’était déjà pas bien facile à travailler… Je grognais de frustration à l’encontre de mon « outil » inutile et de mon « arme » qui n’en était pas encore une. Au bout d’un moment, Une rage inadaptée (et probablement alimentée par tous les évènements stressants de la journée) me fit jeter violemment la pierre que je tenais dans les mains en vociférant. Cette dernière alla se casser à moitié sur un rocher, caché dans l’herbe. Grommelant de plus belle, je ramassai la dite pierre et découvris avec étonnement qu’elle paraissait plus tranchante amputée d’une partie.

« Mmmhh… pas mal ».

Je remerciai mon mauvais caractère et me remis à tailler avec enthousiasme. C’était toujours laborieux, mais nettement moins que toute à l’heure.
Après un moment de réflexion, je décidai de tailler les deux bouts de ma lance en pointe, de cette façon, j’aurais un avantage certain pendant les combats, à condition de m’entraîner à manier cette arme à deux tranchants.
Ceci étant fait, il était nécessaire de me mettre en chasse avant la tombée de la nuit. J’avais déjà perdue un temps précieux et mon estomac ne manquait pas de me le faire remarquer.

Je me mis donc dans la peau d’un prédateur et arpentai la forêt à la recherche de quelque chose de comestible, peut être même un animal qui sait. Je n’en avait pas croisé depuis mon réveil mais j’avais entendue des bruits suggérant la présence de rongeurs et d’animaux un peu plus gros…Malgré le combat et le goût de sang encore dans ma bouche, il fallait que je mange de la viande. Un repas consistant et une nuit de sommeil me remettraient d’aplomb et bien sûr, m’éviteraient une mort stupide.
Je marchai donc à pas feutrés, essayant tant bien que mal de ne pas faire craquer les branches sur le sol. Après un temps plus ou moins long, des bruits se firent entendre. Je m’accroupis entre les branches d’un arbuste et attendis que la petite créature se montre. Malheureusement pour moi, la bête ne semblait pas vouloir se présenter à moi. Elle me narguait en continuant de faire du bruit sans jamais montrer le bout de son nez.
Je découvrais, sans trop de surprise, que la patience n’était pas l’une de mes qualité. Un bon chasseur aurait patiemment attendu que l’animal se montre de lui-même mais je n’avais pas le temps pour ce genre de conneries. D’ailleurs, je n’avais jamais le temps pour ce genre de conneries.

« AAAAAAAHHHHHHHHHH !!!! »

Je venais de sortir de ma cachette en courant, hurlant et gesticulant afin de déloger l’animal de sa cachette, ma lance à la main. Ce n’était peut-être pas la méthode la plus fructueuse pour chasser mais j’avais faim.
Ceci dit, j’eu tout de même le temps de voir l’animal effrayé courir dans le sens opposé et je pus même apercevoir sa queue rousse et touffue. L’écureuil déguerpis mais je tentai quand même de lui courir après…Pendant cinq bonnes secondes, avant de reconnaître que ma première chasse était un échec. Manifestement foncer dans le tas en hurlant n’étais pas très intelligent…

Je décidai donc de tester une autre méthode. Après avoir grimpé à un arbre - avec moultes difficultés, ne sachant pas quoi faire de ma lance, qui avait dû tomber au moins cinq fois… -  j’attendis que quelque chose passe en dessous de moi. Cela semblait plus logique et pour être honnête, moins désespéré.
Le soleil commençait à décliner et l’ombre envahissait lentement la forêt. Heureusement j’avais noté que ma vue la nuit n’était pas si mauvaise que ça.
J’attendis donc ainsi dans la pénombre. Les bruits des animaux de la journée commençaient à laisser place à ceux de la nuit. Au loin, le hululement d’une chouette se fit entendre. La température était elle aussi en train de baisser mais mon pagne en fourrure et mes longs cheveux, descendant en cascade sur mes seins, mon dos et mes épaules, me tenaient moyennement chaud.
L’humidité envahissait l’air, faisant naître de petite gouttes au bord des feuilles de l’arbre dans lequel j’étais. Une goutte d’eau me tomba sur le haut du crâne et je réprimai un grognement, levant les yeux au ciel.
J’étais déjà particulièrement énervée d’avoir bêtement raté ma chasse précédente, et voilà que je devais recommencer à poireauter dans la froideur de la nuit…

