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Serpe [DEVENU PNJ]
AuteurMessage
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Messages : 52

Jour d'éveil : Jour 2
Race : Echoué
Métier : Sculpteur (2)
Fiche de présentation : ¢
Journal : ¢
Mar 24 Mai 2016 - 14:33


Prénom : Serpe
Nom/surnom : du Reflet
Éveil : Jour 2
Sexe : Masculin
Race : Echoué
Métier : Sculpteur novice
Groupe : /
Croyance : En des puissances supérieures et dont il tente de percevoir les structures pour interagir avec elles. Il est pour l'instant fasciné par les surface capable de refléter la lumière. Confusément, il les perçoit comme des liens vers une autre réalité. Il est ainsi particulièrement attiré par le lac et ses profondeurs. Il perçois les guetteurs et leur corps mat comme banni de ces mondes reflétés.

Magie : Prédisposition à l'illusion :  Serpe est capable de projeter sa perception hallucinée du monde sur son environnement direct, en altérant l'aspect pour les personnes à qui il s'adresse lors de tirades véhémentes. Par exemple, persuadé de voir un être l'observer depuis une simple flaque d'eau, il pourra faire discerner à son interlocuteur une forme floue, difficilement perceptible mais suffisamment présente pour instaurer le doute dans son esprit.

Capacités physiques : Serpe n'est pas très endurant. Il peut abattre la somme de travail d'un adulte moyen au cours d'une journée mais mettra sensiblement plus de temps à s'en remettre. Il est néanmoins doté d'une vue et d'une ouïe relativement aiguisées. Acculé il peut faire preuve d'une certaine rapidité brusque.

Talents divers : Une imagination débordante. Serpe est également capable de concevoir des objets aux aspects frappants voir dérangeants. Bien que prompt à agir de manière incohérente il peut également faire preuve d'une patience et d'une immobilité reptilienne.

Équipement : Un fémur de guetteur, deux peaux de lapin, une liane d'à peine un mètre et en lambeau, un fragment de galet acéré.

Apparence physique et charisme :

Serpe est de taille plutôt réduite et d'une constitution chétive. Le dos voûté, ses cheveux noirs-gris chutant le long de son visage émacié, il a tendance à attirer pitié ou antipathie chez un observateur distant. Sa prestance est en revanche considérablement augmentée dès lors qu'il se met en mouvement. Ses grands yeux fixes sont comme deux faisceaux qui semblent vouloir détacher et étudier chaque atome du monde sur lequel son regard se pose. Ses mouvement désordonnés semblent parfois mus par une logique implacable. Sa voix, légèrement haut perchée, reste forte et profonde.
Sans pour autant susciter l'admiration ou l'intérêt, l'attitude de Serpe le rend difficile à ignorer.

Caractère et personnalité :

En adéquation avec son comportement, Serpe est difficile à cerner. Souvent discret il peut malgré tout passer d'un silence à des déblatérations exaltée en quelques secondes. Dès son éveil il a dangereusement été près du basculement et n'importe quelle personne croisant son regard peut le ressentir. Mais ce qui pourrait être perçu comme une hypersensibilité psychologique est aussi un moyen pour Serpe de se protéger d'un monde extérieur dont il accepte très facilement le caractère obscur et inconnu. Ainsi, malgré l'inconstance de son humeur, il dispose d'une résistance étonnante à tout ce qui pourrait porter atteinte à son moral. Il ne considèrera que difficilement quelqu'un comme son ennemi ou son ami, percevant les individus qui l'entourent davantage comme des atouts ou des obstacles. Il s'attend d'ailleurs à ce qu'ils le traitent également comme tel. Il ne gardera ainsi que difficilement de reconnaissance ou de rancœur envers quelqu'un. Malgré ce pragmatisme extrême, il reste très sensible aux manifestations du monde qui l'entoure et peut s'émerveiller d'un rien.

