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Le preux et le pleutre. [J21][Staz][Important][Clos]
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Staz
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Jour d'éveil : Jour 16
Race : Echoué
Métier : Aucun
Groupe : Errant
Fiche de présentation : Clic
Journal : Clic
Lun 18 Sep 2017 - 21:07



La nuit avait paru bien courte à Staz. En fait, il avait rêvé. De Hiss. Bien sûr. Il s'était vu dessiner dans leur grotte. Peindre sur le mur des fresques de paysages. Des jolis dessin. Comme si, de l'intérieur de leur grotte, ils avaient accès à tous les plus beaux endroits du monde. Enfin, de leur monde. Il s'était imaginé des plages de petits cailloux fins se prolongeant jusqu'à perte de vue, des forêts d'arbres si hauts qu'on aurait cru qu'il s'agissaient de géants qui marchaient dans la plaine. Il avait dessiné au plafond des étoiles, qui brillaient d'une manière étrange, comme si les dessins qu'il peignait sur la roche devenait une réalité toute nouvelle, leur réalité. Et quand Ka était arrivé, avec ses yeux arrachés, ses tripes traînant lâchement derrière lui, et cet air étrange sur le visage, il s'était réveillé en sueur.

Il faisait encore nuit, mais le feu était mort depuis longtemps. En même temps, il ne faisait plus si froid. Le feu avait réchauffé la pièce toute la soirée, et la maison semblait contenir la chaleur à merveille. Mais Staz avait chaud, trop chaud, peut-être était-ce parce que son corps courrait dans sa poitrine en tentant désespérément de fuir l'image diabolique du Ka à la fois mort et vivant.

Alors il se leva, silencieusement, autant que possible en tout cas. Dans la pénombre éclairée faiblement par les quelques braises qui rougeoyaient encore, Staz vit que Ka dormait paisiblement, sur son lit, comme Gallya l'y avait finalement obligé en s'endormant sur le sol aux côtés de Staz. Pourtant, celle-ci n'était plus sur le sol, et Staz fut étrangement rassuré de la voir dormir elle aussi sur le lit de Ka. Ne sachant pas trop comment elle avait fait pour en finir là, elle dormait en chien de fusil aux pieds de Ka qui lui était enfoncé sous la peau de bête. Petite comme elle était, elle s'était faufilée entre les pieds du vieillard et la fin du matelas, sans doute pour trouver une couche plus confortable.

Toutefois, il ne s'attarda pas, et sortit, légèrement à tâtons. Il avait toujours aussi chaud, et son coeur ne commençait qu'à se calmer. Le visage de ce Ka mort ne le quittait pas, hélas, mais la fraîcheur de la nuit lui fit du bien. L'aube ne devait pas être très loin, mais Staz n'osa pas s'aventurer plus loin que le pas de la porte, et n'osant pas refermer la porte, s'assit là. On entendait quelques insectes dans la nuit qui grésillaient, chantaient, et vivaient leur vie. La lune commençait à baisser dans le ciel, mais elle éclairait si bien la clairière que Staz remarqua que les yeux des guetteurs étaient toujours là, miroitant étrangement dans la pénombre des arbres. Ce n'étaient que des animaux. Peut-être étaient-ils vraiment curieux, après tout.

En fait, à ce moment-là, Staz avait un peu peur. Il était seul, dehors, dans la nuit, et il ne voyait pas si bien qu'il voulait le croire. Il faisait très frais, mais par rapport aux jours précédents, Staz apprécia étrangement les petits frissons qui parcouraient son échine. Ka poussa un ronflement sonore à l'intérieur, et Staz resta là, à guetter dans le noir. Il observa le ciel, se rappela ces beaux dessins dans la caverne, dont il avait rêvé, et pensa à Hiss. Il mourrait d'envie de la rejoindre, désormais.

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Mar 19 Sep 2017 - 12:06

Le souffle de l'air parcourant les innombrables feuilles des arbres. Ces arbres qui emprisonnaient la maison et l'homme qui se trouvait devant elle. Le souffle qui sifflait entre les troncs, grondait dans les cavités, murmurait sur les clairières, chantait sur les feuillages indifférents. Le souffle qui faisait frémir cet homme qui se trouvait là, qui pensait à la femme qui se trouvait loin.

En rythme, les feuilles dansaient. Un côté sombre, un côté clair, les petites feuilles variaient de l'un à l'autre avec le tremblement de l'air, on les voyait osciller entre l'ombre et la lumière dans la nuit noire.
Le bruissement était parfois plus fort que le hurlement des bourrasques, parfois plus faible. Et c'est un tel bruissement, résultat des feuillages qui frottaient, heurtaient, vibraient, qui chuchota le premier mot. Un mot qui vint d'abord faiblement, puis clairement aux oreilles du jeune Staz qui les écoutait.

Hiss.

Et le vent retomba, comme une bête qui inspirait et attendait avant d'expirer à nouveau. Lorsque le vent revint, ce fut avec davantage d'intensité, et les feuilles encerclant le jeune homme prononcèrent, à nouveau, distinctement à ses oreilles :

Hiss. Dans un tremblement long, qui diminua jusqu'à s'essouffler.

Puis un hurlement glacial prononça un deuxième mot que Staz ne put identifier. Il avait eu l'impression d'avoir entendu quelque chose, mais n'en était pas sûr. Et le nom de sa compagne lui revint en tête avec le bruissement, un peu plus faible cette fois.

Lorsque le hurlement glacial revint, profond, grave, parcourant les innombrables grottes qui fourmillaient sous la surface de la vallée, il fut clairement identifié par l'esprit de Staz :

Mort. Hurlait le vent qui s'engouffrait, grondait, sous le sol.

Hiss. Soufflaient les feuilles qui frémissaient, en haut.

Mort. Répondait la gorge des cavernes.

Hiss. Mort.
Staz
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Jour d'éveil : Jour 16
Race : Echoué
Métier : Aucun
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Mer 20 Sep 2017 - 20:39

Le vent dansait, là, entre les feuilles, entre les troncs, entre ses doigts, en un petit frisson qui semblait faire trembler les arbres tristement. La nuit laissait paraître la dance paisible de la brise dans les feuillages, et Staz ne se rendit pas vraiment compte qu'il restait, sans rien faire, à observer tout ce qui l'entourait avec une attention nouvelle. Son coeur s'était calmé, la sueur avait fini par sécher dans son dos, et il observait tour à tour les étoiles qui formaient d'étranges symboles dans le ciel, et les petits insectes qui couraient à certains endroits au clair de lune. Le vent se faisait de plus en plus fort, comme grimpant des tripes de la terre, et envoyant régulièrement quelques mèches farouches sur le visage du jeune homme, qui ne prenait même pas la peine de les en retirer. C'était comme s'il était complètement absorbé par tout ce qui l'entourait, qu'il essayait pour la première fois ... d'être en harmonie. D'écouter les feuilles, de sentir le vent, d'observer les étoiles.
Alors, quand il entendit la première fois le murmure des arbres, il ne réagit pas. Hiss. Les arbres lui parlaient, peut-être. Ou était-ce encore une satanée bestiole qui tentait de le faire perdre pied.

Oui, Hiss lui manquait. Cela faisait deux jours qu'il n'avait pas vu la grotte. Et tout cela lui paraissait une éternité. Il avait vécu, et Hiss avait également sans doute vécu de son côté aussi. Leurs chemins s'étaient séparés, et un instant, Staz sentit un besoin urgent dans sa poitrine, le besoin urgent de retourner près d'elle.

Alors, quand le deuxième mot tomba, là non plus, Staz ne cligna pas des yeux. Mort. Il se contenta de plisser les lèvres, et ses yeux descendirent des étoiles pour venir se poser à l'orée des bois. Il ferma les yeux une demi seconde, et à nouveau le grondement du vent grimpa des entrailles de la terre, sourd, brut, se fit entendre. Mort. A aucun moment Staz ne douta d'avoir entendu ces mots. Hiss. Mort. Il rouvrit les yeux, et son regard avait changé. Il serra les poings, attrapa un caillou, et le lança contre un arbre. Puis, tournant le dos, il rentra à l'intérieur, fermant précautionneusement la porte derrière lui, sur le vent qui mugissait et la terre qui grondait.
Les arbres étaient sage, mais pas les entrailles de la terre. Hiss ne mourrait pas. Et s'il était le seul à le savoir, tristes devaient être ceux qui avaient tord.



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Jeu 21 Sep 2017 - 16:06

Quelque chose, quelque part, pourra réagir aux événements matinaux.
Des changements presque imperceptibles, mais qui auront de graves conséquences à l'avenir.

1 : Roi de trèfle.
2 - 10 : Valet de trèfle.
11 - 30 : Dame de trèfle.
31 - 60 : Sept de carreau.
61 - 85 : Dame de cœur.
86 - 99 : Valet de cœur.
100 : Roi de cœur.

