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Nobod, Fils de l'Arbre-Pleur
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Nobod
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Messages : 10

Jour d'éveil : Jour 25
Race : Racine
Métier : ?
Groupe : ?
Lun 26 Fév 2018 - 20:09


Prénom : Nobod
Nom/surnom : "Chais pas."

Éveil : Jour 25
Sexe : Masculin

Race : Racine
Métier : "Connais rien."
Groupe : "Chuis tout seul et cul-poil."
Croyance : Nobod pense qu'il est un arbre et qu'un jour il deviendra compost. Entre le début et la fin du voyage, il "pollinise", respectueux de chaque pas. S'il s'écarte du chemin, il craint de se transformer en monstruosités, ceux qui noirs au dehors comme en dedans, il qualifie de "Tout-Cuit".
L'Arbre-Pleur (ou Mère-Larme) " Dans le ventre de l'Arbre-Pleur, j'étais bien. Doigts dans la terre, bécotant ses entrailles. Tout câlin. L'Arbre-Pleur m'a donné la Marchance. J'peux sortir du sol, j'peux aller loin. Mais toujours mes branche ramènent au bercail. Ma Mère-Larme te suis reconnaissance. Tu es le tout de mon rien et la madone de ma guidance."
La Marchance : "La chance d'marcher, d'être pas qu'un arbrisseau esclave de son sol."
Les Tout-cuits "Pas bons. Les tout-cuits sont tout pourris à l'intérieur. Leur dedans a perdu la couleur à force de manger la Nuit. Le goût de la cendre fait du vomis. Gare à ton bidou s'tuveux manger l'un d'eux, tu vas rendre ta pelote de boyaux. Va pas d'venir comme eux pars abus d'gourmandises. La vie s'est question d'équilibre, Pas plus qu'il n'en faut, Point c'est tout."

Magie :  Une prédisposition au Silence. Il y a parfois des situations qui provoquent des sentiments si violents qu'ils coupent le souffle : la peur, l'injustice, la colère, l'amour, le chagrin... Dans ces moment là, Nobod fouetté par l'émotion, retient sa respiration. En expirant, c’est toute la force tempétueuse du sentiment informulé qui bouscule ce qui est autour de lui. Physiquement.. Sur une zone de faible circonférence dont il est l'épicentre, le Silence de Nobod a les même effets que s'il avait hurlé avec une voix de stentor. Selon la puissance de l'émotion, les sujets présents sur la zone d'effets, frissonnent, sursautent, voir peuvent carrément ressentir une onde de choc. En tous les cas, ils sont pour le moins surpris et déroutés.
Pour l'heure, c'est un don latent qui, lorsqu'il se révélera, s'avérera aléatoire. A moins qu'il n'apprenne à le maîtriser.
Silence. " J'me tais et l'monde s'tais avec moi. Si y veut bien. Parfois m'écoute pas. Le Silence, il a sa propre loi. Parfois, par ma bouche, je le cloître dans une cage et la vie cesse de respirer. Tout plus souffle. Tout plus rien. Le monde est vide et moi chuis plein. Mais pas chaque fois. Silence est comme fils de l'Arbre-pleur : Une vraie tête en bois."


Capacités physiques : Solide machin que ce bonhomme là. Il a beau être "de bois", il tient plus du roseau. Il ploie sans briser, bien moins fragile qu'il en a l'air. Agile, tenace, il sait se faire silencieux, tapis dans une attente qui rendrait fou n'importe quel chasseur aguerri. Il a la traque dans le sang, la patience dans les veines. Il est un arbre, une plante, et parfois on se demande si il est vraiment fait de viande comme les autres "Marchanceux".

Talents divers : Survivre. Le petiot, malgré son glabre de jeunot, à la rage de vivre. Il s'accroche, plante ses ongles et ses dents, se débat, s'adapte vite, boit la connaissance comme un soiffard de grandes eaux. Il parle peu, mais il écoute. Il "imbibe". Et demain, il sera plus qu'il n'était hier.

Équipement : "Peau-d'-zob. Mais, fait gaffe à mes dents j'mords vilain."

Apparence physique et charisme :

Nobod est grand, tige, pas épais, mais noueux. Ses trapèzes sont solides comme ses bras charpentés, pour un poitrail qui s'enlise sur une taille étroite et s'encastre sur des hanches pointues. Une cime de montagne qui regarde vers le bas et s’effiloche en conifères. Il court vite, ce sagouin, ses jambes s'agitent frénétiquement en foulées vives, nerveuses, comme si il avait peur qu'on lui fige les pieds dans le terreau. Sa tignasse informe et noire a sa vie propre et il la laisse fleurir à sa guise. Le hâle de sa peau se gorge de soleil un peu plus chaque jour qui succède à la nuit et ses grands yeux verts posent un regard curieux sur chaque mouvement de la vie.
Il n'aime pas causer. Les mots lui sont d'une nature difficile, artificielle,« un truc de sacs à viande ». Du tout-tordu qui lui bave à la commissure des lèvres. Les mots ça a mauvais goût sur le bout de la langue, parfois, ça vous reste en travers du gosier et ça fait une boule qui étouffe. Les mots sont dangereux et ils coupent. Le cœur est tout lacéré, pour toujours, et on ne guérit jamais vraiment des mots-fléchés.
Alors, Nobod préfère le Silence.
Il a le Silence imposant, gênant parfois. Son mutisme n'est jamais une absence : il s’est simplement soustrait à la parole pour davantage remplir l'espace de lui. Il « est » Nobod. Il « est » avec fracas. Et si jamais les sons s'invitent, c'est pour ne jamais être oubliés.
« J’existe. »


Caractère et personnalité :

Direct et sans ambages, Nobod pousse droit et directement vers le soleil. Il ne sinue pas, il ne contourne pas : il fait ou il ne fait pas. Pour autant, il ne brille guère. Il préfère les ombres prudentes de la canopée.
On le croit calme, car il se drape de Silence.
On le croit timide, car tous contacts élèvent sa défiance.
On le croit solitaire, car il se sent mieux avec les arbres.
En réalité il est jeune, impulsif et fougueux. Il aime et déteste fort, vite et tout en entier, à l'instar de la nourriture qu'il gobe comme un goulu. Ne croyez pas à de l'impatience, Nobod sait attendre. Il peut même attendre indéfiniment. Mais de l'instant où il décide, il agit. Prompt vers la réussite, l'échec ne lui est pas permis. L’Échec c'est la mort, tout bonnement.
Il a cette rudesse, cette rugosité apparente, qui cache la tendresse naïve des enfants qui jouent. Sa simplicité fait de lui un poète incompris, un peu brutal, un peu gauche, mais capable d'une douceur infinie et de gestes délicats pour le minuscule.  Ses éclats de rires sont comme la Branche-Couleurs qui fait le pont entre le ciel bleu et la pluie : rares et précieux. Des rayons de miel sous l'écorce. Il faut peut-être s'esquinter un peu les doigts pour en savourer le sucre, mais cela vaut bien la peine.
« Croyance ! »

Histoire :


Odeur de terre qui colle aux naseaux.
Parfum qui chatouille le pif : boisé, humide, chlorophylle. Le « sent-bon » du chez-moi.

J'respire. J'entends le chant du vent qui gonfle mon dedans. Ça souffle en typhon et sa soulève la poussière. Chuis aveugle. J'ai sommeil. Il fait agréable dans le ventre de L'Abre-Pleur. J'ai pas envie de me dresser. Mes paupières rougissent sous les aiguilles du soleil. Agressives piqûres du réveil. Mes yeux font mal. Me recroqueville sous les racines larges et protectrices de mon aîné.

Je m'rendors.
Un tout ti-peu.

Les tâches de lumière dansent entre les larmes qui dégoulinent en branches. Mon bide crie qu'il a faim et il se contorsionne pour me faire lever. Je lui obéis en grommelant. J'me déplie et je craque telle une brindille. Chuis cul-poil et mon écorce est molle. Mes racines ne sont pas profondément amarrées au sol. C'est curiosité ! Mes follicules remuent dans la mélasse d'humus et j'les observe, ébahi et circonspect. C'te bizarrerie que voilà ! Ça ballade mon tronc aussi loin que moi veut. C'est la Marchance ! Le miracle du pollen ! J'ai été choisi pour voyager.
Mes boyaux piaillent que j'les avions oubliés. Faut aller quérir de la bectance et de la butinerie.

Je marche, donc.
Puisque Marchance, peut.

Le rideau de feuilles jaunes s'écarte et j'découvre la Vallée et sa flaque tout-milieu. Jamais vu tant plein d'eau. J'ai soif, j'avance. Tout est étrangeté, tout en étant famille. Tant de formes, de couleurs, de sons nouveaux. Peau qui grêle sous la bise. J'ai frisson. Au bord de la rive, je m'esquinte les genoux sur les galets et, va que j'm'éponge la gueule jusqu'à être tout mouillé. La surface de l'eau est toute brillante, elle renvoie des images.
Je me vois.
Je suis un drôle d'arbre, ma foi. Tout en cosse tendre couleur de sève, tout en feuillage noir et dru. Et j'ai des billes là ! Je m'fourre le doigt dans l’œil et l'onde se brise. Petits ronds qui sautillent sans s'entrechoquer. J'me fascine pour la joliesse du ballet.
Mais, j'ai toujours famine.

Je marche, encore.
Puisque Marchance, peut.

Sous les frondaisons, il y a l'appétit qui s'aiguise. Les mouches font crin-crin et leur fête attire mon regard. Là sur le bord d'une pierre, y'a un cadavre de Bête qui s'anguirlande. L'est tout cramé, noir comme suie. Pourtant, sa carne dégorge de sa panse et ma gargouillerie me pousse à l'imprudence. Faut que je mâchouille de cette viande rance, que je fourre à la bouche ce Tout-cuit. Maintenant. 'Suite.
A peine les premier morceaux dans ma gorge, que j'éprouve du malaise. Même pas goût de glaise, ça a le goût du rien. L'gout du Néant. Gerbitude. Toute la bectance s'égare loin de mon estomac en boue noirâtre à peine digérée. Même pas l'herbe en veut. J'm'essuie la bouche, écœuré. Faut que j'bois. Plein. Suite !

Je marche, pas droit.
Puisque Marchance, peut.

L'eau étend sa couverture troublée. Je froisse sa tranquillité en me jetant à flottaison. Tout nettoyé que j'dois.  La tête dans l’aqueux, j'aperçois de la mouvance. C'est grise-mine et argenteux. Ça me regarde avec des yeux ronds. L'instinct guide ma main sans crier « plouf ». J'attrape la pitance et je la carre entre mes quenottes. L'air se réapproprie la caverne de ma carcasse. Souffle fort et larges expirations ! J'arrache la chair de la bestiole encore crue, sur ses épines qui lui servent d'os. Pendant que je bâfre, le mot se tricote dans ma caboche. Me revient d'un coup à pleine poire.

-POISSON !  qu'j'exulte, guilleret.

J'sors mon pistil de la lavure avant qu'y rétrécisse. C'est que ça gèle dans l'humide. Faut que j'me trouve à charmille, sinon j'vais m'peler les joncs.

Alors, je marche.
Puisque Marchance, peut.




En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Nephyla
Age : 34 ans
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?

Tout dépendra de l'activité de cette communauté et parallèlement de mon travail. Je peux m'impliquer très régulièrement sur une certaine période et disparaître ensuite un certain temps pour des besoin professionnels. Néanmoins, si je m'engage ce sera pour longtemps et avec cohérence. Chaque absence sera prévenue.

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?

Top site, totalement au hasard.

Avez-vous des remarques à propos du forum ?

Le concept est assez exaltant et m'a franchement enflammé l'imagination.

Hiss
Administrateur
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Messages : 158

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Lun 26 Fév 2018 - 22:23

Salut Nobod, et bienvenue !

Ta fiche est très chouette, j'aime bien ta plume et la façon qu'a ton personnage de percevoir le monde.
Globalement, je n'ai pas grand chose à y redire, il me semble que tu as saisi les grandes lignes du contexte et tu le retranscris bien. Cependant, il reste deux-trois détails qu'il faudrait que tu éclaircisse, les voici :

- Dans le champ Magie, tu écrit que tu as une prédisposition au silence, mais je veux bien que tu décrive un peu plus les effets qu'auront potentiellement ton sort de silence. Ta description n'est pas assez claire. Bien que pour l'instant Nobod n'en ai pas fait usage, n'en est sûrement même pas conscient,je veux juste savoir quels effets précis auront sa magie, si tenté que tu le saches, mais c'est vraiment pour comprendre.

- Au niveau des croyances, tu parles des "Tout-Cuits". Je pense avoir compris que c'était les monstres, mais ça n'est pas énoncé très clairement non plus. Tu pourrais modifier légèrement, pour qu'on comprenne bien que tu fais références aux monstruosités?

Du coup ça ne sera que ces deux petits détails, rien de bien méchant ! Le contexte étant assez complexe, on s'efforce de bien vous guider sur vos fiches, pour éviter tout décalage qui pourrait nuire au rp. Ton style risque d'être un peu ardu à respecter, mais de toute façon ton personnage évoluera en conséquence, donc je ne m'en inquiète pas trop.

N'hésite pas à revenir vers moi pour plus d'informations, si jamais tu as des questions, et préviens moi lorsque tu aura modifié ta fiche !

Hiss



Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
Nobod
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Messages : 10

Jour d'éveil : Jour 25
Race : Racine
Métier : ?
Groupe : ?
Lun 26 Fév 2018 - 22:43

Bien M'dame et merci pour cet accueil  Youpi ouais !

J'ai effectué les corrections que je requote ici ! Coeur

Citation :
Croyance : Nobod pense qu'il est un arbre et qu'un jour il deviendra compost. Entre le début et la fin du voyage, il "pollinise", respectueux de chaque pas. S'il s'écarte du chemin, il craint de se transformer en monstruosités, ceux qui noirs au dehors comme en dedans, il qualifie de "Tout-Cuit"...

Citation :
Magie : Une prédisposition au Silence. Il y a parfois des situations qui provoquent des sentiments si violents qu'ils coupent le souffle : la peur, l'injustice, la colère, l'amour, le chagrin... Dans ces moment là, Nobod fouetté par l'émotion, retient sa respiration. En expirant, c’est toute la force tempétueuse du sentiment informulé qui bouscule ce qui est autour de lui. Physiquement.. Sur une zone de faible circonférence dont il est l'épicentre, le Silence de Nobod a les même effets que s'il avait hurlé avec une voix de stentor. Selon la puissance de l'émotion, les sujets présents sur la zone d'effets, frissonnent, sursautent, voir peuvent carrément ressentir une onde de choc. En tous les cas, ils sont pour le moins surpris et déroutés.
Pour l'heure, c'est un don latent qui, lorsqu'il se révélera, s'avérera aléatoire. A moins qu'il n'apprenne à le maîtriser.
Silence. " J'me tais et l'monde s'tais avec moi. Si y veut bien. Parfois m'écoute pas. Le Silence, il a sa propre loi. Parfois, par ma bouche, je le cloître dans une cage et la vie cesse de respirer. Tout plus souffle. Tout plus rien. Le monde est vide et moi chuis plein. Mais pas chaque fois. Silence est comme fils de l'Arbre-pleur : Une vraie tête en bois."
Hiss
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Messages : 158

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Mer 28 Fév 2018 - 9:07

Elle l'épiait depuis une branche depuis longtemps, et continuait de se gratter étrangement le menton après qu'il eut fini de parler. Soudain, d'un geste souple et ridicule, elle se déplia et bondit à terre, sans manquer de se ramasser face la première dans un petit cri d'animal. Cependant, ce fut sans honte aucune qu'elle se présenta devant Nobod, finissant de s'épousseter, en le regardant fixement dans les yeux.

"Bon hé ben, bon courage hein."

Et elle lui posa un caillou sur la tête, avant de tourner les talons et de disparaître dans les fourrés.



Phrases de Nobod :

Ivre de ruine. Laisse le souffle t'envahir.

Sens les musaraignes dévorer tes racines.





Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
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