Un long moment passa, lorsque soudain un bruit me fit ouvrir les yeux. Je m’étais assoupie et j’avais failli tomber de l’arbre en me réveillant en sursaut.
Quelque chose avançait juste en dessous de moi. Je m’accrochai à l’arbre et me penchai afin de mieux observer ce qu’il se passait. Ce n’était pas un animal. L’esprit revint me chuchoter à l’oreille : « Ombre… guette… ». La Chose de mon réveil, l’observateur silencieux. La silhouette noire passa sous l’arbre et s’arrêta, tournant vivement la tête comme si elle avait entendue mes pensées. Après un moment qui me paru bien trop long, la Chose continua sa route entre les arbres et sembla disparaître au bout de quelques mètres.
Je retins mon souffle encore un moment avant de le relâcher en un bruyant « ppppfffffoouuu ». Je poussai un deuxième soupir de soulagement, remerciant silencieusement l’esprit de m’avoir prévenue.

Après un moment, je me dis que je ne trouverais pas grand chose à cette heure-ci, les animaux du jour étaient certainement retournés dans leurs tanières et les animaux nocturnes étaient trop malins pour moi.
Je m’apprêtais à descendre de mon perchoir, lorsque j’aperçu quelque chose. Une petite boule de poil se dirigeait vers mon arbre. On pouvais nettement voir sa queue blanche dans la pénombre. Le lapin avançait prudemment sur le tapis de feuilles morte et renifla des odeurs diffuses, par ci par là.
Je descendis lentement sur les branches les plus basses afin de me rapprocher de ma proie. La tension tendit mes muscles lorsque je me préparais à bondir…  « pas encore… ». L’esprit m’empêcha de faire une bêtise. L’animal n’était pas assez proche.
J’attendis qu’il soit à peu près en dessous de l’arbre pour lui sauter dessus, les bras en avant.
L’animal poussa un cri plaintif et tenta de s’enfuir mais je le tenais fermement et d’un mouvement rapide, je lui brisai le cou. Je ne voulais pas faire souffrir d’avantage cette pauvre créature… Le rongeur avait déjà dû avoir une vie misérable. Il était gris, d’une maigreur cadavérique et avait de multiples écorchures. Même les animaux de ce monde avaient du mal à se nourrir… J’essayais quand même de me réjouir d’avoir de quoi manger pour ce soir mais je savais que demain mon calvaire allait recommencer.

L’animal dans les mains, je partis en quête d’un arbre aux branches assez larges pour dormir en paix, à l’image de celui trouvé la veille.
Par sécurité, il ne valait mieux pas rester sur la terre ferme, les arbres étaient plus sûrs et je n’avais pas la force de me battre une deuxième fois ce soir.
La nuit était maintenant complètement tombée. Un silence pesant régnait dans la forêt alors que progressais entre les arbres. Je tentais avec peine de rester vigilante malgré la fatigue qui m’abaissait les paupières.

« Merde, mes blessures… »

J’avais complètement oublié que je n’étais pas ressortis indemne de mon combat. Je devais trouver un point d’eau pour laver mes plaies. Cela me donna un nouvel objectif plutôt que d’errer dans la forêt, à moitié endormie.
L’humidité ambiante m’empêchais de repérer une source d’eau à proximité. Je me fiai donc aux bruits environnants. J’allais abandonner, à quoi bon tourner en rond en espérant tomber sur un étang ou quoi que ce soit d’autre ?
Je m’accroupis, la tête dan les mains, lasse de ce petit jeu avec la Mort. Tout ce monde semblait refléter les desseins de la grande faucheuse, qui jouait le rôle de maître du jeu en nous regardant mourir, devenir fou, galérer dans cette étendue sauvage.
De plus, l’air s’était nettement rafraîchit et quelques flocons commençaient à virevolter devant mes yeux, entraînés par un vent glacial.

