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L'insondable [J21 - Important - Solo][Clos]
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Néphara
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Échouée
Métier : Cueilleuse - Sculpteuse
Groupe : Clan des Oubliés
Fiche de présentation : Fiche
Journal : Traces
Mer 13 Sep 2017 - 23:19

Quelque chose creusait. Dans ses poumons, et son cœur, entre ses côtes, quelque chose creusait. Un insecte terrible, si petit, si insidieux, mais ravageur. Il grattait, lentement, les chairs, les muscles et les os. Il se nourrissait, lentement, prenant son temps. Et petit à petit, se frayait un chemin en plein dans son cœur. Une place confortable, au chaud, une place où il serait gorgé de sang. Ça faisait mal. Ce n’était pas insoutenable, mais c’était douloureux. Et le son de ses grattements devenait difficile à écouter. Néphara était étendue par terre. Les bras et les jambes écartées. Le gris avait envahi son regard, tandis qu’elle écoutait les grattements tout en observant le ciel. Elle sentait que quelque chose avait prit vie, entre ses côtes, et ça lui faisait mal. Elle ne comprenait pas ce que c’était, mais ça la rendait triste. Ça lui faisait penser à Cécil, et à cette question qui résonnait sans cesse dans sa tête.

Et si elle lui avait tenu la main ?

Vivre était devenu difficile. Elle avait passé la journée de la veille à errer, encore une fois, après sa rencontre avec l’homme sans soleil, dans le vents frais. Elle revoyait ce vide qu’elle avait contemplé en goûtant sa chair. Comme si le mal qui l’avait affecté, avait dévoré tout son être. De lui n’était resté qu’un corps blessé et désarticulé, un esprit meurtri et perdu. Elle repensait à son regard fou, qui tournait partout, cherchait désespérément quelque chose. Il avait perdu le soleil, et il ne pouvait plus vivre sans lui. Alors Néphara se demandait si elle allait devenir comme lui, à force d’avoir perdu Cécil.

Et si elle lui avait tenu la main ?

Le glas de cette question enragea l’insecte qui grattait. La douleur l’envahit brutalement, et elle se recroquevilla sur elle-même en laissant échapper un sanglot. Aladar vint vers elle, se coucha devant elle et chercha son visage de son petit museau tiède et humide. Il était toujours si attentif et réceptif aux émotions. Il sentait tout, encore plus sûrement que Néphara elle-même. L’Échouée demeura un instant recroquevillée, cherchant à faire partir cette douleur. Elle attendait que l’insecte en colère se calme, elle repoussait la question qui revenait encore et encore.

Avant que la douleur ne disparaisse complètement, un bruit étrange parvint aux oreilles de Néphara. Elle ne l’entendit pas distinctement, à cause de ses sanglots, de son souffle et de celui d’Aladar. Mais elle s’était relevée instinctivement. Immobile, elle attendait, attentive. Il passa quelques secondes, et le bruit lui parvint à nouveau. Ce n’était pas un bruissement, pas un animal. Mais c’était quelque chose. Fronçant les sourcils, les sens en alerte, sans s’en rendre compte, son instinct prenait le dessus pour la pousser à se relever et à reprendre son chemin. Car une partie d’elle aurait aimé devenir comme les fleurs gelées, et ne plus rien sentir, et ne plus rien représenter pour le monde.

Récupérant ses affaires au sol, flanquée d’Aladar, elle avança dans ce qui lui semblait être la provenance du bruit. Il faisait encore un peu sombre, il était tôt. Néphara n’avait pas beaucoup dormi, elle avait surtout dormi la veille, en fait. Elle était toujours dans les alentours de la forêt, elle n’avait pas beaucoup avancé depuis… depuis. Le bruit se fit encore entendre. Ce n’était rien d’intelligible, mais ça lui semblait venir de quelqu’un, ou de quelque chose. Une chose qui articulait des sons avec sa bouche. Mais c’était étrangement effrayant. Ce n’était pas des gens comme elle, qui parlaient entre eux. Ce n’était pas un cerf qui bramait.