***

Le valet de cœur est tiré, il donnera lieu à un deuxième lancer de dé.
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Jeu 21 Sep 2017 - 16:06

Le membre 'Sort' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Jeu 21 Sep 2017 - 16:13

Le valet de cœur a été tiré, il implique un changement léger - mais suffisant pour avoir des conséquences notables - dans l'ordre des choses. Le prochain dé déterminera si ce changement sera perceptible à Staz et à quel degré le sera-t-il.  

1 - 5 : Néant.
6 - 11 : Très subtil.
12 - 16 : Subtil.
17 - 19 : Clair.
20 : Explicite.

***

Un moment après l'entrée de Staz dans la maison, le vent se calma. La respiration de Ka, elle aussi, finit par diminuer pour devenir ténue, paraissant inexistante. Et ce fut après cela que le vieil homme ouvrit des yeux fatigués sur l'aube silencieuse. Il perçut le jeune Staz dans un coin de la pièce, sourit, et se mit sur pied. Ses gestes étaient adroits et calmes, très doux pour ne pas réveiller la jeune femme qui dormait encore à côté de lui. Il mit dans ses cheveux le crâne de bouc, et alors qu'il le fit, son visage devint de plus en plus grave, pour finalement sembler sévère. On put voir très brièvement ses yeux venir sur le galet debout sur la commode, représentant une jeune femme au visage ouvert et généreux, puis regarda Staz en hochant la tête. Il se leva, et fit signe au jeune homme de le suivre dehors.

Ensemble, ils sortirent. La température s'était réchauffée, on sentait le climat devenir plus doux, alors que le soleil levant éclaircissait peu à peu le ciel, caché derrière les nuages gris. La clairière était calme, les statuettes s'éclairaient, les poils des peaux de bêtes vibraient doucement avec le vent. Dans le potager à côté de la maison on pouvait voir que les légumes et les fruits avaient poussé un peu davantage, l'ensemble avait meilleure allure, bien qu'un petit dent-de-lion se soit permit d'apparaître entre deux plantes. Les arbres avaient cessé de bouger frénétiquement avec les bourrasques, la brise était douce et n'entraînait qu'un léger bruissement qui flottait doucement dans l'air.

Après un moment, Ka finit par adresser la parole au jeune homme d'une voix grave :

- Jeune Staz, je suis navré mais... Il ne m'est pas possible, à moi, de rester davantage auprès de vous.

Il réfléchit, tourna les yeux vers le ciel et les feuilles des arbres, sourit tristement puis continua :

- Je dois être seul, avec moi-même. Cela est important pour moi.

Un temps passa. La brise soufflait sur sa coiffure sophistiquée, qui s'agitait mollement sur son visage de pierre. D'un bref mouvement des lèvres il souffla :

- Enfin...

Puis il poursuivit :

- Il ne faut pas croire que cela est par rapport à vous. C'est uniquement moi. Je ne peux pas.

Il posa sa main sur l'épaule de Staz, et le regarda droit dans les yeux. La volonté du vieil homme sortait une fois de plus de ses prunelles franches, alors qu'un sourire montait sur son visage :

- Tu sembles aller mieux. C'est pour ça que je te dis cela. Tu sembles aller mieux et, je crois que tu pourras t'occuper de Gallya, n'est-ce pas ?

Puis il attendit la réponse de Staz.
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Jeu 21 Sep 2017 - 16:13

Le membre 'Sort' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'd20' :

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Staz
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Jour d'éveil : Jour 16
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Sam 23 Sep 2017 - 10:39


Les lèvres pincées, le coeur serré, Staz resta là, le dos contre la porte, un long moment. Il observait les derniers crépitements des braises mourantes d'un oeil absent, jusqu'à ce qu'un mouvement dans le lit lui fit relever les yeux. C'était Ka, qui dardait sur lui un regard fatigué. Le grisonnant ne bougea pas, se contenta lui-même de se frotter les yeux une seconde avant de passer sa main dans ses cheveux. Ceux-ci commençaient à prendre une texture grasse des plus inconfortables, et lui-même songea qu'il méritait bien de prendre le temps de se laver. Après tout, la veille il n'avait pas eu le temps de faire trempette, et désormais, il avait envie de prendre le temps. Alors, pour commencer, il allait prendre le temps d'apprendre à prendre son temps. Peut-être que c'était un bon début, après tout. Et puis, il retournerait voir Hiss. Très bientôt. Il avait ressenti ce qu'il avait eu besoin de ressentir. Il avait entendu ce qu'il avait eu besoin d'entendre. Il se sentait presque prêt, désormais. Presque, parce que ce pincement d'angoisse qui serrait encore sa gorge signifiait qu'il n'était pas encore tout à fait soigné. Soigné de sa peur rationnelle et irrationnelle du monde.