Si chasser et survivre était difficile, trouver de l’eau le serait aussi. Au bout d’un moment, des bruits au dessus de moi me firent lever la tête. De petites silhouettes noires ,accompagnées de croassements lugubres qui résonnaient dans la forêt silencieuse, passèrent dans le ciel sombre.

« Des corbeaux ? à cette heure ? »

La surprise me poussa à me relever et à suivre les oiseaux du regard. Où pouvaient-ils bien aller ? Pas bien loin apparemment. Le groupe perdait de l’altitude, non loin de mon emplacement. Je décidai donc de les suivre, après tout, ce n’est pas comme si une affaire plus urgente m’attendait ailleurs…
J’avais repéré l’endroit approximatif où les corbeaux s’étaient posés. Mon instinct me disait de suivre les animaux. À défaut de trouver une quelconque forme d’aide de la part des humains pour l’instant, autant suivre les conseils silencieux des bêtes.

Je finis par arriver dans une toute petite clairière, entourée d’arbres presque collés les uns aux autres. La clairière se trouvait au pied d’une colline de pierres et de terres.
Cet endroit était apaisant, bien qu’étrangement agencé. Je cherchai les oiseaux du regard. Ils étaient tous vers la colline, semblant faire quelque chose de très intéressant. À mesure que j’avançais lentement, je pus entendre le clapotis de l’eau, dont la pierre transmettait l’écho.
Les oiseaux se désaltéraient et faisaient leur toilette au bord d’un petit point d’eau, caché dans la pierre et abreuvé par une cascade ridiculement minuscule. Dans ce monde, cette scène semblait surréaliste. Je ne savais pas trop si l’on pouvait dire d’oiseaux qu’ils étaient heureux mais ceux là semblaient l’être.

Le bruits de mes pas les alerta. Tous relevèrent la tête dans un même mouvement et s’envolèrent, poussant des coassements outrés. C’est vrai, après tout je venais de les déranger pendant leur toilette…

« Crétins de piafs » Maugréai-je.

Je rinçai mes plaies dans l’eau gelée, bus toute l’eau que je pouvais absorber et décidai de me poster dans l’arbre le plus proche. Après avoir grimpé à l’arbre - Toujours avec moultes difficultés dues à ma lance mais aussi maintenant, à mon lapin décédé ! - et posé mon postérieur sur la branche démesurément large,  je m’adossai au tronc et plantai mes dents dans la chair du lapin. Les poils se collaient sur ma langue et le sang dégoulinait partout sur moi…

« C’était bien la peine de me débarbouiller… »

Après une bataille acharnée avec le cadavre du rongeur, j’avais réussis à constituer un amas de viande déchiquetée, avec mes seules dents comme outils.
J’essayais de savourer ma viande crue, première ébauche d’un maigre repas, quand un croassement se fit entendre. Là, sur l’arbre d’à côté, l’un de ces satanés piafs me regardait avec envie. Ou plutôt regardait mon petit monticule de viande avec envie.

« Dégage toi » Maugréai-je en retournant à mes occupations.

L’animal croassa une deuxième fois d’une façon pressante. Je le regardai en haussant un sourcil.

« Quoi ? Tu crois quand même pas que je vais te donner ma bouffe ! ».

En réponse, cette foutue bestiole se mit à croasser comme une dingue et à battre des ailes avec force.

« D’accord, d’accord ça va arrêtes ! J’ai compris !! Tu vas attirer tous les prédateurs du coin avec ton bordel ! ».