Histoire :

J2

Un gémissement. Le grondement millénaire de cascades vaporeuses et colorées emplissait seul l'espace, il y a à peine quelques secondes, et maintenant ce bruit. Comme un tressaillement. Désagréable. Il cesse.
La torpeur sirupeuse revient avec l'oubli, sourd. Une minute, un siècle s'écoule. Le gémissement revient, plus fort. Peut-être plus près. Une autre dimension s'ouvre et des nuances bleutées investissent l'espace et y mordent.

Froid

Graveleuse, salé, une autre couleur, rouge sombre surgit avec ce son étrange au niveau de la... gorge? Oui, la gorge, sèche, comme emplie de gravier. Mais alors pourquoi tout autour lui semble...

...mouillé?

Les yeux s'ouvrent. Tout bascule. Les couleurs meurent, aspirées par des milliers de canaux cérébraux, le blanc envahit tout, dévore les sens. Les orbites sont comme les rebords craquelés d'un puits ou un torrent électrique se déverse. Adrénaline, panique. La bouche s'ouvre aussi, et l'eau s'y engouffre. Le noir maintenant.

Un cri de terreur. Une seconde, un siècle se sont écoulés et les yeux s'ouvrent à nouveau. Quelques nappes de lumière blanches s'y déversent encore avant de laisser place à un ciel gris et chargé. L'écho du cri résonne encore, quelque-part. Danger.
Le corps. Le corps bouge. C'est douloureux, le cou surtout. Mais c'est important. Le cœur bat.
Alors que sa tête émerge de la surface, Serpe manque de s'évanouir à nouveau quand l'eau du lac s'écoule de ses oreilles. La bouche grande ouverte, ses muscles endoloris se raidissant de stupeur, il aspire tant bien que mal une goulée d'air. Le simple son d'une brise légère à ses oreilles lui est insuportable, cacophonique. Ses yeux fouillent l'espace, déversant un tumulte d'informations que son cerveau peine à traitrer. Il expire. Alors que ses sens s'ajustent avec peine à ce monde auquel il vient de naître, sa main couverte de vase épouse les contours de son crâne. Il inspire de nouveau. Les battements de son coeur ralentissent, ses yeux cessent leur balai incessant et commencent à se poser sur des formes qu'ils parviennent désormais à séparer les unes des autres.

Le cri retentit à nouveau, plus long, plus modulé, agressant l'ouïe encore jeune de l'échoué. Machinalement, sa tête se tourne vers la direction du son et une vrille de douleur de projette de ses cervicales jusqu'à son front. Sa... main? Sa main droite laboure le sol meuble du lac sur lequel elle s'appuie. Il y a quelque-chose la-bas, qui s'agite, qui crève la surface horizontale de l'eau de mouvements désordonnés. Ca le regarde.
Pendant un instant Serpe fixe ces mouvement confus, hésitants. Une pointe de chaleur, douce, coule dans ses entrailles alors qu'il détaille ces formes agitées. Ses lèvres entrouvertes forment avec hésitation quelques mots qui en chutent dans un murmure à peine perceptible.

Tu es moi?

Cet être apeuré qui le fixe, il lui ressemble, il le sait, c'est viscéral. Une vagues de questions, de mots fleurissent dans son esprit. Mais leur croissance est brutalement interrompue lorsque l'autre échoué, pousse un nouveau cri et pointe son doigts vers le rivage, à une dizaine de mètres. D'autres bruits au bout de son bras, des claquement d'os, des pas lourds sur l'herbe mouillée.
C'est noir, et blanc. Araignées? Trop gros. Trois silhouettes humanoïdes aux allures torturées tournent des visages blancs vers eux. Des spasmes violent agitent leur carcasses voûtées alors que leurs membres difformes piétinent la berge. Il semble qu'à tout instant l'un d'eux va fondre sur eux mais quelque-chose semble les retenir, pour le moment.
L'autre crie maintenant sans interruption. Ses yeux sont habités par un effroi qui grandit d'instant en instant. Les créatures qui murmuraient il y a quelques instants grondent maintenant.

Serpe est debout. Il lui faut quelques instant pour réaliser que c'est lui qui provoque ces bruits d'éclaboussure alors qu'il se dirige vers l'autre échoué. Il ne sait pas ce qui se passe. Il faut qu'il cesse de crier. L'agitation qu'il provoque excite encore davantage les guetteurs qui font désormais d’impressionnants bonds de rage. L'autre panique encore davantage, il peut maintenant voir les yeux de Serpe de plus près, il recule.
L'une des créature grince étrangement et trempe l'un de ses membres dans l'eau. L'autre s'est retourné. Déjà ses genoux se dressent hors de l'eau, il veut courir.

Le bras gauche de Serpe lui agrippe la poitrine et le déséquilibre.

Arrête!

Sa main droite vient s'enfoncer jusqu'au fond de sa gorge, comme pour venir y arracher ce cri qui n'as pas cessé d'en sortir. Ils chutent dans une gerbe d'écume.

Arrête!

Serpe sors la tête de l'eau, celle de l'autre suit peu de temps après. Il l'y renfonce.

Arrête! Arrête!

Il se débat, ses ongles griffent les cuisses de Serpe alors que celui-ci fait couler ses doigts le long du cou de sa victime. Sur la berge, les guetteurs ont cessé de s'agiter et contemplent les deux silhouette rachitiques lutter entre elles.

Arrête

Serpe peut voir les yeux de sa victime. Ils contrastent avec ses mouvements violents. Ils sont presques surpris, comme par un tour de magie ou un rayon de soleil soudain.

S'il te plaît

L'autre se débat plus faiblement désormais, ses yeux sont terriblement fixes. Encore quelques secondes et seuls les bruits des gouttes chutant des cheveux de Serpe viennent briser le silence. C'est lui qui tremble maintenant. Son esprit, dangereux somnambule, titube au limites de sa conscience. Quelque-chose s'est tordu, quelque-part.
Ses doigts se détachent du cou du cadavre qui, porté par un quelconque courant se met à dériver, poupée absurde aux yeux vides ou se déverse désormais vainement la lumière du jour. C'est trop.
Sans même jeter un œil sur la berge il s'effondre lui aussi dans l'eau.

J3

Les étoiles vrombissent au dessus de sa tête. Dès qu'il ferme les yeux elles viennent bourdonner dans le creux de ses oreilles. La fièvre lui bombarde le cerveau. Parfois, un violent accès de sanglots le saisit et il laisse échapper un long râle entrecoupé d'excuses confuses. Il lui semble alors qu'on approche pour le faire taire à son tour. Alors que l'aube pointe, il s'évanouit de fatigue.
Quelques heures plus tard, ses sens le tirent de nouveau du sommeil. Il pleut. Des voix, loin encore. Encore brûlant de fièvre il se redresse. Son corps n'est plus qu'une carcasse rouillée ou le sang circule avec peine. Ils arrivent. Pour lui?

Non

Il est sorti du lac. Ses yeux peinent à rester ouverts. Sous ses pieds défilent galets, touffes d'herbe spongieuse, puis un sol plus dur, parsemé de rocs qui lui entaillent la chair. Il ne sent plus la douleur.

Il se réveille, ailleurs. La pluie a cessé mais la lumière semble décroître. L'air est lourd et chaud. Sans s'expliquer pourquoi le fait de respirer encore lui semble un miracle. Il semble qu'il soit parvenu à se glisser sous un buisson épineux dont les pointes lui écorchent le dos. Ses yeux s'ouvrent sur la carapace noire et rutilante d'un scarabée qui, comme étourdi par le temps orageux sillonne fébrilement entre les touffes d'herbe jaune. Les dents de Serpe se referment sur l'insecte. Un gémissement de plaisir s'échappe de sa gorge alors que le goût de l'hémolymphe se répand sur sa langue. C'est ce moment que son estomac choisi pour lui rappeler son existence. Il a faim, une faim dévorante. Le meurtre qu'il a commis n'est désormais plus qu'une ombre légère, propulsée dans les tréfonds de sa conscience par un instinct impérieux.
Il se redresse encore frissonnant. Se tenir debout lui est difficilement tolérable. Le buisson sous lequel il s'abrite lui arrive à peine à la taille mais il croit percevoir, au milieu de l'amas d'épine, une tâche bleue. Il l'en extrait méticuleusement, une baie. Son goût est amer et sa chair fade lui assèche la bouche. Mais c'est bon. Frénétiquement ses yeux en cherchent d'autres, mais le buisson ne semble plus rien porter de comestible. Un autre buisson, à quelques mètres. Il y en a plus. Alors qu'il tente de mâcher ses aliments avant de les avaler il jette de furtifs coups d’œils atour de lui. Une plaine, à peine vallonnée. Il croit discerner quelques arbres plus loin, se découpant sur l'horizon. Si lointains, inaccessibles.
Une violente crampe lui remonte le long de l'estomac jusqu'à la poitrine, manquant de le faire vomir. Les larmes aux yeux il s'allonge de nouveau. Peu de temps après, il s'endort

J4


La fièvre est tombée. Réveillé par la pluie, il s'est remis en marche, emportant avec lui quelques baies tenues au creux de sa main. Au bout de quelque temps qui lui semblent une éternité, il s'écroule de nouveau. Jusqu'à l'aube il progresse ainsi difficilement vers le bosquet d'arbres entre marche somnambule et sommeil agité, rectifiant sa trajectoire à la faveur de rares éclaircies. C'est peu avant l'aube que sa main se pose enfin à l'ombre des premiers arbres. Ils sont à peine une dizaine, et plus décharnés que ce qu'il espérait, mais leur abri et leurs branches lui seront d'une grande utilité. Il se laisse glisser sur le tapis de feuilles et de brindilles.

Merci

J5 et J6

Après plusieurs tentatives infructueuses, il réussit à aménager une cabane rudimentaire. S'appuyant sur une branche de sa taille il récolte encore davantage de baies et attrape d'autres insectes. Suite à une tentative décevante avec une chenille colorée il se contente de scarabées et occasionnellement de mouches. Les roches qui jalonnent la vallée sont friables et peu enclines à produire des tranchants convenables. C'est toutefois suffisant pour détacher lierre et écorce sèche des arbres. Il tente de s'en faire un pagne rudimentaire mais ne gardera finalement que la corde autour de la taille. L'écorce lui sert en revanche à constituer d'étroits récipients dans lesquels il peut stocker des baies. Il se nourrit également des vers habitant sous l'écorce des arbres morts. Le temps semble s'améliorer et il semble que, suivant son exemple, l'esprit de Serpe sorte de sa torpeur, avec son lot de cauchemars.

J7


Deux yeux sous l'eau, implorants, dans lesquels se reflètent des visages blancs au dents qui claquent.

Il criait!

Les visages semblent se rapprocher, dans son dos, mais il ne peut pas détacher son regard de ces grands yeux.

Il criait!

Toi Aussi Tu Criais, La Nuit, Tu Cries

Il se réveille en sursaut et tente de se lever, son dos percute brutalement un arbre. Il vient de mettre l'ensemble de son abri par terre. L'aube semble encore lointaine mais ses songes lui font plus peur que l'obscurité. Il s’assoit à l'orée du bosquet et somnole jusqu'au lever du jour.

Le temps aidant, il va plus loin que les jours précédents et finit par retrouver le lac. Tout d'abord méfiant, il finit par se risquer sur la grève ou il prélève quelques galets de taille différente. Malgré les nombreuses ressources qui lui seraient nécessaire ici il ne se risque qu'à boire quelques lampées d'eau. Le reflet de son visage dans l'eau lui semble bien trop étranger. Il se retire furtivement en espérant que le ciel lui fournisse l'eau nécessaire pour ne pas revenir ici.
Sur le chemin du retour il aperçoit plusieurs terriers ou des formes rapides s'engouffrent alors qu'il approche. Il passe la fin de la journée à casser ses galets pour obtenir une forme convenable et à réfléchir à la manière d’attraper les êtres qui vivent dans les terriers. Le lac ne quitte pourtant pas son esprit. Il traverse sa conscience, comme un œil immense et curieux.

Reflet

J8

Chair folle. Bruits de vent usé

C'est la première fois qu'il se réveille après l'aube. Ses poils se hérissent. Une de ces créatures est là à quelques mètres du bosquet. Elle semble extrêmement agitée. Son ossature voûtée tremble violemment alors qu'elle répète cette même phrase, le visage presque collée au sol. Serpe peut l'apercevoir entre deux arbres, il reste immobile. La créature s'arc-boute maintenant sur son front et gémit une note aiguë avant de déverser un torrent de bile noir sur l'herbe verte. Elle est saisie d'un dernier spasme et s'affaisse, inerte.
Serpe restera plusieurs heures sans bouger, à attendre que la créature bouge de nouveau. Le soleil fait perler la sueur sur son front. C'est avec une lenteur extrême qu'il se saisira d'une pierre taillée avant de se diriger vers la créature et de lui enfoncer d'un coup sec dans le crâne. Elle reste immobile. Quelque-chose tinte au fond de l'âme de Serpe. Il se redresse et fixe la plaine en direction du lac. Puis le ciel.

Qui...qui me voit?

Un doux sentiment de plénitude l'envahit, effaçant pour un temps l'angoisse sourde qui l'assallait depuis que sa fièvre était tombée. Quelque-chose est là et le regarde. Quelque-chose de... juste? Ses yeux se ferment.
Quelques minutes plus tard, son corps s'anime de nouveau et, se saisissant de ses dernières lianes et d'un éclat de galet, il se dirige vers les terriers.

J9

Crépuscule. Aujourd'hui il n'a attrapé qu'un rongeur. Ils semble qu'ils aient déserté le lieu. Il a conservé les peaux de deux autres malgré l'odeur atroce qui s'en échappe. S'il retourne au lac il essaiera de les y laver. Ça ne lui ferais d'ailleurs pas de mal à lui non plus, ses bras sont couverts de sang. Il a du jeter une partie de la viande d'hier que son estomac s'est refusée à avaler. Il tentera de conserver la prochaine dans une enveloppe d'écorce et de feuilles.
Les os des rongeurs sont relativement souples. Il s'est déjà débrouillé pour constituer un outil perforant de la longueur de sa main  et il pense se servir des plus petits os comme chevilles. Brisés ils restent cependant friables et les polir à l'aide de pierres reste difficile.

Le regard de Serpe se porte sur la carcasse noir qui n'a pas bougé depuis hier. Il ne s'en est pas approché depuis. Il semble que sa chair ne décompose pas comme celle des lapins. Elle semble plutôt s'effriter et s'envoler avec le vent. Les os, détachés de toute structure organique, se dressent seuls vers le ciel. Serpe s'approche et en prend un tibia dans sa main. Son poids le surprend. Le sculpter sera long mais le résultat en vaudra sans doute la peine. La lumière décroit vite. Il prend quelques autres os de plus petite taille et se retire au milieu du bosquet.

J10


Il les a entendus. Ils viennent du sud-ouest. Il doit partir. La nuit est clair mais il n'a pas peur d'eux. Quelque-chose est encore là qui l'observe, qui observe ces créatures. Il ramasse ses envelloppes d'écorces les moins abîmées et les remplis d'os et d'outils rudimentaires. Il a épuisé ses stocks de nourriture de la veille et la région semble ne rien offrir de nouveau. Il serait parti de toute façon. Serpe quitte le bosquet, se dirigeant à nouveau vers le lac. Alors qu'il dépasse les terriers désertés d'un pas égal, il sent leur regards se poser sur son dos. Ils pourraient attaquer.

Le lac s'étend devant lui, il longe son bord sans en détacher son regard. Quelque-chose le regarde.

Est-ce que ça peut aussi voir mon reflet dans l'eau?

Ces profondeurs d’où il vient, ces profondeurs ou il a tué, cette eau ou le ciel et les êtres se reflète, ou les créatures noires ne peuvent pénétrer...
Au loin il lui semble apercevoir des reliefs qui bordent le lac, plus au nord. Il continue sa route.

