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Méfiez-vous du feu qui dort sous la cendre
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Cendres
Membre
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Messages : 7

Jour d'éveil : 3
Race : Cime
Métier : Chasseuse
Groupe : Errant
Fiche de présentation :
Journal :
Lun 20 Mar 2017 - 15:04


Prénom : Cendres
Nom/surnom : Sans objet.

Éveil : Jour 3
Sexe : Féminin

Race : Cime
Métier : Chasseuse (2)
Cendres maîtrise principalement le savoir-faire de chasseur mais possède quelques connaissances de tanneur. En fait, elle s’est spécialisée dans la chasse de petits animaux à fourrures par le biais de pièges de sa conception (collets, enfumage, etc). Cette méthode de chasse nécessite une bonne observation et connaissance du terrain, ainsi, il n’est pas rare qu’elle consacre son temps d’abord à l’observation et l’exploration avant de réellement partir en chasse. Pour le reste, elle sait comment dépecer les carcasses, fumer et sécher la viande ainsi que tanner sommairement les peaux (les laver et les racler) ; ce qui lui permet de les transporter plus facilement lorsqu’elle s’est beaucoup éloignée du groupe. Elle n'a jamais tanné de peau mais elle a observé un compagnon s'y essayer, avec des mélanges de terre et de végétaux broyés. Elle ne sait pas assembler les peaux non plus. Ainsi, elle se contente surtout d’apporter viande comestible, peaux et fourrures utilisables pour le groupe. Par ailleurs, Cendres possède quelques connaissances pour la cueillette. Ayant observé les animaux qu’elle chasse, elle connaît quelques baies et racines comestibles (deux types de baies et un type de racine).

Groupe : A définir. Errant pour l'instant.
Croyance : Comment ne croire en rien dans une tel univers ? Quel but donner à cette survie sans croyance ? C'est intrinsèque. Les Cimes n'ont pu la relâcher sans un dessein. Non ?

Magie : La Parole. Cendres s’est rendue compte avec le temps qu’elle était capable de donner des inflexions à sa voix lui permettant notamment d’apaiser son entourage, notamment lorsqu’elle fredonne. Il s’agit plutôt d’un pouvoir permettant de calmer les humeurs et d’agir sur les émotions plutôt que sur la douleur physique. Elle voit dans cette magie une espèce de talent pour l’hypnose, lui permettant d’influer sur l’autre pour l’apaiser, le calmer.

Capacités physiques : Plus endurante que puissante, Cendres a développé une capacité notable dans l’art de la survie au détriment, en revanche, d’une force physique raisonnable. Elle est donc capable de marcher et de courir longtemps, repoussant la douleur, la fatigue et la faim autant que possible. S’il y a une chose que l’on peut lui reconnaître, d’ailleurs, c’est sa résistance face à la douleur. Elle l’accepte, la repousse dans un coin de son esprit et persiste, repousse ses limites physiques. Et, par-dessus tout, elle est agile. Souple, presque gracile, Cendres a décidé de compenser sa faiblesse physique notable par ces atouts.

Talents divers : L’observation. Il s’agit là de son plus grand talent. Cendres observe, enregistre, décortique et analyse. Et, puisque cela ne suffirait pas, elle dispose d’une mémoire considérable, impressionnante. Elle retient, tout. C’est même ce qui l’empêche de dormir, de trouver le repos. Son esprit ne semble vouloir lui laisser de répit. Sans cesse il ressasse les souvenirs, les informations et les détails. Il les décortique. C’est devenu un jeu. Analyser ce qui lui passe sous les yeux et imaginer la meilleure façon d’en tirer parti. Ainsi, Cendres connaît bien son environnement proche. La connaissance du terrain constitue, à ses yeux, un atout important.
Liste des maîtrises spécifiques :
- Faire du feu
- Taille de pierres tranchantes
- Traque et chasse du petit gibier
- Fabrique et pose de pièges rudimentaires
- Dépeçage et fumage de la viande
- Raclage et lavage des peaux et fourrure
- Tirer et tailler des lanières dans le cuir
- Cueillette, connaissance de deux types de baies comestibles et un type de racine

Équipement : Une peau d’ours dégrossie et tannée. Elle est percée au centre et lui permet de l’enfiler par la tête. Elle lui tombe jusqu’au milieu de ses cuisses et laisse ses bras maigres découverts. La peau lui confère d’ailleurs une silhouette bizarre, un peu voûtée et dissimule tout juste sa nudité tout en lui apportant un brin de protection. A cela ajoutez deux vessies d’animaux séchées refermées par des cordelettes en tendon. L’une lui sert d’outre d’eau, l’autre de sacoche renfermant des petits outils utiles dans la pose et réalisation de ses pièges : six lanières de cuir de longueurs différentes, de la mousse sèche, deux pierres pour le feu et quatre petites pierres tranchantes.

Apparence physique et charisme :
Taille : 1m75
Poids : 65 kg
Carnation : claire
Yeux : bleus gris
Cheveux : longs, blonds.
Des membres graciles, une stature trop haute, trop fragile. Elle est à la fois trop grande et pas assez imposante. Sa silhouette dérange. Elle est un subtil mélange de fragilité et de puissance. Des membres longs et fins, emplis de grâce qui se détachent d’un corps maigre et élancé. On devine des muscles, sous la peau, sous les tissus. Un corps entraîné, habilement marqué par le temps et l’effort.

La peau est pâle, presque délicate. Quelques cicatrices s’en détachent, çà et là. Discrètes, elles rappellent ce qu’elle a été, ce qu’elle a vécu. Les épaules, surtout, sont les plus marquées. Heureusement, une longue chevelure les recouvre. Il s’agit de cheveux d’un blond délavé, aussi ternes que le reste de sa carnation. Elle les tresse la plupart du temps pour dégager son visage. Ils sont longs mais elle n'en prend pas un soin particulier. Sa bouche, un peu trop grande et volontaire se démarque par des lèvres carmin, plutôt charmeuses. Elles rendent ses sourires plus aimables, plus joyeux aussi. Ses yeux, en revanche, sont bien incapables de s’exprimer de cette manière. Ils brillent d’un éclat dur et métallique. Ils ont la teinte d’un ciel d’hiver, mêlant habilement le bleu et le gris.

Le front haut, le nez droit et les pommettes saillantes, le visage de Cendres transpire une colère contenue, une violence enfouie. Un visage qui tranche avec la nostalgie que dégage le personnage. Il ne manquerait pas de grâce si on oubliait les regards froids et inquisiteurs. Ses sourires, d’ailleurs, l’embellissent d’une belle façon. Ils la rendent momentanément plus accessible, plus « humaine ». L’être éthéré et impénétrable s’estompe l’espace d’un instant, laissant derrière lui une subtile impression de regret ; la mélancolie d’une femme qui peine à trouver sa place dans un monde qui la rejette. Les penseurs et les rêveurs n’ont pas leur place dans un monde où seule est question de survie.


Caractère et personnalité :
Cérébrale - Observatrice - Discrète - Renfermée - Distante
Insomniaque

Elle sourit souvent. Pour elle-même surtout. Des sourires à la fois tristes et amusés. Des sourires de désillusion qu’aucun mot n’accompagne. Les silences de Cendres dérangent. Ils la rendent distante, incompréhensible. Troublante. Elle peut contempler des heures son environnement, sans un mot, sans un geste. Elle écoute. Tente de comprendre. Des questions fourmillent, torturent son esprit. Elle cherche des réponses. Elle ne dort pas très bien. Parfois plus du tout. Le sommeil, lorsqu’il la prend, en revanche, lui confère des nuits sans rêve. Une trêve.

Son regard, profond et cerné, est incisif, impitoyable. Il contemple avec cette même dureté la nature comme les hommes. Il ne juge pas, il observe, simplement. Il scrute et enregistre, sans répit.

Et lorsqu’elle parle, le silence se déchire, les hommes se taisent et écoutent. Elle possède cette capacité si particulière d’imposer sa présence et ses mots. Sans doute est-elle magnifiée par la rareté de ses paroles, par l’omniprésence de ses silences. Toujours est-il que lorsqu’elle parle, on ne l’interrompt pas. Lorsqu’elle parle, on pèse ses mots avec attention, conscient de détenir un bien rare, peut-être précieux.

Le reste du temps, son mutisme et ses regards la rendent gênante, ainsi, son entourage préfère l’éviter. Ils la laissent en paix et c’est mieux ainsi. Cendres aime lorsqu’on l’oublie. Elle peut alors s’adonner à ses tâches, mêlant explorations et observations. C’est de cette manière qu’elle aime se rendre utile. Jusque-là, elle n’a jamais failli au groupe. Ses découvertes et le fruit de sa chasse enrichissent le clan.


Histoire :

La neige n’a pas d’odeur, juste une présence suffocante, une mère possessive qui agrippe jusqu’à ce que le souffle vous manque, un poids constant. La neige étouffe les sons des créatures qui y dérivent. Les Cimes sont présences, consistances, et c’est ainsi que tous ceux qui sont originaires de cet endroit se reconnaissent ; elles laissent une marque indélébile sur ses créatures, y apposent leur sceau, leurs mystères ; elles enveloppent de leur souffle et possèdent.

Sortir, crever la surface pour commencer à exister.

La créature s’extirpe, et le monde, désolé, se dévoile à ses yeux. L’horizon, ligne fascinante, intime au voyage et à la découverte ; la solitude tourbillonnante du chaos la quitte peu à peu pour laisser place à une nouvelle expectative, de nouvelles craintes… Car elles viennent de quitter la protection du giron maternel pour affronter l’inconnu.

Cendres.

La conscience nouvelle vacille au contact de l’air si léger en comparaison à l’haleine des Cimes. Une simple petite flamme, voilà ce qu’elle est ; encore instable et craintive, elle découvre sa propre existence, réalise qu’elle pense, songe, rêve. Un frisson la parcoure à mesure que le poids de la vie s’impose à elle, léger, vertigineux, angoissant. Un instant, elle est tentée de faire volte-face, de replonger dans les brumes épaisses, d’y retrouver la protection réconfortante. Le froid la repousse. Les Cimes la rejettent, d’une caresse tendre et amère.

Avance, enfant des Cimes, car déjà, elles te renient. Va donc, explore ce monde, foule-le, hume-le. Créature faible et futile, tu n’es pas au-dehors pour rien ; les Cimes t’ont certainement laisser partir à dessein…

Et elles sauront te reprendre le moment venu.

Cendres.

Elle ne possédait qu’une conviction, intime. Cendres, tel était son nom. Elle formulait le mot, à voix basse. Elle se l’appropriait, elle le faisait sienne. Elle avait froid, faim aussi. Elle ressentait cette douleur qui la forçait à se vouter, à se tenir le ventre. Ces concepts-là, elle les connaissait déjà. Ils dictaient la survie. Sa survie.

Elle ne saurait dire combien de temps elle avait marché. Elle avait quitté les Cimes, elle était descendue vers le monde qui s’ouvrait sous elle. La faim, par moment, la laissait en paix. A d’autres, elle revenait la tirailler, lui rappeler ce qu’elle était et ce qu’elle risquait de devenir. Cette conscience aigüe de la mort l’accompagnait à chaque pas. Et celle de sa propre existence s’en trouvait alors exacerbée.

Elle voudrait dire qu’elle ne se souvient pas bien de ses premiers pas dans ce monde. Elle voudrait dire qu’elle ne sait pas très bien comment elle a entamé sa survie. Mais ce serait mentir. Elle n’oublie rien. Les souvenirs sont vifs, profondément ancrés. Ils ne la laissent jamais en paix. Surtout en ce moment alors qu’elle voudrait oublier, ne serait-ce que l’espace d’un instant.