Le corbeau cessa de piailler instantanément. Je le regardai, étonnée. Avions-nous eu une sorte de discussion plus ou moins intelligente ?
En regardant de plus près, l’animal avait une sorte de… de lueur d’intelligence dans les yeux. Mais peut-être était-ce seulement mon imagination…
Je lui lançai un morceau de viande assez gros pour qu’il me foute la paix et finis le reste plus vite que prévu, jetant des regards noirs à la bête qui se rapprochait de plus en plus.
Après ce repas en tête à tête, je descendis de l’arbre - en prenant soin de laisser ma lance sur la branche - et me dépêchai de laver ma peau dans l’eau froide (enfin la mienne et celle du lapin), avant de remonter aussi vite que possible.
La nuit, il ne valait mieux pas s’attarder sur la terre ferme, surtout près d’un point d’eau.
De plus, contre le tronc et sous les branches, le froid - et surtout la neige - m’atteignais moins. J’allais pouvoir dormir avec un confort précaire, et c’était déjà très bien.

À mon grand déplaisir, le corbeau était toujours là, sur sa branche en train de se nettoyer les plumes… Je le regardai en soupirant.

« Bon… Tu vas pas me lâcher toi maintenant que je t’ai donné de la bouffe hein ? »

L’oiseau croassa bruyamment et je sursautai.

« Ouais bha commence par te calmer crétin !… T’es un mâle ou une femelle toi ? »

J’avais posé cette question comme si l’animal allait me répondre. Il me regarda et poussa un petit cris.

« Une femelle hein… »

Je ne savais pas comment j’avais déchiffré le langage du piaf, ou pourquoi il conversait avec moi comme si c’était la plus naturelle des choses, mais j’étais sûre que nous nous comprenions.
C’était étrange de rencontrer un animal plus intelligent que les deux humains rencontrés plus tôt… Je me couchai, me demandant si la bête allait être là à mon réveil.
Levant la tête, je constatai qu’elle guettait… comme si elle me rendait la pareille en surveillant les alentours, en échange de la nourriture que je lui avais donné.
Cette pensée était plutôt réconfortante même si je doutais de sa véracité. Je m’endormis néanmoins l’esprit plus tranquille, me disant que cette intelligente bestiole veillait sur moi…
« Peuh, qu’est-ce que je raconte comme conneries » me dis-je en étouffant un grognement ironique avant de sombrer dans un sommeil pleins de rêves… ou de cauchemars.

En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Zalou
Age : 20 ans
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?

Souvent mais je vais essayer de poster des rp toutes les semaines (à peeeuu prèèès)

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?

Je cherchais un forum cool sur un top site de forum fantastique, quand tout à coup...

Avez-vous des remarques à propos du forum ?

Il a trop la claaaasse !! Non vraiment, je vais écrire la même chose que tout le monde mais la mise en page est super, l'univers est mystérieux, bien fait et puis les gens ici ont l'air fort sympathiques. Dois-je aussi mentionner le style d'écriture ? J'ai l'impression de lire des pages de roman tellement c'est bien écrit. D'ailleurs j'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur, promis je vais essayer ! (si j'ai mis autant de temps à poster ma fiche, c'est parce que je l'ai relue 40 fois... désolée). Bref ce forum est super bien pensé mais je tiens à préciser que je suis nouvelle sur les forums, j'ai jamais fais ça de ma vie et c'est assez angoissant... Voilou, gros poutous sur vos fessiers.

Hiss
Administrateur
avatar
Messages : 137

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Jeu 2 Mar 2017 - 10:10

Salut Sylve ! Bienvenue sur Musaraignes.

Ton personnage est sympathique, j'aime bien son côté à la fois musclé et spirituel, ça donne quelque chose de complexe qui est intéressant. Globalement, j'ai hâte de voir son évolution au sein de la vallée !  Cependant avant d'en arriver là, il reste quelques points noirs sur ta fiche, que je vais lister ci dessous. Rien de fondamentalement méchant, ce sont des erreurs assez courantes en soi, mais pour le bon déroulement du contexte et même du jeu en lui même, c'est important que tu modifie quelques petites choses.

