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Ejil
AuteurMessage
Ejil
Membre
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Messages : 12

Jour d'éveil : 28
Race : Échouée
Métier : Non-défini
Groupe : Errants
Fiche de présentation :
Journal :
Sam 20 Oct 2018 - 21:11


Prénom : Ejil
Nom/surnom : Aucun

Éveil : Jour 28
Sexe : Femme

Race : Échouée
Métier : Pas encore défini.
Groupe : Errants
Croyance : Ejil pense que chaque action en engendre une autre—ainsi, tout à une cause—et qu’aucun destin ne les prédit. Elle ne conçoit pas s’être éveillée ici sans raison, tout comme le fait que sa vie puisse être entre les mains d’une quelconque entité supérieure. Son existence repose entre ses propres mains.
Quant aux monstruosités, peut-être Ejil se confortera dans l’idée qu’elles non plus ne sont pas là par hasard.

Magie : Prédisposition au Murmure

Capacités physiques : Ejil n’est ni dotée d’une force brute ni d’une grande robustesse. Mais elle endure plus facilement qu’on ne le pense. Elle encaisse en silence les mots et les douleurs, la peine et le besoin ; son corps n’a guère besoin de beaucoup pour fonctionner. Elle résiste bien à la fatigue et n’a pas besoin de manger beaucoup.

Talents divers : En compensation de sa vue, Ejil possède une ouïe un peu plus développée que la normale. Mais elle privilégie surtout le sens du toucher et la sensation des choses sur sa peau, leur texture et leur forme. Ses doigts fins aimeraient fabriquer et façonner des objets, s’ils savaient comment : sans yeux pour les guider, ils sont perdus.

Équipement : Ejil ne possède absolument rien.

Apparence physique et charisme :

Ejil est née du lac. Allure brumeuse, silhouette émaciée. Ses couleurs sont un mélange de châtain et de gris. Sa peau est blafarde, seulement nuancée par des ombres. Elle enveloppe des épaules et des clavicules saillantes, et couvre de longues mains décharnées dotées de longs doigts froids, gracieux.
Cette chair grisâtre se mêle à une chevelure aux restes oscillants entre nuances châtain. Elle enveloppe son cou et ses épaules dans ses ondulations faibles. Difficile de déterminer si c’est l’humidité ou la saleté qui les boucle, ou s’ils sont ainsi naturellement.
Quelques mèches se sont égarées sur son joli visage aux fines lèvres. Joli, au premier abord. Beaucoup seront rebutés par le voile blanc qui recouvre des yeux qui auraient pu être d’un argent perçant. Il ne s’agit pas de la caractéristique des Échoués. Si ce voile blanc n’y était pas, ses prunelles ne seraient pas globuleuses.
Ejil est aveugle.

Caractère et personnalité :

Ejil est terrifiée par ses ténèbres. Encore plus par l’idée de les affronter seule. Elle a besoin des autres, elle a besoin d‘un guide. Plus qu’un simple besoin de compagnie, l’Echouée sait qu’elle ne survivra pas seule.
Reconnaître sa dépendance pour survivre est extrêmement difficile. Ejil l’expérimente et aura maintes occasions de sentir sa confiance propre se fissurer. Elle, unique aveugle. Elle, handicapée. Elle, faiblesse. Ejil ne s’imposera pas par ses plaintes, ni par ses geignements. D’ailleurs, elle ne parle pas beaucoup. Mais lorsqu’elle le fait, les oreilles ont tendance à se faire attentives. Elle déteste devoir élever la voix ou se répéter jusqu’à ce qu’on daigne l’écouter.
Douée d’empathie, Ejil est attentive aux changement de humeur de ses éventuels compagnons. Elle repère d’ailleurs facilement les émotions des autres.
L’Échouée est tactile et a souvent besoin de contact ; elle privilégie d’ailleurs son sens du toucher.


Histoire :

Rien.
Il n’y avait rien.
Pas de bruit. Pas de contact. Pas d’odeur. Aucune couleur.

Il n’y avait rien. Rien était rassurant. Rien n’était là pour l’arracher à rien.

Rien.

Puis enfin, quelque chose. Un son, odeur de vie, qui fit frémir son corps. Battement régulier qui s’imposa. Il était là. Rassurant. Il inonda sa tête, fit refluer la chaleur dans les veines de l’être.
Le battement devint assourdissant.

Elle ouvrit les yeux.

Ils virent l’immensité. Une immensité noire. Elle était douce. Elle la frôlait. La caressait. Elle la protégeait.
Aucune lumière. Aucune couleur. Juste les abysses sans fond.

Elle était vide, alors les émotions s’engouffrèrent dans son corps. Le « rien » qui persistait en elle fut balayé par une tempête.

D’abord, il eut le froid.
Un instant, ce fut vivifiant ; accélérant le battement régulier. Le suivant, ça brûlait. C’était vivifiant. Mais ça brûlait. Ça faisait mal.

