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Sagre
AuteurMessage
Sagre
Personnage éphémère
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Messages : 3

Jour d'éveil : Jour 8
Race : Cime
Métier : Cueilleur (2)
Groupe : Errants
Fiche de présentation :
Jeu 31 Mai 2018 - 15:59


Ephémère de : Telod


Prénom : Sagre

Nom/surnom : Aucun

Éveil : Huitième jour
Sexe : Masculin

Race : Cime
Métier : Cueilleur (2)
Groupe : Errants

Magie : Aucune

Physique et mental :

Sagre a basculé depuis quelques jours. Il est animé d’une démence imprévisible et incontrôlable, dont les phases délirantes s’amplifient avec le temps, le faisant agir avec un illogisme destructeur terrifiant.

Son caractère d’origine, qui a été distordu par sa folie, est d’un optimisme généreux. Il était naïf, persévérant et bienveillant. Ayant néanmoins souvent des difficultés à l’empathie, il faisait tout pour entendre les problèmes de son entourage sans les comprendre. Sa force résidait dans la robustesse, l’énergie, la constance et l’envie de bien faire. Il pouvait effectuer les mêmes tâches des centaines de fois sans discontinuer, pourvu qu’elles soient efficaces. Grand amateur de mouvement, persuadé que c’est en marchant ailleurs que l’on progresse, il avait tendance à fouler les terres et les montagnes tout le jour durant.
Sagre était aussi un homme anxieux, terriblement exigeant et horrifié à l’idée de tout ce qui pourrait lui arriver. Une lâcheté profonde, insidieuse, et non assumée se cachait quelque part dans ses entrailles. Ayant tendance à l’auto persuasion à l’excès par une parole constante et angoissante, il est littéralement terrifié à l’idée d’avoir tort.
Au fond de lui, Sagre souffre d’un dégoût profond pour lui-même, et d’un manque de confiance en lui colossal, entrant en constant conflit avec le masque d’assurance qu’il essaye de porter.

Et puis, il y eut ce jour, où Sagre fut traumatisé. Tous ses proches sont morts par sa faute, à cause d’une erreur qu’il a commise en étant persuadé que ce n’en était pas une. Cela l’a fait basculer. Depuis, il vit dans un déni absolu et irraisonné de cet événement, essayant de s’auto persuader qu’il n’a jamais fait d’erreur de sa vie, poussant sa tendance à l’auto persuasion et à l’optimisme à son paroxysme déviant, et entrant dans des phases de délires profonds lorsqu’on le perturbe dans son déni.
Tant qu’il n’arrivera pas à se convaincre lui-même, dans son esprit profond et torturé, de la justesse de ses actes, de sa capacité à survivre, et de la force de ses bras, son délire grandira. Le délire consiste justement en un débordement constant d’affirmation de son déni face à la réalité. Sagre sera toujours le premier à dire que quelque chose est réalisable, il soutiendra même que la voie à suivre est aisée, peu importe de quelle voie il s’agit. Il se mutilera, s’affaiblira, se tailladera volontairement constamment pour appuyer la démonstration de ses capacités. Il mutilera les autres, les cassera, les emmènera à la mort, pour essayer de prouver qu’ils sont capables d’y survivre. Son énergie, sa vitalité et sa robustesse ont été poussées encore par sa folie, lorsqu’il a une idée en tête, qu’il s’est fixé un but, il est très difficile voire impossible de l’arrêter dans sa route. Il est passé de la persévérance saine à l’acharnement sauvage.
Et malgré tout cela, dans le fond, Sagre reste généreux et bienveillant. Il est d’une dangerosité rare pour son entourage, mais ne veut pas l’être. Sa mauvaise influence, il l’a malgré lui, à cause de son obsession.

Cela lui donne l’air ambigu et contradictoire à presque chaque instant. Il est grand, semble avoir une certaine force physique, l’affirmer souvent par ses mots, et pourtant on peut voir à chaque instant sa lâcheté et sa faiblesse dans ses yeux noirs. Il semble tendre la main avec gentillesse, être doux et avenant, mais d’un autre côté il semble distant, perdu, mal dans sa peau, et dangereux.

Sagre ne cesse de se gratter, de se mordre, de se donner des coups. Cela peut sembler inoffensif et presque mignon lorsqu’il délire peu. En phase de délire, Sagre peut se gratter jusqu’au sang sans difficulté, et parfois aller jusqu’à se casser un membre volontairement.
Il est couvert de plaies plus ou moins profondes. La plus grave d’entre-elles est à sa jambe droite, au niveau du mollet, et est en train de s’infecter.

Son faciès est plutôt disgracieux, ses cheveux noirs font penser qu’il est un racine. C’est sans doute en voyant son aisance dans les montagnes, sa silhouette élancée, et en saisissant la complexité aérienne de son esprit ingénieux – malgré tout, que l’on peut deviner sa race. Il est maigre et long en tout point. Couvert à peine de quelques vêtements confectionnés avec des plantes.
Lorsqu’il va plus ou moins bien, Sagre peut paraître rationnel et droit, bien qu’agité d’une activité et de tics incontrôlables. C’est lorsqu’il délire vraiment, chose qui peut arriver à n’importe quel moment, que l’on voit la dimension démente de son attitude. Tout, en lui, devient « trop ». Il crie trop, il frappe trop, il exige trop, il s’affirme trop, il s’énerve trop.


Histoire :

Éveillé sous une couche de neige alors que le temps était ambigu, dans des montagnes de l’extrême Est de la vallée, Sagre n’a pas tardé à marcher. Il s’est lancé dans le monde sans rien en savoir, l’angoisse au ventre à l’idée de ce qu’il pourrait y trouver, essayant de se persuader qu’il se faisait des idées en imaginant le pire. Il confectionna rapidement un masque d’assurance, malgré l’inefficacité de ses recherches le conduisant à ne rien manger pendant plusieurs jours.

Lors de son deuxième jour, il rencontra Uderine. Une échouée qui venait de sortir de l’eau. Lui tendant la main, il lui indiqua le chemin, et elle fut rapidement persuadée de la capacité de Sagre à la guider, à lui dire comment s’en sortir. Marchant sans discontinuer tout le jour durant, allant haut sur les montagnes, Uderine faiblit rapidement.
Et elle ne fut pas la seule. Ils rencontrèrent également Fêne et Terda, lors du cinquième et du sixième jour après l’éveil de Sagre. Deux femmes cimes qu’ils recueillirent dans les montagnes. Exigeant d’elles des efforts physiques considérables, il leur répondait toujours « Ça ira, c’est  plus facile que ça n’en a l’air » lorsqu’elles doutaient de leur capacité à y arriver.

Impressionnées par le caractère décideur, insistant, exigeant et persévérant de Sagre, les trois femmes le considérèrent comme leur chef. Bien que souvent réticentes à faire tout ce qu’il disait, elles comptèrent sur lui, et Uderine tout particulièrement puisqu’elle semblait avoir un faible pour lui.

Terda, un peu plus sceptique, commença à le remettre en cause à partir du dixième jour depuis l’éveil de Sagre, pendant lequel le temps avait été atrocement froid, et le Cime les avait tout de même conduits à avancer dans les montagnes. Uderine, affaiblie par les efforts constants, avait glissé sur une pente abrupte, et s’était blessé au mollet droit. De plus ils n’avaient rien trouvé à manger depuis plusieurs jours. Terda cria sur Sagre, lui affirmant qu’il devait faire plus attention aux autres, et à Uderine en particulier.

Cet événement marqua Sagre, qui commença à se renfermer alors que les autres continuaient à tenter de le suivre, et que Terda continuait à douter de lui. Il n’admettait pas ses erreurs, il affirmait que les femmes y mettaient de la mauvaise volonté, il s’auto persuadait de sa bonne conduite. L’ambiance dans le groupe devint réellement exécrable pendant deux jours, où le froid continuait de les accabler.

Lors du jour 20, c’est-à-dire le douzième jour depuis l’éveil de Sagre, l’homme conduisit les femmes, contre leur volonté, à aller dans une grotte un peu plus haut dans la montagne. Uderine s’effondra une fois arrivée à l’intérieur, incapable de bouger davantage. Terda jura contre Sagre, lui répétant à plusieurs reprises qu’il était bourru et que ce déplacement n’avait été d’aucune utilité. Puis un grondement terrifiant se fit entendre au bout de la caverne. Pétrifié, Sagre vit le rampant approcher sans rien pouvoir faire. Les femmes étaient toutes terriblement faibles. L’homme prit ses jambes à son cou, sans aider Uderine alors que cette dernière n’arrivait pas à se lever à cause de sa blessure au mollet droit.
C’est Fêne qui fit demi-tour pour aider l’échouée, alors que Terda, de son côté, fit preuve d’une bravoure immense en essayant de retenir le monstre. Elles furent dévorées, toutes les trois. Et leurs hurlements déchirèrent les montagnes dans des échos interminables. Alors que Sagre, lâche et faible, s’était échappé de la grotte pour se cacher derrière un rocher. Il avait assisté à la moitié de la scène.

Lorsqu’il revint, plus tard, scruter l’intérieur de la grotte. Il ne vit que les membres inanimés de ses amies, baignant dans le sang.

- C’est bête. dit-il dans la nuit. J’étais blessé, je ne pouvais pas courir.

Il frappa son mollet droit avec un caillou. Continuant en tremblant :

- Elles sont parties, très vite, moi je ne pouvais pas bouger.

Il frappa à nouveau. Puis encore une fois.

- C’est bête, je ne pouvais pas bouger. J’avais la jambe cassée, c’est pour ça.

Son bras frappa encore, toujours plus fort, alors que sa peau était couverte de sang de ses amies.

- Mais j’ai réussi à m’en sortir, c’est le principal. Bien qu’elles m’aient abandonné. J’ai pu m’en sortir, malgré ma jambe.

Il serrait les dents, les yeux en larmes. Une plaie béante apparaissait sur son mollet, et il continuait de frapper. Il parlait sans discontinuer.

- J’ai réussi à m’en tirer, elles sont parties, j’ai la jambe en mauvais état mais ça n’est pas grave, le monstre n’a pas pu me manger puisque je ne peux pas me faire manger. Ça n’est pas difficile, de toute façon, il est lent on ne peut pas se faire manger par lui, même avec ma jambe cassée j’ai pu fuir facilement, ça n’est pas compliqué. Ce monstre ne mange pas les gens, il se contente de les faire fuir de son domaine, c’est connu, il est comme ça. En fait il s’attaque surtout à des proies animales blessées ou même à des cadavres, elles auraient dû le savoir, plutôt que de partir comme ça. Je vais bien les retrouver.

Il sourit et se gratta la joue longuement.

Dans les jours qui suivirent, Sagre ne cessa de se mutiler, de voyager dans les montagnes avec un acharnement démentiel, parlant seul pour se persuader. Passant souvent dans des phases de délire terrifiantes.
Il se nourrit exclusivement des rares baies et autres fruits qu’il put trouver dans les endroits les plus escarpés. Il croisa un groupe de trois personnes, qui fuyèrent en comprenant qu’il était basculé.

Puis lors du jour 25, il rencontra un homme naïf et faible, qu’il conduisit dans les montagnes.
A la suite d’une période d’actes plus ou moins rationnels, Sagre fut pris d’un élan délirant dépassant de loin les précédents. Alors que l’homme assurait ne pas pouvoir traverser une pente abrupte, Sagre insista jusqu’à lui dire qu’il était capable de le faire sans sa tête.
Après l’avoir assommé dans un geste brusque, il le tua en frappant à de très nombreuses reprises son crâne contre la roche. Hurlant :

- Même sans la tête tu y arrives !

A présent, Sagre semble être capable de tuer sans prévenir. Et son errance destructrice le conduit peu-à-peu à sa propre mort.

Liste des joueurs autorisés à faire mourir mon personnage : Tout le monde
Staz
Administrateur
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Messages : 178

Jour d'éveil : Jour 16
Race : Echoué
Métier : Aucun
Groupe : Errant
Fiche de présentation : Clic
Journal : Clic
Jeu 31 Mai 2018 - 18:41


Chevauchant un ver de terre sauvage, portant sur le front le valeureux symbole du pissenlit, Staz dévale une falaise et roule - avec son ver de terre dans la main - jusqu'à Sagre. OLA, jeune poulet ! Je te souhaite une belle et longue vie au sein de ce gentil territoire de vers de terre et de poulets !  Et soudain, derrière lui, une nuée de poulets débarquent, portant sur leur dos le cadavre d'un homme sans tête. Et, tous ensemble, les poulets s'envolèrent pour passer au dessus des montagnes, et rejoindre un arc en ciel d'étoiles filantes. Et tu avais raison ! Même sans tête, on peut faire plein de choses ! Puis il chevauche à nouveau son ver de terre et s'éloigne en poussant de grands cris.









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