• Premièrement, dans le champs « Magie », tu dis que tu as de fortes capacités de confusion. Le problème c'est que tu ne décris pas précisément le sort de confusion dont tu dispose. Il faudrait que tu précise les effets que cela aurait, et du coup je vais citer des exemples du contexte :

Citation :
« Ne plus pouvoir distinguer ses alliés de ses ennemis et trahir ses amis, ne pas être capable de comprendre les actes d'un autre et ainsi avoir tendance à le juger sévèrement sans raison, confondre deux objets ou deux personnes,etc. »

Cette partie est importante, parce que tout les sorts sont différents. Pour finir sur la magie, précise aussi que tu as des prédispositions aux sorts de confusion, si la magie n'apparaît pas encore dans ton histoire.

• Ensuite, en lisant ton histoire, j'ai eu l'impression que tu n'avais pas de difficultés à trouver de la nourriture, et c'est en soi assez étonnant. La vallée est connue pour être assez peu fournie en nourriture de toute sorte. Ainsi, c'est difficilement compréhensible que tu puisse tomber sur des baies, puis sur deux cerfs d'un coup ! C'est une erreur vraiment courante, mais si tu pouvais modifier un petit peu les choses, pour qu'on ai le sentiment que vraiment, manger n'est pas facile ici bas, ça sonnerait plus cohérent. (Certains tueraient pour trouver rien qu'un cerf rachitique haha)

• Sur la même ligne, puisqu'on parle de bouffe, j'ai trouvé que l'abattage du cerf avait vraiment été simple. C'est un point compliqué, parce qu'il faut réussir à se mettre un minimum en situation. Tu dis que tu es une bonne chasseuse, mais c'est ta première expérience de chasse dans la vallée. Tu peux avoir des prédispositions, évidemment, mais abattre un gros animal du premier coup, en plein cœur, c'est encore un énorme coup de bol pour quelqu'un qui s'est éveillé la veille. Ça va dans le même sens que le fait que la nourriture soit rare dans la vallée : c'est rare, et difficile à avoir.

• En ce qui concerne le point chasse, et plus globalement, le physique et les talents, il y a deux trois petites choses qui me font tiquer. Comme je l'écris plus haut, tu peux avoir des prédispositions à être une bonne chasseuse, mais il ne faut pas perdre de vue que tu viens de te réveiller. Globalement, je trouve que ton personnage est « trop fort ». Tu n'as pas vraiment de faiblesse pour contrebalancer ta force et ton agilité, et quand je lis le passage avec les basculés, c'est encore plus flagrant. Même avec une grande force et leur faiblesse due à la faim, le combat semble vraiment inégal, dans le sens ou on a l'impression que tu les tues en claquant des doigts. Décris peut être le combat un peu plus longuement, avec plus de difficultés de ton côté, pour que ça paraisse cohérent.

• Au niveau des talents, quelque chose d'autre est à revoir, et pour ça je vais prendre un membre en exemple. Telod est sculpteur, a vraiment une expérience notable dans ce travail, et pourtant, il met encore une éternité à assembler une lance avec une tête en pierre taillée. Le point des armes est toujours complexe, parce que fabriquer une arme élaborée ne se fait pas du premier coup. Tailler une pierre pour couper de la viande prend au moins une après midi de travail, c'est très laborieux. En bref, je te demanderais juste de modifier cette partie pour te fabriquer une arme moins élaborée pour commencer. Rien ne t'empêchera de travailler la dessus à l'avenir, au contraire ! Mais au réveil, une lance simple en bois est déjà un bon outil de chasse.