Ensuite, il y eu l’angoisse.
Cette masse ténébreuse partout autour. Cette poitrine qui se contractait en vain, écrasée par le poids de l’eau endormie. La bouche s’ouvrit en quête d’air : une rivière noire s’y engouffra.

Enfin, il y eu l’instinct.
Il souleva ses membres, leur fit battre le courant. Aucun repère. Ce combat lent contre l’onde assoupie, qui avalait le bruit de ses efforts. Ses muscles tétanisés, guidant vers nulle part son corps. Elle ne voyait rien. Ses doigts affolés, creusant un chemin vers l’air. L’air. De l’air. De l’air ! Ça faisait mal. Le battement avait mal. Il résonnait douloureusement dans son être. De l’air. Vite. Vite, de l’air !

Cri.

« Ejil. »

C’était son nom. Un son familier ; la seule chose qui avait traversé son esprit aussi sombre que son esprit. C’était son nom. Ejil.

Elle respirait. Ce n’était plus de l’eau qui glissait le long de sa gorge. C’était encore plus froid, léger, fin. C’était de l’air. De l’air noir. Il était fendu par des gouttes. Elles effleuraient sur sa peau nouvelle-née, alors que l’eau ruisselait sur son visage dérouté.
Où était-elle ? Ejil tourna la tête ; elle ne vit rien. Quand les ténèbres disparaîtraient-elles ?

Jamais.
Elle le sut aussitôt.

Ses bras la guidèrent instinctivement au travers de son brouillard opaque. Elle ne savait pas. Elle ne savait rien. Il y avait l’eau qui avalait son corps, sa tête qui s’en était extraite. Il y avait la brume de sa mémoire et les ténèbres de sa vue. Et il y avait l’angoisse lancinante de sa noyade.

L’Échouée nagea.
Puis, miracle, le sable. Sous ses pieds. Pour la première fois, elle put se lever. Tomber. Se relever. Elle se sentait plus lourde, plus fragile. Là où l’élément la portait, l’air la laissait seule en compagnie des gouttes glacées.
Ejil leva la main. Point froid. Léger, doux. C’était fragile. Et pourtant, cette nuée apportait un froid mortel. Il neigeait.

Les points gelés constellèrent rapidement son dos courbé. Ejil enserra en vain les bras autour de sa poitrine. La sensation se répandit avidement dans son organisme, tétanisant muscles et nerfs. Elle était nue, plantée au milieu d’un ballet d’eau et de flocons. Ils s’amoncelaient sur son crâne détrempé, la faisaient éternuer en effleurant le bout de son nez. L’eau engloutissait ses pieds et léchait ses genoux fébriles, les chatouillait.
L’air était sec, froid. Il brûlait sa bouche, embrasait sa trachée, enflammait ses poumons.

Et, à nouveau, elle eut du mal à respirer.
Sa poitrine se compressa ; ses sens s’affolèrent. Une odeur de peur. La sienne. Le battement violent l’assourdit à nouveau. Il y avait quelque chose qui avait braqué son attention sur elle. L’émotion atroce qui l’enveloppa froissa ses entrailles, les emmêla, les pressa pour faire remonter la bile dans sa gorge. Le cœur au bord des lèvres, la nouvelle-née chercha la source qui l’épiait pour lui renvoyer son regard.
Cela venait de partout. De nulle part. Il y avait quelque chose de plus sombre que son regard, perdu dans une immensité inconnue. Une chose affreuse, terrible. Une créature qui ne s’approchait pas mais dardait des yeux terribles sur Ejil.
Elle eut envie de vomir.

Sa mâchoire se dessouda pour se bloquer dans un claquement frénétique. Ses doigts graciles grimpèrent jusqu’à la chair de sa poitrine pour soulager son cœur qui tambourinait de crainte. C’était lui, ce battement rassurant, jusqu’à présent. Maintenant, il était terrible.
Ses yeux s’écarquillèrent.

« A l’aide ? » appela l’aveugle.

En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Ejil.
Age : Toujours jeune ; une enfant, selon les dires.
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?

Plus présente durant les vacances scolaires. Cela dépendra aussi de ma gestion du temps et du travail. Une fois par semaine devrait être le minimum.

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?

Top-site.

Avez-vous des remarques à propos du forum ?

Toujours aussi plaisant !

Telod
Administrateur
avatar
Messages : 205

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
Lun 22 Oct 2018 - 1:10

Bonjour Ejil et re-bienvenue sur Musaraignes !

J'aime beaucoup ta fiche de personnage, l'originalité et la détresse de ce pauvre personnage aveugle me donne des frissons (de plaisir vu que je suis un sadique administrateur). De plus il paraît être doté de nombreuses subtilités qui promettent beaucoup !

Et c'est d'ailleurs sur deux de ces subtilités évoquées dans ta fiche que j'aimerai un éclaircissement, parce que je ne suis pas sûr d'avoir compris tout à fait ce que tu voulais dire. Le contexte du forum est évidemment respecté (vu que tu es une ancienne joueuse ça semble logique !) ce sont simplement deux détails sur lesquels j'aurais besoin d'une précision :

1) Dans la partie "Croyance", tu dis qu'Ejil nourrit une forme de déterminisme et ne croit pas au destin, je conçois très bien cette notion mais j'aimerai une précision pour savoir ce que ça engendre sur sa manière de voir la vallée, sa situation, etc. Parce que la partie "Croyance" se veut surtout demander quel est le rapport que ton personnage entretient avec le monde, avec la vallée, son ressenti ou sa philosophie par rapport à cette vie depuis qu'il est éveillé. Et j'imagine bien que ce rapport aux causes/conséquences et que cette opposition au concept de destin peut amener une vision particulière de son rapport à la vallée, mais je voudrais juste que tu le précises.
Sachant que tu es parfaitement en droit de dire que ton personnage ne s'est pas encore situé, n'a pas nourri de philosophie particulière sur son rapport au monde, mais j'aimerai tout de même que (même si la réflexion est au stade embryonnaire et que ton personnage n'en est qu'à un niveau d' "intuition" ou de "ressenti") tu donnes cette précision puisque tu parles de cette croyance : qu'est-ce qu'elle engendre du point de vue de son rapport au monde ?

2) Une question un peu plus bête. Dans Talents Divers tu dis : "Ses doigts fins aimeraient fabriquer et façonner des objets, s’ils savaient comment.". Est-ce que tu sous-entends ici qu'elle ne sait pas confectionner des objets à cause de sa cécité qui complique terriblement la tâche, ou à cause du fait qu'elle ne sache pas dans l'absolu comment faire pour confectionner quoi que ce soit ?
Il est important de donner cette précision parce que tu sais que, normalement, les personnages sont dotés de savoirs basiques et à moins de le justifier d'une quelconque façon j'aurais du mal à accepter la deuxième possibilité !

Voilà ça sera tout ! Comme d'habitude si je parle beaucoup c'est pour être sûr de bien être compris, pas pour faire des reproches à n'en plus finir. Encore une fois ta fiche est vraiment super et ce sont juste des minuscules détails que je relève ici !
Ejil
Membre
avatar
Messages : 12

Jour d'éveil : 28
Race : Échouée
Métier : Non-défini
Groupe : Errants
Fiche de présentation :
Journal :
Lun 22 Oct 2018 - 21:37

Bonjour !
Je suis contente que tu apprécies ma petite fiche. :)

J’ai modifié les passages embêtants.

— En ce qui concerne la croyance (qui se développera bien évidemment dans les RP, mais pour en donner un aperçu) :
« Ejil pense que chaque action en engendre une autre—ainsi, tout à une cause—et qu’aucun destin ne les prédit. Elle ne conçoit pas s’être éveillée ici sans raison, tout comme le fait que sa vie puisse être entre les mains d’une quelconque entité supérieure. Son existence repose entre ses propres mains.
Quant aux monstruosités, peut-être Ejil se confortera dans l’idée qu’elles non plus ne sont pas là par hasard.
 »

— En ce qui concerne les Talents Divers : j’entendais bien qu’elle ne peut confectionner des objets à cause de sa cécité. J’ai précisé cela dans la fiche : « Ses doigts fins aimeraient fabriquer et façonner des objets, s’ils savaient comment : sans yeux pour les guider, ils sont perdus. »
Telod
Administrateur
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Messages : 205

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
Mar 23 Oct 2018 - 11:52

Très bien ! Cela me convient à présent, c'est parfait !

Par conséquent...

JE M'APPELLE TELOD, et je te PROVOQUE EN DUEL ! OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH ! hurle-t-il, bouillant de rage, tout en écartant les jambes comme un sumotori. J'ai enfin trouvé un adversaire à ma taille, je vais pouvoir me dépasser pour te vaincre, toi et tout ce que tu représentes ! il prépare lentement les bras comme s'il s'apprêtait à donner un coup redoutable, venant de la droite. TU NE VERRAS RIEN VENIR ! il se jette dans sa direction, mais, malheureusement, se situant à plusieurs dizaines de milliers de lieues d'Ejil, qu'il distingue à peine comme une ombre perdue dans la courbure de l'horizon, il ne peut guère que donner un colossal crochet du droit dans le vent, qui y siffle avec force et détermination. A la surprise générale, Telod semble satisfait de sa prestation, et hurle un cri de guerre magistral incompréhensible : Y OU CANNE NOTE SI MIE ! puis il agite étrangement sa main devant son visage, comme s'il cherchait à signifier quelque chose que personne, dans la plaine vide, n'est en mesure d'apprécier. Puis il ajoute : Ou alors c'était... Y OU QUAND TE SI MIE SEL F-SERVICE !... Ou quelque chose comme ça.


Phrases d'Ejil :

- L'absence habite, l'oubli occupe et la mort vit.

- Frotte les plaies. Les musaraignes percent ta peau, infiltrent ta peau, marchent sous ta peau.



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