Suivant toujours ces étranges sons, elle se rapprocha petit à petit de quelque chose qui ressemblait à une caverne mais en plus petit. Elle ne pouvait pas y entrer en se tenant debout. Aladar aurait pu s’y faufiler par contre. Ce dernier était droit, la queue dressée, le regard concentré. Lui aussi écoutait les sons, et essayait d’identifier la menace. Néphara resta un moment immobile, tenant sa lance d’une main, elle posa l'autre sur les roches d’où provenaient les bruits. Elle attendit de les entendre à nouveau. Ils se manifestèrent. Son regard se ternit, et Aladar grogna légèrement. C’était comme si quelqu’un, ou quelque chose toujours, pleurait ou souffrait, et pourtant, Néphara n’avait aucune envie de s’aventurer là dedans pour aller voir de quoi il retournait. Mais quelque chose l’attirait. Elle sondait la noirceur terrible de ces roches, et chercha à apercevoir quelque chose. Comme lors de son éveil, lorsqu’elle avait contemplé l’abîme du lac, espérant désespérément y voir une créature géante serpenter. Le cœur battant dans ses oreilles, le souffle lent, elle se pencha encore davantage et observa le noir, tandis qu’elle entendit encore les plaintes...



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Mer 13 Sep 2017 - 23:53

Une femme et un chien s'approchent d'une cavité obscure en entendant une plainte lente. Des gémissements profonds, résonnant sur la roche sombre, des pleurs terrorisés. Un écho funeste.

Là si leurs yeux s'habituent au manque de lumière, quelque part où la grotte est légèrement plus haute qu'à l'entrée si bien qu'on pourrait s'y tenir debout sans difficulté, se tient une silhouette d'homme en position accroupie, les mains sur le visage, semblant regarder en dessous de lui. On ne parvient ni à deviner les traits de son visage ni à observer précisément les contours de son corps, la grotte est si sombre qu'il est impossible de savoir s'il regarde vraiment dans la direction vers laquelle son visage est tourné, et surtout qu'on ne sait vraiment pas ce qu'il est en train de regarder ni quelle est la cause de son traumatisme.

Mais un traumatisme semble avoir été vécu, en effet, c'est cette silhouette qui sanglote et gémit sans s'arrêter. De face par rapport à l'entrée de la grotte d'où vient Néphara, l'homme doit avoir remarqué cette dernière alors qu'il se met à répéter :

- A l'aide ! Aidez-moi par pitié, venez m'aider...

Sa supplication est ponctuée de sanglots, sa voix vibrante semble indiquer une panique profonde, une terreur viscérale, comme si la situation était profondément désespérée.

- Aidez-moi, je vous en prie... supplie-t-il continuement.

Et son corps vacille d'avant en arrière très lentement, alors qu'il reste toujours accroupi dans la même position les mains sur la tête et les coudes collés à ses genoux. Il ne s'avance pas, il ne bouge pas, et il demande sans cesse de l'aide en paniquant.

Si Néphara tente de s'en approcher, la silhouette ne bougera pas, elle ne changera pas de position, elle ne se lèvera pas, elle continuera ses supplications sans s'arrêter.

Et c'est uniquement en s'approchant très près qu'elle pourra voir que le corps de la silhouette humanoïde est d'un noir profond et opaque et que son visage - lui - est entièrement blanc.
Néphara
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Échouée
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Journal : Traces
Jeu 14 Sep 2017 - 17:02

« A l’aide ! Aidez moi par pitié, venez m’aider ! »

La plainte, intelligible, vive et distincte fit sursauter Néphara. Aladar aboya de surprise et un peu de peur aussi. Il était en posture de défense, et semblait presque froncer les sourcils. La jeune Échouée ne savait pas quoi faire. La plainte était déchirante, une détresse était palpable, comme si elle s’était matérialisée, comme une ombre envahissante et larmoyante. La réaction la plus spontanée que Néphara pouvait avoir, c’était de s’engouffrer dans la grotte et d’aller aider la chose, la personne visiblement, qui semblait désespérée. Mais elle sentait quelque chose qui n’allait pas. Pendant un moment, elle resta à regarder Aladar méfiant et à réfléchir, jusqu’à qu’une plainte déchire à nouveau le silence.