• Enfin, deux trois petites choses pêle-mêle qu'il faudrait revoir : le feu que tu trouves me gêne un tout petit peu, parce que dans la vallée le feu est une denrée très rare. C'est assez étrange que tu le trouve comme ça, ainsi que le tas de bois déjà coupé. Ça fait partie de la rareté des choses au sein du contexte, donc on ne tombe jamais comme ça dessus. Et on ne les laisse pas vraiment sans surveillance.

Le corbeau à la fin est adorable, mais j'ai du mal à croire que tu puisse l'adopter si facilement. Tu as quelque chose qui attire les animaux, et je trouve ça génial que tu mette en œuvre un espèce de rapprochement avec ce corbeau, mais si je pouvais te suggérer de juste dire qu'il vient manger près de toi, ou te suis, mais à bonne distance, pour le moment ? Apprivoiser un animal prend beaucoup de temps, mais ça ne t'empêche pas d'explorer ça au cours d'un rp futur pour que le corbeau soit vraiment apprivoisé ! (Sincèrement, j'adore l'idée, je t'encourage même à le faire.)

La croyance envers les esprits ne me déplaît pas du tout, mais on a parfois l'impression que les esprits sont vraiment réels, comme dans le champs "Talents divers" ou tu écris :

Citation :
Elle semble avoir une sorte de connexion avec les esprits et la nature en général. Survivre est donc moins difficile pour elle.

Mais tu ne précises pas grand chose dans le champs "Croyance", je te demanderais donc d'éclaircir un peu ce point pour qu'on saisisse bien à quoi tu fais allusion par la suite.

Pour terminer, j'ai relevé pas mal de fautes d'orthographe dans ton texte, et bien que ça ne soit pas fondamentalement un blocage pour la lecture, c'est toujours plus agréable de lire un texte sans fautes (ou pas de trop). Je comprend que ça ne soit pas forcément toujours facile de les dégoter, surtout après avoir passé beaucoup de temps sur un texte, mais tu peux trouver des correcteur orthographique en ligne qui font bien leur taf aussi !

Voilà ! Alors, je sais, ça fait beaucoup de choses, et ça n'est pas forcément très marrant de devoir modifier sa fiche... Mais ton personnage est très chouette, et colle bien à l'univers de Musaraignes, donc j'ai hâte de pouvoir te valider ! ( En vrai, le staff du forum est juste complètement tatillon, on aime bien décortiquer un peu vos fiches avant de vous laisser gambader avec les monstres. )

Si tu as une question, n'importe laquelle, ou qu'un point au dessus n'est pas assez clair, n'hésite pas à m'envoyer un mp, je serais ravie de t'éclairer. J'espère ne pas t'avoir trop rebuté, surtout que c'est ton premier forum ! Je vais me répéter mais vraiment, si jamais tu as besoin d'aide, n'hésite pas à nous en parler, que ce soit moi ou bien Telod.

Hiss


Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
Sylve
Membre
avatar
Messages : 11

Jour d'éveil : Jour 17
Race : Racine
Métier : Chasseuse
Groupe : Errant
Fiche de présentation : Ø
Jeu 23 Mar 2017 - 23:52

Voilààààà j'ai fais les modifications, j'espère que c'est bon cette fois ^-^
Hiss
Administrateur
avatar
Messages : 137

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Ven 24 Mar 2017 - 21:32

Discrètement, Hiss s'approche de Sylve, puis tapote sur son épaule. Elle recule de plusieurs pas en vitesse et croise les bras sur sa poitrine, en hochant la tête gravement.
Après une profonde réflexion, teintée de grognements étranges, la blonde finit par s'ébrouer et s'exclame :
"C'est très bien, oui ! Très bien. Tout est en ordre, félicitations."
Puis elle s'éloigne en sifflotant, sûrement pour aller chercher des cailloux à rajouter dans sa collection.


Phrases de Sylve :

- Fixe le roulement du monde, écrase les musaraignes sous ton pied.

- Laisse le silence de la nuit happer ton corps.





Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
Contenu sponsorisé

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum