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Au sommet de mon arbre, je vois l’horizon, pourrais-je voir au-delà des montagnes ? (jour 25)
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Sorsha
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Messages : 7

Jour d'éveil : Jour 5
Race : Racine
Métier : Tanneur (novice)
Groupe : Errante pour le moment
Fiche de présentation :
Lun 19 Fév 2018 - 0:08

A force, Sorsha se demanda si elle n'allait pas construire une cabane dans cet arbre.

Certes, la jeune femme n'avait aucune idée de comment construire une cabane, ne l'ayant jamais encore fait mais, elle était sûre de pouvoir quelque chose, ou alors un toit au moins. Elle n'était pas redescendue, pas depuis que, pousser par la faim, elle était descendue pour manger des mûres et boire de l'eau. Sorsha c'était sentie malade suite à cette petite incursion au sol, ce qui augmenta sa méfiance envers les fruits (pas une seconde elle ne pensa qu'elle puisse être malade pour une tout autre raison). Oui, elle finirait par construire une cabane, les monstres ne pouvaient grimper aux arbres n'est-ce pas ? En fait, elle n'en avait aucune idée, Sorsha n'avait jamais été confronter à ces créatures, jusqu'à maintenant, sauf à ces choses qui les avaient guettés, elle et son ami, ces choses-là pouvaient-elles grimpés aux arbres ?

Que de questions, sans réponses et personne pour l'éclairer, personne non plus pour la rassurer, à croire que la vallée c'était vidée d'êtres humains. Une partie d'elle ne désirait qu'une chose : descendre pour de bon et tenter de vivre seule ou trouver une communauté malheureusement, la peur la dominait, une peur paralysante qui l'empêchait de réfléchir correctement. Or, depuis l'attaque, la forêt était redevenue calme, du moins la clairière ou elle se trouvait. Ce calme, loin de la rassurer, rendait Sorsha encore plus méfiante ! Un oiseau vint la perturbé dans ses pensées, l'animal l'observa avec un certain intérêt puis s'envola vers le pied de l'arbre pour picorer le sol, donnant des petits coups de bec nerveux dans l'herbe.

La jeune femme avait la sensation que l'animal la narguait, qu'il se moquait d'elle, cette impression l'énerva, la rendant en colère contre ce pauvre oiseau. Il était libre lui, libre d'aller ou bon lui semblait, peut être par delà les montagnes aller savoir, elle envia cette liberté, envia le fait que cet oiseau ne doive se préoccuper de rien d'autre que de trouver quelques vers. La jeune femme savait au plus profond d'elle-même, que c'était totalement idiot et incohérent d'être en colère contre un malheureux oiseau, mais elle ne pouvait s'en empêcher. En fait, elle se sentait affreusement fatiguer, autant physiquement que psychologiquement, le chagrin dû à la perte de seul ami n'aidait pas non plus.

Vider, Sorsha observa l'oiseau un moment, finissant par somnoler, jusqu'à ce qu'un bruit la face sursauter, manquant de la faire tomber de son arbre. Elle eut l'impression d'entendre des pas, mais peut-être n'était ce que son imagination. La jeune femme grimpa plus haut, pour avoir une plus grande vue d'ensemble. Si, c'était un autre être-humain, Sorsha préférait voir à ce quoi celui-ci ressemblait avant de l'aborder, histoire de s'en faire une idée. Arriver presque au sommet, l'arbre n'étant pas si haut que ça finalement, la jeune femme jeta un coup d'œil sur les environs, ne voyant personne encore. Elle soupira, peut- être avait elle seulement rêvée, ou que ce fut juste un animal ou un monstre. Sorsha frissonna à cette idée, pas certaine de pouvoir survivre à une nouvelle rencontre de ce genre.

Las, la jeune femme tenta de se rendormir, au moins de somnoler un peu, son dos poser contre le tronc de l'arbre, une jambe étendue sur une branche, l'autre pendante dans le vide. Ce n'était pas l'idéal, ce serait mieux lorsqu'elle aurait construite sa cabane, peut être un jour … Elle rêva, son esprit formant des images, des images pleines de formes noires monstrueuses, des choses avec bien trop de dents dans une gueule béante semblable à un gouffre sans fond. Ses cauchemars la rendirent mal, elle voulut bouger mais son corps ne répondit pas, elle tenta d'appeler son ami mort mais seul des gémissements sortirent de ses lèvres. Cela dura un temps interminable pour la jeune femme, jusqu'à ce qu'une sensation de vide ne la réveille pour de bon, de justesse.