Mais elle se souvient. Elle reconnaît, aussi, la providence qui a guidé ses pas. Elle a trouvé de la nourriture aux moments où elle se sentait prête à abandonner, un refuge quand ses jambes ne pouvaient plus supporter son corps malingre. La nuit touchait à sa fin lorsqu’elle tomba sur la carcasse d’un grand ruminant. Eventrée, à moitié consommée, elle offrait ses entrailles à la nuit tombante. L’odeur était terrible. Acre, tenace, implacable. De petits charognards s’étaient amassés autour de la bête. Elle s’était avancée, timide d’abord puis attirée par la vie grouillante autour du cadavre. Les charognards les plus craintifs avaient fui, les autres avaient grogné. Elle avait hésité, un instant, puis elle les avait rejoints, taillant sa place à coup de poings et de grognements. Elle avait plongé ses doigts dans la chair pourrissante, y avait trouvé de quoi se repaître. Elle s’était blottie contre la bête, cherchant la chaleur emportée par son agonie. Et elle avait dormi. D’un sommeil agité par des phrases qui ne trouvaient sens.

Elle se souvient de Lui, aussi. Sa première rencontre. Le premier homme. Il l’avait tiré de son sommeil d’un grognement, elle l’avait regardé s’approcher tandis qu’elle se blottissait contre le cadavre. Il l’avait secoué d’un coup de pied, elle avait bondi en hurlant. Ils avaient crié à l’unisson, tout aussi terrifiés l’un que l’autre. Il était nu, elle était couverte de sang. Puis il avait été le premier à retrouver ses esprits, à lui tendre une main secourable. Elle était faible, lui plus confiant, plus fort aussi. Ils avaient mêlé leur destin, ancré leur survie dans l’autre. Il lui apprenait ce qu’il avait lui-même découvert de ses jours de survie. Il parlait, beaucoup, partageait ses connaissances, s’épanchait sur ses doutes. Elle l’observait, l’écoutait. Parfois, elle intervenait, lui faisant remarquer le fruit de ses propres observations et réflexions. Ils discutaient, expérimentaient, recommençaient. Il leur fallait apprendre à survivre, ensemble.

Il s’appelait Kern. Son souvenir est encore douloureux.

Leur rencontre ayant été le fruit du hasard, la fortune leur sourit une seconde fois lorsqu’ils tombèrent sur des Guetteurs occupés autour d’une ourse cinq jours plus tard. Ils avaient observé ces créatures de loin, avec une crainte grandissante. Ils n’étaient pas comme les autres prédateurs. Leurs gestes étaient désordonnés, chaotiques. Ils ne semblaient pas complètement guidés par leur instinct de survie. Il semblait y avoir autre chose. Un brin de démence, un soupçon de conscience. Ce jour-là, plutôt que de fuir, poussés par la famine, le désespoir et la terreur, ils décidèrent d’agir. Ils mirent le feu à une clairière voisine, profitant de la sècheresse des herbes pour répandre une fumée opaque et étouffante. Les Guetteurs avaient hurlé. De terreur et de dépit. Ils avaient abandonné leur proie. Kern et Cendres s’étaient cachés, à l’affût du moindre danger. Ils avaient observé la lente agonie de l’ourse. Puis ils s’étaient servis.

Ils étaient à l’aube de leur septième jour ensemble, ils avaient appris à saisir du petit gibier mais jamais, au grand jamais, ils n’avaient espéré posséder un tel butin. Dépecer l’animal s’avéra complexe, impossible même. Les pierres d’ordinaires si tranchantes peinaient à découper le cuir épais de l’animal. Conserver la viande n’était toujours pas envisageable. Ils mangèrent ce qu’ils purent puis ils extirpèrent tant bien que mal la fourrure. Elle était imposante. Immense en comparaison de ces deux petits rongeurs dont ils avaient su faire leur festin. Lourde aussi. Kern s’en fit une pelisse. Cendres tira de l’animal la vessie et l’estomac. Elle les gonfla à plusieurs reprises puis décida qu’elle saurait leur trouver une utilité.