Une fois le bon vieillard bien coiffé, bien prêt à se présenter au monde, ils sortirent tous deux. Non pas que Staz n'ait pas observé son air sévère avec une pointe d'anxiété, mais il n'avait pas envie de s'en inquiéter, quoi qu'en pense son corps. Il le suivit, les épaules légèrement affaissées de devoir se représenter au vent, mais il fut rassuré de voir que celui-ci s'était tut. Ah. Enfin.
Ne restait plus qu'une brise, douce, qui caressait son corps et faisait frémir la forêt comme des millions de chuchotements inaudibles.

Quand Ka déclara de but en blanc qu'il était temps pour Staz de partir, cela ne l'étonna même pas. Il savait depuis le début à quoi s'en tenir, et un petit sourire monta sur ses lèvres alors qu'il baissait la tête. Il était temps.
Alors, relevant les yeux, il sourit franchement, et posa à son tour la main sur l'épaule du vieux fou.
- Merci. Pour tout. J'espère que tout ira bien pour vous.
Il retira sa main, et huma l'air avec un sentiment de sérénité tout nouveau. L'heure était venue de tracer sa route, sa route à lui. Il observa d'un oeil un peu triste la belle maison, et le joli jardin, dont les légumes avaient poussés durant la nuit. Et, au milieu, grandissait un petit dent-de-lion, dont la fleur jaune frémissait au gré de la brise. Il s'avança vers lui, s'agenouilla, et l'effleura du bout du doigt. Puis, se relevant, il hocha la tête à Ka, avant d'affirmer d'un ton légèrement tremblant tout de même :
- Nous partirons après avoir avalé de quoi tenir la journée, si cela ne vous dérange pas. Et j'aimerai aussi que vous nous ameniez à la grotte d'hier, aussi. J'aimerai emmener avec moi quelques uns de ces champignons. Nous n'aurons qu'à nous séparer là-bas.


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Dim 24 Sep 2017 - 17:30

Ka regarda les doigts de Staz lorsque ce dernier caressa le dent-de-lion. Après cela le jeune homme émit ses requêtes, ce qu'il voulait faire avant le départ. Tout en gardant son visage dur et relativement moins joyeux que d'habitude, le vieil homme hocha la tête.

La jeune femme s'éveilla, et Ka put lui expliquer la situation. Elle réagit plutôt mal, un peu comme la veille, elle lui reprocha de ne pas s'expliquer, de ne pas parler pour dire ce qu'il avait dans la tête. Et Ka ne céda pas, il garda la même expression du visage et ne dit rien de plus. Suite à quoi Gallya, un peu en colère, s'approcha de Staz et s'assit dans l'herbe.

Ils mangèrent ensemble deux légumes que Ka prit la peine de sortir de son potager : une grande courgette et un large poireau. Il avait découpé les deux légumes et les avait préparé en une soupe épaisse et onctueuse qu'il avait servit dans des grands bols à ses deux invités. Le repas chaud était plutôt bon, bien qu'un peu moins savoureux que la biche de la veille.

Ensuite, à la demande de Staz, tous les trois partirent en direction de la grotte. Le jeune homme put prendre ce dont il avait besoin en champignons. Ka resta calme le temps de la récolte. Puis, lorsque tout était prêt, les trois êtres se regardèrent sans dire mot. Une légère pointe d'émotion pouvait se lire dans les yeux du vieil homme, alors qu'il s'approchait de Staz et Gallya. Puis il posa les mains sur les épaules des deux jeunes gens et leur dit :

- Bonne chance, bon courage, et bonne route, mes amis. N'oubliez pas la beauté de ce qui vous entoure, et marchez la tête haute.

Et c'est suite à cette demande solennelle, dont le ton grave ne lui ressemblait pas complètement, que Ka se retourna, sans dire un mot de plus ni jeter un dernier regard aux deux Échoués, pour retourner vers sa maison.

Laissant aux deux jeunes gens le loisir de choisir leur prochaine destination.

RP CLOS
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