Ses deux jambes étaient passées par-dessus bord, seule ses fesses étaient encore sur la branche. Le cœur au bord des lèvres, les yeux exorbités de terreur, Sorsha se remit tant bien que mal sur la dite branche, elle venait d'échapper de peu à la mort. Curieux, en réalité, qu'elle puisse avoir aussi peur de la mort, d'habitude la perspective de mourir la laissait indifférente. Toutefois, c'était plus l'idée d'être au sol, inconscience, complètement vulnérable aux atrocités peuplant la vallée, qui l'effrayait vraiment. Les nerfs à vif, la jeune femme sanglota, des sanglot silencieux, déchirés, aucunes larmes ne coulaient sur ses joues, tout étant partie lorsqu'elle avait pleurée pour son ami. Sorsha se demanda si elle n'allait pas finir par devenir folle, ou finir par faire quelque chose de vraiment extrême ... Comme par exemple, descendre pour de bon et tuer à mains nues le monstre coupable d'avoir dévoré son ami, oui, si seulement elle avait le courage de faire une telle chose !
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Lun 19 Fév 2018 - 13:22

- De quoi espères-tu te protéger, là-haut ? demanda la voix agressive de l'homme aux yeux verts.

Il était là, au pied de l'arbre, dans le dos de la jeune femme en sanglot : un angle mort qu'elle n'avait pu surveiller. En ce vingt-cinquième jour, le soleil et la pluie s'alternaient, des allées et venues qui laissaient encore quelques flaques sur le sol de terre, et assombrissaient encore les cheveux du mulot gris. La végétation humide, dont l'eau s'évaporait peu à peu, dégageait des effluves de mousse, d'humus et de sève. Un peu partout, on entendait des restants de pluie goutter, des feuillages bruire, quelques oiseaux chanter, et d'autres animaux s'agiter.
C'était surement l'ensemble de cette ambiance forestière et la multitude de ses facettes, qui avait empêché la jeune femme d'entendre ce mulot approcher, malgré sa vigilance.

Le grand homme était discret. Ses pas ne faisaient aucun bruit dans l'herbe. Ses vêtements amples et soyeux, fait de tissus colorés élégants, glissaient entre les troncs, comme s'ils ne touchaient rien. Seul son regard perçant et colérique imposait sa présence au reste du monde, une personnalité brutale et cassante, à l'opposé de la subtilité de ses déplacements.

Après sa première question, qui semblait essentiellement rhétorique, car il avait soupiré et regardé sur sa gauche d'une manière de signifier qu'il était déjà fatigué par les explications vagues que pourrait lui fournir la jeune femme, le mulot gris reprit :

- Un vieillard se meurt, dans une cabane à l'orée de la forêt.

Il restait immobile en bas de l'arbre, sans montrer une quelconque volonté d'y monter. Son visage sévère était levé vers celui de la jeune femme, il lui parlait comme s'il la connaissait déjà, avec une forme de flegme et de désintérêt qui aurait pu la déstabiliser.
En fait il n'avait pas l'air convaincu par ce qu'il disait lui-même, et cette conversation semblait l'ennuyer davantage qu'autre chose, comme s'il ne trouvait rien d'intéressant dans le fait d'échanger avec un autre être humain.

Il soupira, pointa une direction avec le pouce, et lança :

- C'est par là, il faut que tu y ailles, il veut te parler. Il prétend avoir des choses très importantes à dire, je ne sais pas ce que c'est mais ça doit surement être intéressant, en plus il y a à manger là-bas, et tu y seras en sécurité. C'est un vieux après tout, tu sais ce qu'on dit, le vieux a ses raisons que le jeune ignore.

Ses sourcils se froncèrent davantage, il secoua la tête. Le mulot gris montrait une forme de colère mêlée à de l'orgueil, chose qu'il avait l'habitude de faire, mais qui restait une attitude frappante pour qui ne le connaissait pas. C'est avec un air fatigué qu'il souffla :

- Tu y vas, du coup ? Tu descends de ton arbre ?

L'homme devrait pourtant se douter qu'une jeune femme terrifiée n'allait pas descendre de sa cachette si facilement ; et que si elle s'y tenait, c'était certainement pour une raison valable. Son indifférence notoire envers et contre tout semblait l'avoir rendu aveugle aux évidences comme celle-ci. Il se contentait de juger la racine avec son regard froid.

Allait-il s'énerver pour de bon si elle refusait de céder à sa proposition étrange ?

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Sorsha
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Sam 3 Mar 2018 - 18:57

Un vieux ? Mourant ? Sorsha n'était pas sûr de vouloir voir un vieux mourant, à ça non merci. La jeune femme avait assez vue de vieux mourant toute une vie et, malgré les dire de l'homme qui venait de l'interrompre dans ses sanglots, la jeune femme n'était pas sûre d'être en sécurité dans la maison d'un vieux mourant. Certes, peut être que cet homme avait d'importante choses à dire, Sorsha n'en doutait pas or, la tout de suite elle aspirait plus à de la nourriture, un lieu vraiment sécurisé et tout un tas de gars armé jusqu'aux dents (elle pouvait toujours espérer). Méfiante, la jeune femme descendit de son perchoir pour revenir quelques branches plus bas ou elle put mieux voir l'homme qui venait de parler.

Il n'avait pas l'air commode, ses vêtements semblèrent curieux aux yeux de la jeune femme, elle n'en avait jamais vu de pareille durant sa courte vie ici. En instant elle se surprit à penser que cet homme pouvait venir d'au-delà des montagnes, aller savoir pourquoi, sûrement à cause des vêtements justement. Il n'avait pas l'air commode et en même temps, il donnait une impression de dureté, l'impression qu'il pourrait mieux se défendre contre les monstres que son ami mort. En fait, peut être serait elle plus en sécurité avec lui ! Or, l'homme n'avait pas l'air d'être le genre sociable, elle doutait qu'il veuille bien qu'elle l'accompagne, quel dommage. Grimaçant, elle répondit alors :

« Non, je crois que … Je crois que je vais rester ici, ici aucun monstres ne pourra m'atteindre, n'est ce pas ? C'est choses là, ne peuvent pas grimper aux arbres ? »

Oui, un homme tel que celui-ci pourrait certainement répondre à une telle question, non ? Sorsha n'aurait su dire pourquoi mais, l'homme au pied de l'arbre donnait l'impression de savoir pleins de choses. La jeune femme hésita, descendre ou pas descendre ? Descendre représentait un danger, néanmoins, elle était intriguée par son visiteur, plus que par le vieil homme mourant en réalité (non celui là, elle ne désirait vraiment pas le voir, or de question). Doucement, Sorsha descendit encore quelques branches, histoires d'avoir un meilleur point de vue de l'homme, connaissait il les différentes communautés ? Cela serait logique, surtout s'il cherchait à réunir tout le monde chez le vieil homme, du moins elle le supposa.

En tout cas, la soudaine apparition de l'homme, avait au moins le mérite d'avoir fait momentanément oublier ses peurs et son chagrin à Sorsha. Oh, elle savait pertinemment, que ses tourments reviendraient la hanter une fois la surprise passée, toutefois pour le moment cela offrait une distraction agréable (aussi agréable qu'une chose puisse l'être dans cette vallée). Bon, ils pouvaient faire connaissance au moins, qu'elle puisse connaître son nom, certes cela pouvait paraître insignifiant de savoir le nom de cet homme mais, pour Sorsha cela avait son importance.

« C'est quoi votre nom ? »

En voulant s'approcher d'encore plus prêt, non sans vouloir descendre encore, la jeune femme glissa et sa rattrapa rapidement aux branches. Le coeur battant à tout rompre, les yeux agrandit par l'effroi, Sorsha se remit tant bien que mal sur une branche plus solide. Elle se sentit soudainement idiote, idiote d'avoir aussi peur de descendre, d'avoir aussi peur des monstres. Les autres humains de la vallée étaient eux aussi, confronter à ces choses-là, aucun d'eux ne se cachaient dans les arbres n'est-ce pas. Quoiqu'elle n'en savait rien au fond, cet homme là était le premier qu'elle rencontrait en dehors de son ami. Existait-il des villages dans les arbres, des communautés entières suspendu dans les cimes ? Un endroit rêvé, un endroit merveilleux pour Sorsha, oui, si un tel endroit existait, elle serait prête à descendre de son arbre.

Sa voix, rendu un peu plus aigu par sa peur soudaine dû à sa chute, elle déclara :

« A moins que vous ne connaissiez un endroit un les gens vivent dans les arbres, je ne bougerais pas d'ici. Franchement, n'est ce pas le meilleurs moyen de leur échapper ? »

Oui, elle en revenait encore et toujours aux abominations, son traumatisme étant encore trop récent pour qu'elle puisse réellement penser à autre chose.

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Mar 6 Mar 2018 - 14:24

Lorsque la jeune femme avait manqué de chuter, le mulot gris ne s'était pas avancé pour la secourir. Au contraire, il avait préféré détourner soudainement la tête et fermer les yeux. Son poing gauche s'était fermé avec force, et sa mâchoire s'était crispée.

Il continuait de l'écouter d'une oreille dans cette position. Au bout d'un moment il ouvrit les paupières pour regarder alentour, ses yeux balayant les troncs des arbres, sans se poser sur la femme.

C'est uniquement après avoir agi de cette façon qu'il consentit à montrer un air hautain et méprisant à son interlocutrice, faisant comme s'il ne s'était rien produit, et comme s'il avait réagi immédiatement. Un rire moqueur et rauque s'échappa de ses lèvres, très légèrement, sans joie manifeste.

- Tu es sotte. Tu penses leur échapper en te perchant comme un oisillon dans son nid ? Tu supposes qu'ils ne peuvent pas t'y atteindre, qu'ils ne peuvent pas y grimper ?

Et son ricanement reprit, un peu plus franc, alors qu'il fit revenir ses yeux verts brutaux sur elle. Des notes sifflantes ponctuèrent sa voix méprisante d'une pointe de colère :

- Toi, tu peux y monter, non ? Ce que tu peux faire, les monstres le font mieux que toi.

Sous l'ombre, son visage montrait des signes de sévérité justifiée. Ces mots, il ne les prononçait pas sans raison, il semblait se reposer sur une certaine expérience.

- Suis-je clair ? demanda-t-il, sans attendre de réponse.

Cet enchaînement de questions rhétoriques mettait à en évidence l'attitude condescendante du mulot gris à l'égard de Sorsha. Il était difficile de déterminer, cependant, si l'homme n'était pas réellement intrigué par l'attitude de la jeune femme, et si ces interrogations ne venaient pas d'une vraie incompréhension.

Une brise douce souffla dans ses cheveux, et quelques nuages noirs menaçant se formaient dans le ciel, entre les branches, amenant quelques obscurités supplémentaires.

Le mulot gris soupira, regarda derrière lui, puis s'avança vers le tronc, tendant sa main pour demander à la jeune femme de descendre de là-haut. Même si son regard était toujours inquisiteur, ses gestes étaient relativement doux.

- Appelle-moi le mulot gris. C'est le seul nom que je porte aujourd'hui.

Il soupira. Secoua la tête et répéta :

- C'est le seul nom que je porte.

Et sa main monta un peu plus haut pour inviter la femme.

- Descend d'ici, ça n'a aucun sens d'y rester, tu vois bien que tu n'y es pas à l'aise et que tu t'y déplaces mal. Tu as manqué d'en tomber il y a quelques instants, et de surcroît tu es plus à même de fuir sur la terre ferme. Là-haut tu te condamnes juste à mourir, tu ne peux pas y manger, tu ne peux pas y boire. Sois logique.

Ses pupilles portaient quelque chose d'honnête. Cette fois sa proposition semblait un peu moins étrange. Peut-être ne reviendra-t-il à sa mission de la convoquer chez Ka que lorsqu'elle sera descendue des branches, chose qu'elle semblait avoir déjà commencé à entreprendre.
Son visage semblait désabusé mais franc, alors qu'il poursuivait :

- Les guetteurs, les brise-crânes, les arpenteurs, les hurleurs, les souriants, ou qu'importe. Tous les monstres peuvent t'atteindre, tu comprends ? Il n'y a que les rampants ou les suppliants à qui tu peux éventuellement échapper comme ça, et ils font partie des quatre monstres les plus invraisemblablement faibles et sans subtilités de cette vallée, tu comprends ? Tu n'es pas un oiseau, tu ne peux pas t'envoler de cette branche, ça n'est pas un bon moyen pour te protéger. Descends de là.

Son ton ennuyé, orgueilleux, ponctué de colère, était tout de même protecteur et clément.
A voir s'il allait continuer à agir de la sorte.

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Sorsha
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Mar 27 Mar 2018 - 22:02

Les suppliants, les brises crânes, les guetteurs ... Ainsi tous ces monstres avaient des noms, très évocateur comme noms, très imager, surtout les suppliants, cela lui rappela quelque chose. Le regard vide, s'agrippant fermement aux branches de son arbre, Sorsha parla, d'une voix blanche, sans vraiment s'adresser au Mulot gris mais plutôt se remémorant un souvenir :

« Avant que mon ami se face attaquer, avant ça, nous avions entendu des plaintes. On pensaient réellement que quelqu'un nous appelait à l'aide. Je n'y ai pas repensé jusqu'ici, jusqu'ici je pensais que cette personne avait été dévorée elle aussi, comme mon ami, je n'aurais jamais pu deviner qu'en réalité, les plaintes et le monstre étaient associés, que ces monstres, les suppliants attirent les humains de cette façon, mais c'est ce qu'ils font n'est-ce pas ? »

Bien, Sorsha venait donc de deviner quel type de monstre avait dévoré son ami, or, cela ne changeait rien à sa situation. Si ce que le Mulot gris disait était vrai, cela ne servait à rien qu'elle reste dans cet arbre, cela l'accabla, elle n'avait pas d'issus. Il avait raison, elle n'était pas un oiseau, sinon cela ferait bien longtemps qu'elle aurait survolée les montagnes pour partir loin, loin, très loin de cette vallée infernale. Le vieil homme savait-il se qui se trouvait au-delà des hauts sommets ? Juste une minute, la jeune femme envisagea finalement d'aller voir le vieil homme mourant, puis la fatigue l'accabla de nouveau, non en fait ce qu'elle voulait, était de se reposer dans un endroit approprier, ce Mulot gris devait en connaître, des lieux approprier. En fait, elle se demanda s'il n'allait pas tout simplement venir la chercher si elle ne se décidait pas à descendre, et que sa méthode ne serait pas particulièrement douce.

Soupirant lourdement, Sorsha descendit encore quelques branches, se retrouvant assez bas finalement pour qu'elle puisse sauter sans trop se faire mal. Sorsha fixa le sol, il lui faisait horreur, malheureusement le Mulot gris ne disait que trop vrai, ce qui était exaspérant, elle aurait préféré qu'il ne passe pas par ici tient. Dans un dernier effort, qui lui coûta énormément, la jeune femme sauta, atterrissant avec douceur devant l'homme. Maintenant qu'elle pouvait le voir en face et non percher dans les branches d'un arbre, il lui parut encore plus impressionnant. Elle regarda autour d'elle dans la crainte d'apercevoir un monstre or, l'endroit était calme, rien ne se faisait voir, rien ne se faisait entendre, hormis les bruits normaux d'une forêt pleine de bêtes sauvages.

« Les guetteurs, se sont ces choses qui nous épient tout le temps non ? J'en ai déjà vu, mais je n'y ai jamais prêté grande attention jusqu'à maintenant, je suppose qu'ils sont aussi dangereux que le reste. »

Un endroit de fou cette vallée, quelque part, les Dieux devaient bien rire de leur blague pas drôle. Les bras croisés, enserrant sa poitrine, Sorsha fit quelques pas, essayant de se concentrer sur des sensations agréables, n'était-ce pas bon de sentir l'herbe fraîche sous ses pieds nus ? Si, c'était plutôt bon, cependant ses pensées et son regard se dirigèrent là ou son ami avait disparu. La chose avait-elle laissée un cadavre ou avait-elle dévorer le vieil homme sans laisser de restes ? A vrai dire, la jeune femme n'avait pas été assez morbide pour aller voir, n'avait même pas profité d'être perchée dans son arbre pour y jeter un coup d’œil, néanmoins sa curiosité morbide semblait se réveiller maintenant.