« Aidez moi, je vous en prie… »

Reportant son regard sur l’entrée de la caverne, elle déglutit et fit un pas en avant. Aladar poussa un couinement, comme pour la dissuader d’y aller. A ce moment là, Néphara sut avec certitude qu’elle allait au devant du danger, Aladar ne se trompait jamais. Mais il fallait qu’elle sache ce que c’était. Et qui sait, peut-être que tous les deux se trompaient ? Peut -être qu’il y avait vraiment une personne en détresse à l’intérieur ?

« Reste ici Aladar, je reviens vite… »

Elle chuchota presque, de peur que la chose ne l’entende. Elle voulait essayer d’être discrète, de ne pas se faire voir, comme lorsqu’il faut chasser une proie. Pouvoir l’observer, en apprendre davantage, avant de savoir comment l’attaquer, ou s’il fallait fuir. Elle posa ses sacs à côté de son compagnon, qui s’assit à côté. Il avait comprit qu’il devait attendre et veiller aux alentours. Néphara lui sourit, serra sa lance contre elle, et se plia en deux pour passer l’entrée de la caverne. Il faisait tellement sombre, elle n’arrêtait pas de se cogner les épaules et les genoux contre les parois.

Après quelques pas, elle atteint un endroit où elle pouvait se redresser et se tenir debout. Mais elle n’y voyait pas plus. Sa respiration s’était accélérée, elle prit un instant pour se calmer et redevenir aussi silencieuse que possible. Elle n’esquissa pas un mouvement, espérant pouvoir apercevoir quelque chose, à force de scruter le noir. Et au bout d’un moment, quelque chose se dessina. Une silhouette, remuante, d’où émanait toujours ces plaintes étranges. Néphara ne réfléchissait plus, à ce moment là, comme une survivante, mais comme un animal. L’animal qu’elle était au fond d’elle.

Consciente de son désavantage, elle s’accroupit, très lentement, et fit deux pas, très lentement de nouveau, en arrière. Elle espérait que la silhouette ne regarda pas vers elle, ainsi, même habituée à l’obscurité, elle ne la verrait pas tout de suite. Immobile, presque au sol, la poigne serrée sur sa lance, elle darda plus intensément son regard vers la créature.

Elle ne distinguait que ses mouvements, répétitifs, et parfois, il laissait échapper sa plainte, qui finalement, ressemblait à toutes les autres. Au bout d’un moment, elle finit par se dire que ce n’était qu’un être perdu, peut-être comme l’homme sans soleil. Il avait sûrement besoin d’aide, ou d’être achevé, elle n’avait sûrement rien à craindre. Et à l’instant, où elle esquissa un léger mouvement en avant, elle discerna une clarté au niveau de son visage. Fugace, comme un mirage, Néphara en fut pourtant troublée, et en équilibre, elle manqua de trébucher en avant. Sa lance frôla la paroi, et le bruit se répercuta faiblement dans la caverne.

Les yeux écarquillés, son équilibre récupéré, Néphara savait que le danger était désormais imminent. Qu’elle ait rêvé ou non, elle devait se tenir prête à rebrousser chemin aussi vite que possible. Interdite, elle ne bougea plus, arrêta même momentanément de respirer et ne décrocha pas ses yeux de la silhouette, attendant de voir si elle avait prit conscience de sa présence…

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Sam 16 Sep 2017 - 15:09

- A l'aide, aidez-moi par pitié venez m'aider. Aidez-moi je vous en prie. A l'aide, aidez-moi par pitié venez m'aider aidez-moi je vous en prie. A l'aide, aidez-moi par pitié venez m'aider aidez-moi je vous en prie à l'aide aidez-moi par. Pitié venez m'aider. Aidez. Moi je vous en. Prie.

Les phrases se répétaient dans une plainte presque continue, alors que la jeune femme s'était rapprochée, la chose s'était mise à accélérer ses propos. Et plus elle les disait plus sa phrase, qui était toujours la même, semblait perdre son sens. C'était comme si les mots étaient dits machinalement, et que la plainte elle-même n'avait rien de réel. Le ton sanglotant se poursuivait, mais perdait toute sa logique. Tout paraissait factice. Certains mots se collaient l'un à l'autre sans raison, les accentuations et les pauses du dialogues paraissaient aléatoires.

- A l'aide aidez-moi par pitié venez m'ai. Der aidez-moi je. Vous en prie.

Et il restait dans sa position assise, les mains sur le visage, sans bouger si ce n'est s'agiter d'avant en arrière. Sa position était tellement figée qu'on avait l'impression qu'il n'était fait que d'un bloc, et qu'il n'y avait - en réalité - pas moyen pour lui de changer de position. Comme si ses mains étaient en fait soudées à son visage, et que son corps n'était qu'une pâle imitation d'un humanoïde en position accroupie.

- A... l'aide. dit-il.

Et tout en disant cette phrase, son corps s'écrasa soudain sur lui-même, comme si toute la silhouette humaine avait été un muscle contracté que l'on relâchait, devenant bien plus fin et plus petit, et on put voir en dessous du corps un trou creusé dans le sol, par lequel un membre noir sortait : la fin du membre étant le corps accroupi, comme si le corps humanoïde était en fait la main d'un bras étrange. Le membre tout entier rentra subitement dans le sol juste après que le corps se soit rétracté, ne laissant plus rien à la surface.

La vraie chose dont il fallait se méfier était sous le sol.

Le sol de cette grotte n'était pas de pierre, mais de terre. Chose anodine, presque impossible à remarquer au premier regard, mais qui avait soudainement une importance terrifiante.

Néphara pourra entendre le bruit crissant et discret d'une chose large qui se mettait à creuser très rapidement dans sa direction. La créature voulait se rapprocher de Néphara.

Il serait aisé de supposer qu'elle avait espéré que la jeune femme s'approche suffisamment de la silhouette pour ne pas avoir à se rapprocher elle-même, mais qu'elle avait perdu en patience en constatant que Néphara ne s'approchait pas.
Néphara
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Journal : Traces
Sam 16 Sep 2017 - 17:10

« A l'aide aidez-moi par pitié venez m'ai. Der aidez-moi je. Vous en prie. »

Les plaintes n’avaient même plus de sens.

« A... l'aide », dit une dernière fois la créature, comme si sa voix s’éteignait.

Et soudain, la silhouette sembla se dérober. Néphara aperçu les mouvements dans l’obscurité. Elle vit la silhouette se mouvoir comme pour reprendre sa forme initiale, avant de disparaître sous le sol. Stupéfaite, elle avait collé sa main libre sur sa bouche tandis que la créature bougeait. Elle prenait désormais pleinement conscience que depuis le début, elle était la proie.

Lorsqu’elle entendit les bruits de grattement dans le sol, elle repensa au grattement qu’elle avait ressenti dans son corps, un peu plus tôt. Sans perdre plus de temps, elle pivota et se rua vers la sortie de la caverne. Elle était dans un goulet étroit, et maintenant qu’elle entendait le monstre se déplacer dans le sol, elle s’aperçut que ce même sol n’était pas en pierre. Elle devait sortir vite, et se percher quelque part.

Malgré la peur, elle garda un minimum de sang froid, et parvint à ressortir de la caverne sans se cogner comme lorsqu’elle était entrée. Une fois dehors, elle trébucha et se rattrapa, à quatre pattes, sur le sol. Aladar aboyait furieusement, mais la lumière soudaine l’aveuglait. Elle entendait encore les bruits sous terre, elle devait réagir vite.

Roulant sur le dos, elle observa la caverne. Elle n’était pas lisse, peut-être pas elle, mais Aladar au moins, pouvait escalader un peu pour se mettre à l’abri. L’Échouée se redressa en quatrième vitesse, attrapa ses sacs, et tendit vivement le bras vers la partie surélevée de la caverne.

« Grimpe Aladar ! Vite ! Grimpe ! »

Troublé, l’animal mit quelques secondes à réagir. Mais un bruit plus intense, comme une secousse, le décida à courir et sauter sur les roches. Il était plus petit, plus agile, il n’aurait pas de mal à aller vers le plus haut point de la caverne. Peut-être qu’on pouvait fuir par la forêt une fois tout en haut ? Sans réfléchir plus que ça, Néphara se rua elle aussi sur les rochers, mais pieds nus et avec sa lance, c’était une autre histoire. Elle exhortait Aladar à continuer sans l’attendre, de toutes façons, elle ne pourrait pas aller tout en haut.

Aladar avait atteint les hauteurs, et il la regardait. Il avait arrêté d’aboyer, mais son regard était effrayé. Il s’assit et poussa quelques glapissements, comme pour encourager Néphara a accélérer. Mais la jeune femme avait atteint le plus haut point qu’elle pouvait franchir. Elle était trop grande et lourde pour espérer monter encore sans faire céder certains morceaux de roche friable. Mais elle était bien sur de la roche, et pour le moment, c’était tout ce qui comptait.

Se retournant tant bien que mal pour être dos aux rochers, et face à l’horizon, elle releva la tête pour apercevoir son chien. Il était calme, inquiet mais calme. Essoufflée, Néphara reporta son attention devant et sous elle, sa poitrine se soulevait rapidement, elle était hors d’haleine. Et tandis qu’elle avait encore l’impression d’entendre les plaintes de la créature se répéter, elle discerna des mots différents. Comme si, quelqu’un lui parlait, là, à côté d’elle. Mais elle n’était pas sûre de tout saisir, elle était trop secouée, trop concentrée sur l’entrée de la caverne, plus bas.

Des corps… Des corps se broient dans l’obscurité…

Elle remua la tête comme pour chasser un insecte sur son visage. Elle n’arrivait pas à savoir si c’était la panique, ou le monstre qui allait bientôt venir à sa rencontre, ou autre chose.

Des corps se broient dans l’obscurité. Le sang… Le sang se mélange en son sein.

Sa respiration s’était calmée, malgré le trouble. Elle entendait résonner ces mots au fond d’elle, et revoyait la silhouette suppliante se mouvoir et disparaître comme si elle n’avait jamais été là. Des corps se broient dans l’obscurité… …

Elle était prête.


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Lun 18 Sep 2017 - 18:53

Une jeune femme escalade des rochers pour essayer de s'écarter de la terre qu'elle craint. Elle a tenté de deviner le point faible de la créature qu'elle affronte, malheureusement elle ne pouvait pas avoir de certitudes. Là est l'inquiétude qui entoure toujours ce qui nous est étranger : on ne peut pas savoir à quoi s'attendre.

Le hasard mêlé au réel pourra décider de l'efficacité de la décision de la jeune femme.

1 - 2 : Désastre.
3 - 7 : Malchance.
8 - 15 : Frayeur.
16 - 20 : Rien.

Le désastre tombe.

Alors que la jeune femme était restée immobile sur la roche friable, elle ne percevait plus le bruit de la bête souterraine. Elle pourrait se demander si la créature s'en était allée, si elle avait poursuivi son chemin plus loin jusqu'à se perdre, ou bien qu'elle serait revenue sur ses pas en abandonnant la traque. Mais aucune de ces réponses n'était juste.

Sans se faire attendre, surprenant Néphara avec une rapidité monstrueuse, un colossal cou noir surmonté d'une gueule noire ouverte sortit de terre - en dessous d'elle - en montant prodigieusement vite vers la jeune femme.

Le Sort voulut qu'elle ne fusse pas assez haut ni assez rapide pour éviter les dents du monstre.

La chose attrapa puissamment la jambe de Néphara de ses crocs, perçant la chair de son mollet, et la fit basculer en avant en l'emportant avec force pour la faire s'écraser au sol.

La jeune femme chuta sans pouvoir retrouver son équilibre, et son corps heurta le sol avec violence, la jambe blessée et ensanglantée.

Elle pourra voir la créature qui lui faisait face être formée de deux entités qui sortaient du sol. D'une part, devant elle, le cou terriblement long de la créature sortait de terre par un trou, il était surmonté d'une tête noire sans yeux possédant une gueule colossale pleine de dents, qui avait broyé sa jambe quelques instants plus tôt et s'était retirée pour revenir au dessus d'elle - la tête allait certainement l'attaquer à nouveau pour tenter de la tuer. D'autre part, en retrait, derrière, encore légèrement caché dans la grotte, le visage blanc du corps sombre restant à l'état accroupi - qu'elle avait pu voir plus tôt supplier et pleurer - sortait de terre par un autre trou. Entre ses mains qui étaient plaqués sur son visage, le visage blanc semblait observer la jeune femme.

Entre le cou noir et le visage blanc, il y avait un espace d'environ trois pas, ce qui supposait ainsi la longueur du corps de la créature qui restait sous terre.
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Lun 18 Sep 2017 - 18:53

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Néphara
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Lun 18 Sep 2017 - 21:45

Des corps se broient… se broient… Le sang se mélange…

Ces mots tambourinaient dans sa tête, au moment où elle vit, comme au ralenti, l’énorme forme noire percer le sol et remonter jusqu’à elle. Puissant, inéluctable, elle ferma les yeux et se prépara au choc. Elle était prête, que la chose la happe ou non, elle était prête, à se battre ou à mourir.

La douleur fut immédiate. Elle sentit le claquement dégoûtant des énormes et multiples dents sur la chair de sa jambe. La force de la créature lui arracha un cri grave, tandis que lacérant sa jambe, l’espèce d’énorme cou la jeta violemment au sol. Le choc fut rude, sa tête et son dos heurtèrent sévèrement la terre. Quelques courtes secondes passèrent, Néphara parvint à rester consciente. Elle avait l’impression de ne plus avoir sa jambe, mais elle n’avait pas le temps de regarder. La monstruosité se tenait juste devant elle, dressée, prête à frapper une nouvelle fois.

Le souffle fou, court et rapide, tournant ses yeux paniqués dans tous les sens, elle chercha le meilleur moyen d’échapper à la mâchoire furieuse qui la menaçait…

Premier lancer de dés
1 – 3 : Néphara ne s'aperçoit pas que le monstre l'observe d'un peu plus loin, avec son visage blanc, et agit en conséquence…
4 : Néphara prend conscience que c'est le visage blanc qui l'observe un peu plus loin, et agit en conséquence…

Second lancer de dés
1 – 2 : Quelqu’un vient…
3 – 6 : Une pente tout près offre à Néphara une chance de s’éloigner rapidement du monstre, en roulant
7 – 9 : Néphara tente d’envoyer sa lance de toutes les forces dont elle dispose encore :
- Sur le visage blanc, si 4 au dé précédent
- Sur le cou, si entre 1 et 3 au dé précédent
Son lancer réussit, et elle s’ôte de la portée du cou, en roulant un peu sur le côté.
10 – 12 : Néphara tente d’envoyer sa lance de toutes les forces dont elle dispose encore :
- Sur le visage blanc, si 4 au dé précédent
- Sur le cou, si entre 1 et 3 au dé précédent
Son lancer échoue, et elle s’ôte de la portée du cou, en roulant un peu sur le côté.



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Lun 18 Sep 2017 - 21:45

Le membre 'Néphara' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'd4' :

#1 Résultat : 4

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#2 'd12' :

#2 Résultat : 3
Néphara
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Lun 18 Sep 2017 - 22:01

Dans l’instant où elle tourna la tête, avant de repérer sa potentielle échappatoire, le regard de Néphara fut attiré par quelque chose. Ses yeux s’arrêtèrent sur une forme, un peu plus loin. Elle reconnut la forme qu’avait prit le monstre pour l’attirer, mais surtout, cette clarté qui l'avait tant troublé, dans la grotte. C'était un visage, son visage. Blanc, étrange, inquiétant, qui semblait l’observer. Elle remonta la tête vers le cou, et comprit que la chose énorme ne la voyait pas, mais que c’était ce visage sans regard qui pourtant possédait la vue. Mais peu importait pour le moment.

Il y avait une pente. Une petite pente, un peu courte, mais une pente. Le monstre faisait des trous dans le sol pour attaquer, il était gros. Peut-être que si elle s’éloignait assez loin, si elle l'obligeait à bouger encore, il ne la suivrait pas, ou qu’elle aurait temps de trouver une nouvelle façon de lui échapper ? Mais comment… Il était dans le sol, il était énorme, elle ne pouvait pas se relever, pas se cacher, elle n’avait même plus de jambe – du moins c’est l’impression qu’elle avait.

Mais elle n’avait pas plus le temps de réfléchir maintenant que précédemment. N’écoutant plus que son instinct, ignorant le tambour des voix dans sa tête, elle s’élança en roulant vers la pente. La douleur était terrible. C’est à ce moment qu’elle comprit qu’elle avait peut-être encore sa jambe, mais sûrement dans le plus piteux des états. Roulant, du mieux qu'elle le put, la douleur lui tira à nouveau un cri, bien que l'Échouée s'efforçait de serrer les dents. Elle avait déjà eu mal. Elle ne devait pas laisser la douleur la submerger, elle devait rester consciente, et alerte.

Et enfin, elle sentit la pente l’emporter et la faire légèrement gagner en vitesse. Elle avait mal, et elle avait toujours peur. Elle repensait au visage blanc, caché entre les mains du monstre, qui l’observait. Autant qu’elle le pouvait, elle accompagnait la force naturelle de la pente avec son corps, tout en espérant que ses observations monstrueuses fussent juste. Peut-être qu’il ne la suivrait pas...



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Mar 19 Sep 2017 - 12:22

Une jeune femme dévale une pente en espérant échapper à la bête qui souhaite l'avaler. Sa progression est rapide, la courbure du sol lui permet de prendre en vitesse encore davantage. Néphara ne peut plus voir la monstruosité de là où elle se trouve, sa tête tournante ne lui permettant pas de regarder en précision autour d'elle. La question qu'elle posait : peut-être que la bête ne la suivrait pas ? Elle n'avait aucune certitude à ce sujet, quoi qu'il en soit elle n'entendait et ne voyait rien d'autre que la forêt. Les troncs qui cachaient la vue, les branches qui bruissaient et masquaient l'ouïe.

Elle aurait pu s'arrêter, la jeune femme n'aurait pas entendu quoi que ce soit d'autre. Une fois la pente dévalée, aucune information sensorielle ne pourra lui certifier quoi que ce soit. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait de la terre sous le corps, comme toujours, et que sa jambe continuait de saigner.

Au bout d'un certain temps, qui pourrait sembler interminable à la jeune femme, une petite information pourra lui venir à l'oreille. Il fallait avoir l'ouïe fine, précise. L'oreille tendue et attentive, mais l'information était là : quelque part, dans une grotte, quelque chose recommençait à sangloter. Cela venait de plus haut.
La créature avait fait demi tour, était retourné dans la grotte, et avait repris l'activité qui avait attiré Néphara initialement. Elle pleurait et sanglotait, elle se plaignait, elle semblait paniquer.

- A l'aide ! Aidez-moi par pitié, venez m'aider... Aidez-moi, je vous en prie. prononça une voix qui, à présent, était lointaine.

Néphara ne l'entendait que d'une oreille, cette plainte distante d'elle. Un instant ses yeux pourraient alors apercevoir deux guetteurs, au loin, entre les troncs, qui s'évanouirent aussi vite qu'ils apparurent.
Néphara
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Mar 19 Sep 2017 - 17:26

Son corps ralentit. Petit à petit, la pente disparaissait, et Néphara s’échouait au sol. Lorsque son corps essuya ses derniers efforts, et qu’elle cessa de rouler, la tête lui tournait. L’adrénaline, la douleur, la peur, la dégringolade, elle avait l’impression que le ciel tournoyait au dessus d’elle, comme un petit tourbillon dans l’eau, comme si elle regardait le lac, mais qu’il était là, en haut, à la place du ciel. Elle avait l’impression que la vallée tremblait sous elle, qu’elle tournait. Elle était tellement secouée, elle ne savait plus si elle était à l’endroit, ou à l’envers.

Après quelques instants entre l’évanouissement et le délire, la jeune femme reprit ses esprits, et se redressa difficilement. Assise, elle pivota brusquement sur son buste pour observer la pente qu’elle avait dévalé, guettant le moindre bruit, le moindre bruissement dans la terre. Mais rien ne se manifesta. Elle croyait encore entendre les plaintes du monstre, son leurre, mais encore trop sous le choc, elle ne comprit pas as qu’il avait simplement reprit sa sombre besogne, sûrement lassé de poursuivre l'Échouée.

De nouveau, la panique déchira son regard, et elle regarda partout autour d’elle, avant de crier :

« Aladar ! », sa voix ne sortit pas comme d’habitude, elle était écorchée par la douleur et la fatigue. « Aladar ! Reviens mon grand ! », et cette fois-ci, un sanglot brisa son cri. Pendant une minute ou deux, elle se répéta à elle-même qu’il avait été assez haut, pour ne pas se faire happer par le monstre. Il allait revenir, comme il était toujours revenu.