Comble de leur fortune, l’absence de leur mère avait attiré son unique progéniture hors de sa tanière, à la recherche de nourriture. Cendres s’était jetée sur lui et avait enserré son cou sans aucune pitié. L’animal s’était débattu, écrasé sous le poids de la jeune femme. Ses griffes avaient lacéré ses bras, en vain. Cendres ne lâcha pas. L’ourson mourut et la forêt leur offrit un nouveau butin. Le lendemain, le couple accueillit un nouvel errant. Thorn. Il était immense, battit comme un tronc et aussi épais qu’un roc. Sa voix était grave, profonde, un peu caverneuse. Il ne parlait pas autant que Kern mais se montra de bonne compagnie.

La quatrième et dernière âme vint agrandir le groupe deux jours plus tard. Elle s'appelait Phil. Ils n’avaient pas d’expérience, tous, mais ils avaient la volonté de survivre. Kern s'était mis en tête d'améliorer la peau d'ours qu'ils avaient récolté. De la retailler et de la retravailler, d'en faire une véritable protection contre le froid et les coupures. Thorn nous faisait profiter de ses talents de sculpteur, travaillant le bois avec des pierres et produisant le feu avec une habileté sans nom. Phil, aidée dans un premier temps par Cendres, s'était trouvé une qualité dans la cueillette et la récolte de plantes comestibles. Cendres s’était également plu à observer la nature qui l’entourait. Très vite, elle s’était prise au jeu de pister et traquer les animaux qui peuplaient les environs. Il lui fallut d’abord distinguer ce qui était comestible et ce qui était un prédateur pour elle. Elle avait déjà eu l'occasion de s'attaquer au bas de la chaîne alimentaire mais sans véritable succès. Ses prises avaient été jusque-là de véritables coups de chance. Bien décidée à mettre à profit le fruit de ses précédentes tentatives et de ses nouvelles observations, Cendres se lança dans la traque. Ainsi, à l’aide d’un bâton qu’elle s’était appropriée, elle devint chasseuse.

Naturellement, chacun dans le groupe se mit à déterminer ses forces et ses faiblesses, à développer ses particularité, prêts à s’appuyer sur celles des autres si nécessaire. Chacun trouvait sa place, son équilibre dans le groupe. Pour la première fois depuis leur éveil, ils envisageaient un moyen concret de survivre, profitant de la générosité des abords de la forêt. Puis la mort frappa. Les Guetteurs emportèrent Thorn. Ils poussèrent les survivants à la fuite. De nouveau la mort les rattrapait. De nouveau il était question de survie primaire. Phil fut blessée trois jours après l’attaque alors qu’ils progressaient en direction du lac par les plaines, ralentissant considérablement le groupe. Kern voulait pousser vers les montagnes au sud, vers les Cimes.

Tout comme Cendres, il était un Cime. Il était apparu plus haut même. Il avait vu la terre qui s’ouvrait sous lui lorsque son existence avait commencé. Il avait pu apercevoir la prison qu’on lui réservait. Kern voulait reprendre de la hauteur, rejoindre les Cimes et passer un col qu’il pensait avoir aperçu, franchir les montagnes et découvrir le reste du monde. Celui qu’il n’avait pu embrasser du regard, celui qui se trouvait derrière les montagnes. Phil n’était malheureusement pas en mesure d’entamer un tel périple malgré ses talents de guérisseuse. Sa blessure était grave et ralentissait le groupe. Elle désirait rejoindre le lac, les eaux qui l’avaient vu émerger.

Tous les choix que Cendres avait été amenée à faire avait été dictés par la survie. Jusque-là, elle avait toujours agi par nécessité, suivant ses instincts au-devant de ses appréhensions. Et pour la première fois depuis sa courte existence, Cendres ne savait pas ce qu’elle devait faire. Le lac constituait un environnement relativement connu et maîtrisé mais, chaque fois qu’elle croyait entendre le murmure d’un Guetteur, son regard se tournait instinctivement vers les Cimes. Celles qui l’avaient vu émerger, celles qui lui avaient conféré une nouvelle existence. Que se situait-il au-delà de cette frontière ?

J’ai fait un choix ce jour-là. Je ne dois pas le regretter. Il fallait faire un choix. Pour moi, pour ma survie, mais aussi pour tout ce en quoi je voulais croire. J’ai opté pour le Lac, pour Phil.

Nous avons dormi une dernière fois, tous les trois. Un sommeil sans rêve. Kern m’a remis sa pelisse, cette peau d’ours qui avait scellé notre entente, confirmé notre survie. Je lui ai offert mon bâton, celui que j’avais taillé jour après jour, mon outil le plus précieux.

Puis Kern nous a quitté, déçu et terrifié. A plusieurs reprises, j’ai été tentée de me retourner, d’observer sa progression, de rebrousser chemin même. Puis l’état de Phil s’est aggravé, il n’était plus question que de sa survie. De la mienne aussi. Nous ne chassions plus. Nous avancions péniblement. Nous cueillions ce que nous trouvions, poussées par la faim et le désespoir. Nous nous endormions tremblantes, emplies d’appréhension envers le jour suivant.

Phil est morte désormais. Nous contournions le lac, tout près du lieu où elle avait échoué. Je l’ai rendue au lac. C’est ce qu’elle aurait aimé. Je suis seule et je regarde les Cimes. J’ai dépensé toute mon énergie pour rejoindre cette étendue d’eau, pour m’éloigner du dernier être connu. Mais je ne me fais pas d’espoir quant à sa survie. Les Cimes sont inhospitalières. Elles donnent naissance à autant d’âmes qu’elles en reprennent.

Kern est mort. Phil est morte. Et moi, je dois survivre. Coûte que coûte. Je dois retrouver des forces, chasser, me nourrir. Je dois trouver un groupe. Seule je ne m’en sortirai pas. Seule je ne survivrai pas.

Seule. Je suis seule.


En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Lilie pour les intimes !
Age : Bientôt 25 ans D=
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?
Je passe toutes les semaines, je répond au minimum une fois par semaine sauf en cas d'absence mais je préviens dans ce cas ;)

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?
Via les topsites dans un premier temps si j'me souviens bien puis via une recherche sur le net, je cherchais de nouveaux forums de rpg dans lesquels je pouvais m'épanouir.

Avez-vous des remarques à propos du forum ?
Hé bien il est très original et c'est ce qui m'a plu ! Je ne suis pas familière des thèmes "survies" et du genre donc soyez un peu indulgent si vous voyez que je fais des choses pas cohérentes et surtout dites le moi x) Surtout au niveau temporalité car j'ai un peu de mal à me situer sur ce forum, je dois bien l'admettre.


Cesse de compter les jours.

Pourquoi l'assoiffé qui voit l'eau à l'horizon reste-t-il dans le désert ?
Hiss
Administrateur
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Messages : 88

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Sam 25 Mar 2017 - 17:07

Hiss souleva un gros rocher et se glissa hors de son terrier. Elle avait patienté longuement que Cendres termine son récit, avant de décider de sortir de son trou. Elle fit quelques pas vers sa congénère, puis s'immobilisa pour s'épousseter sommairement.
"Hé bien, apparemment ça le fait. Oui, ça le fait. Bravo."
Elle tendit la main vers Cendres pour lui donner une feuille de marronnier toute froissée et trouée, puis elle s'en alla, couverte de poussière et de terre, vers une destination inconnue.


Phrases de Cendres :

- Cesse de compter les jours.

- Pourquoi l'assoiffé qui voit l'eau à l'horizon reste-t-il dans le désert ?





Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
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