Comment faisaient ces choses pour dévorer les humains ? Les gobaient-elles ou mangeaient-elles leurs victimes morceaux par morceaux ? Peut être était-ce un processus différent pour chaque monstre, d'ailleurs, mangeaient-ils tous les humains ou certains se contentaient-ils de tuer sans raisons ? D'où venaient ces monstres ? Étaient-ce des humains à la base ? Peut-être étaient ils des humains, des humains qui se seraient transformés en monstre, c'était crédible pour la jeune femme, si cela était vrai, elle n'en serait guère étonnée. Que de questions, sans réponses, à moins qu'elle n'aille voir le vieux mourant, à cette idée elle eut des frissons, non décidément cela la rendait malade l'idée d'aller le voir.

« Vous connaissez toutes les communautés ? Vous sauriez ou se trouve la plus proche ? »

Il était temps non, de se mêler à d'autres êtres humains ...
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Ven 30 Mar 2018 - 14:08

La jeune femme a posé quatre questions. Par le fruit du hasard, l'une d'entre-elles attirera davantage l'attention du mulot gris. Il répondra avec plus de précision à cette dernière.

Celle-ci sera déterminée par un jet de dé :

1 : Suppliants
2 : Guetteurs
3 : Connaître les communautés
4 : Où est la plus proche

***

Le mulot gris soupira, il regarda au loin et secoua à la tête à plusieurs reprises. Il n'avait pas l'air à son aise. En réalité, en cet instant, on aurait pu penser que la rage constante qui émanait de lui venait de ce malaise sous-jacent.
Sans laisser la jeune femme continuer de parler, il avança dans la forêt, en l'invitant à le suivre si elle le voulait. Ses pas étaient rapides. Il regardait alentour sans vraiment se soucier de Sorsha. Peut-être avait-il en tête qu'elle ne lui était d'aucune utilité si elle refusait d'aller voir le vieil homme.

Mais cette éventualité fut rapidement balayée par le fait qu'il lui réponde avec une relative amabilité, si on oubliait son côté grognon :

- Oui les suppliants agissent de cette manière. Les guetteurs ne sont pas dangereux tant qu'ils ne sont pas trop nombreux, mais ils veulent te manger, eux aussi.

Il s'arrêta subitement, leva un œil vers une branche, puis s'approcha de l'arbre à qui elle appartenait. Lentement, il posa sa main sur l'écorce, et secoua la tête, avant de reprendre son avancée.

- Je ne connais que peu de communautés, sans quoi je ne serais pas en train de crapahuter dans toute la vallée à la recherche d'êtres humains.

Puis son attention se détourna vers une étendue de quelques petits champignons violets. Il s'y baissa et en cueillit un pour l'inspecter. Le mulot gris haussa les épaules suite à ce geste, et flanqua la trouvaille dans les mains de Sorsha :

- C'est comestible, si tu le fais bouillir. Mais ne le mange pas cru tu pourrais avoir des mauvaises surprises.

Puis il leva un doigt, comme s'il avait une idée.

- Tiens ça n'est pas bête, tu n'as qu'à prendre tous ces champignons là dans tes bras. Tu vas voir la communauté la plus proche, avec ces cadeaux dans les mains. Et en arrivant là-bas, si tu as l'impression qu'ils sont fiables, tu leur dis de les faire bouillir avant de les manger. Sinon, tu leur conseille de les manger cru, et ça te donne un moyen pour t'enfuir pendant qu'ils se tordront de douleur.

Un sourire cynique naquit sur les lèvres du mulot gris, pendant qu'il donnait ce conseil à Sorsha. Bien que bancal, ce dernier avait le mérite d'être bienveillant envers la jeune femme.
Il s'avança encore un peu plus loin, et indiqua enfin, entre deux branches, la fumée d'un feu qui s'élevait dans le ciel. L'un de ses yeux se tourna vers Sorsha, et il dit :

- C'est ici la communauté la plus proche, cet endroit, ils l'ont baptisé la Terre Rouge, il me semble. J'ai croisé deux de leurs membres hier, ils ont refusé de me suivre. Peut-être sont-ils un peu comme toi.

Puis il hocha la tête brièvement, comme pour saluer la jeune femme, avant de partir dans la direction inverse à celle du village.
Lui laissant, sans ajouter quoi que ce soit, le choix de rejoindre Terre Rouge, ou bien de le suivre chez le vieil homme.

Seule la jeune femme pourra décider de sa route.

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Ven 30 Mar 2018 - 14:08

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