Tandis qu’elle se répétait ceci, elle avait pleuré, à chaudes larmes. Elle se remettait de cette épreuve, qu’elle avait failli ne pas surmonter. Et les yeux encore noyés de larmes, elle finit enfin par voir par elle-même sa blessure. Sa jambe droite était encore là, mais elle était mutilée, des chairs manquaient, d’autres s’étaient enfoncées, le tout saignait abondement. Elle devait réagir. Le sang devait rester à l’intérieur. Elle n’avait aucune idée de comment soigner une plaie de l’extérieur, comme l’avait fait Cécil, mais elle savait qu’il avait posé un tissu dessus, pour éviter que le sang coule. Arrachant à moitié le vestige de tunique qu’elle portait, elle entoura sa jambe avec, sans vraiment savoir comment s’y prendre. Lorsqu’elle serra, la douleur fut comme un éclair qui frappait son échine. Elle hurla.

Reprenant son souffle, la mâchoire crispée, la sueur perlant son front, elle se mit à regarder attentivement autour d’elle, elle était toujours dans la forêt, bien que proche de la lisière. Elle ne savait pas guérir de l’extérieur, mais de l’intérieur, elle savait. Elle pouvait trouver une plante, une fleur, une racine, qui ralentirait peut-être un peu son sang, à l’intérieur d’elle, ou quelque chose qui calmerait la douleur, et lui permettrait au moins de ramper pour chercher mieux… Aiguisant son regard, Néphara observa la végétation…

Lancer de dé
1 - 2 : Néphara repère une plante qui pourrait l'aider à ralentir son hémorragie.
3 - 4 : Néphara aperçoit une racine un peu noueuse, dont elle sait qu'elle apaiserait sa douleur un tant soit peu.



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Mar 19 Sep 2017 - 17:26

Le membre 'Néphara' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'd4' :

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Néphara
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Échouée
Métier : Cueilleuse - Sculpteuse
Groupe : Clan des Oubliés
Fiche de présentation : Fiche
Journal : Traces
Mar 19 Sep 2017 - 17:38

Un éclair se manifesta à nouveau, mais il fut sans douleur cette fois-ci. Il illumina le regard abattu de Néphara, au moment où elle vit une plante, aux pieds d'un arbre épais. Rampant difficilement sur ses fesses, gémissant parfois à cause de la douleur, elle atteint la plante et l'examina. Encore une fois, elle ne pouvait s'expliquer comment elle possédait cette certitude. Mais c'est comme si elle reconnaissait l'odeur, la vue, les feuilles, et chacune de leur nervure. Un apaisement s'installa un peu en elle, elle se rappelait ses premiers jours, presque paisibles, à reconnaître des plantes avec Aladar, toujours là pour confirmer ses certitudes.

Profitant de ce calme fugace dans son corps en proie à la panique, elle décrocha plusieurs feuilles de la plante, et les mis dans sa bouche. Elle devait les mâcher, entièrement, les réduire en bouillie, pour que leur substance se répande rapidement dans le corps de l'Échouée. Le goût était désagréable, mais elle n'avait aucun doute quant à ce qu'elle faisait.

Néphara se rappela qu'elle avait, avant l'attaque du monstre, sa lance et ses sacs. Ils étaient sûrement là-haut, non loin de l'entrée de la grotte... Elle ne pouvait pas les récupérer maintenant. Tant pis, elle prit encore quelques feuilles de la plante, qui était bien épanouie.

Il était temps de partir. Peu importait ses sacs avec ses plantes et sa lance, elle devait surtout, retrouver, Aladar. Mais elle devait aussi s’éloigner encore du monstre, avec sa blessure, une autre attaque lui serait fatale. Coinçant ses feuilles entre ses lèvres, elle entreprit de ramper pour se rapprocher de la lisière de la forêt. La douleur ne s’était pas calmée, l’Échouée ne pourrait pas faire beaucoup de route ainsi, mais elle devait s’éloigner. Son visage était à la fois meurtri et déterminé, tandis qu’elle avançait à pas de fourmis, laissant une petite traînée de sang derrière elle… …


RP clos



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