Il n'est maintenant plus qu'à quelques pas du rebord de la falaise, ses yeux grands ouverts. Ses pieds sont tuméfiés après plusieurs heures de marche forcée. Une lueur folle danse dans ses yeux clairs et tout son corps frémit. C'est peut-être le retour de la fièvre. Ou autre chose. Les quelques affaires qu'il tenait encore dans ses mains chutent au sol et son corps bascule.

Crevant la surface à quelques mètres d'un récif il s'enfonce rapidement. L'obscurité totale se fait. Ses oreilles sifflent.

Je suis sous le reflet

Malgré les signaux de détresse que tout ses sens lui envoient il se sent apaisé. Le noir l’enveloppe, il se sent protégé. Comme au cœur d'une immense entité responsable de sa vie, et de sa mort. Ses poumons sont comme empoignés par un étau incandescent. Il se laisse remonter à la surface.
Il fait jour lorsqu'il retourne à l'endroit de sa chute. Il laisse ses étuis emplis d'os de rongeur sur place, ne prenant qu'un galet, le tibia de guetteur et deux peaux de lapins qu'il redescend laver dans le lac. Alors qu'il tanne avec application le cuir immergé ses lèvres ne cessent de murmurer.

Sous le reflet, le ciel, sous le reflet...

J11

Il continue de longer les rives du lac. Sa progression est lente. Il n'a trouvé que quelques fougères grasses à manger et le cadavre d'un petit poisson. Une créature large et au poil brun et dru se désaltérant au bord du lac l'a également forcé à interrompre sa progression pendant une bonne part de la journée. Extrêmement faible, il ne se sent pas de taille à l'affronter elle et les longs crocs qui sertissent sa mâchoire. Machinalement pendant son attente, il a commencé à sculpter son tibia de guetteur ou de grossiers symboles faits de courbes et de lignes droites apparaissent désormais. Il y fait couler la sève d'algues en décomposition mais celle ci y glisse sans laisser de traces. Quelques heures avant la nuit il lui semble apercevoir une large bande émeraude à l'horizon. Hésitant il se retourne vers le lac. Il sait qu'il n'a pas encore fini ce qu'il avait à faire ici. Mais il n'est pas encore prêt.
Serrant sa ceinture de liane, il se met en route vers la forêt. Un souffle de vent lui apporte ce qui pourrait être l'écho d'une voix humaine.

En ce qui vous concerne :

Prénom / pseudo : Serpe c'est bien ^^
Age : 24 ans
À quelle fréquence serez-vous présent(e) sur le forum ?

Ce sera sans doute irrégulier mais certainement constant. Au minimum une fois par semaine.

Comment avez-vous découvert le forum (par internet, on s’en doute) ?

Un top forums, comme quoi ça paie.

Avez-vous des remarques à propos du forum ?

Prometteur!

Dreth
Administrateur
avatar
Messages : 32

Jour d'éveil : Jour 3
Race : Échoué
Métier : Guérisseur
Groupe : Bosquet d'Aorn
Fiche de présentation :
Journal :
Mar 24 Mai 2016 - 19:29

Monsieur Serpe,

Je voulais faire un message de validation solennel et tout, avec des formules de politesse et tout le tremblement, mais en fait je me suis dit que...

TEAM ÉCHOUÉS YEAH YEAH !
TEAM TARÉS YEAH YEAH !

Hum. Voilà. Je suis très satisfait d'avoir un confrère échoué bien dérangé du cerveau. Je pense même que je peux, indéniablement, te céder le titre du personnage le plus taré du forum. Fais en bon usage.

Plus sérieusement, ta fiche m'a bien plu et j'aime le style d'écriture de ton histoire. C'est bien sombre, bien confus, bien captivant et on sent bien que monsieur Serpe est clairement borderline basculé xD

Cependant ! Avant de tout à fait te valider j'aurais quelques remarques à formuler (je mets des petits numéros et tout mais rien de bien violent, te formalise pas xD) :

1) Sculpteur apprenti : ça représente environ 5 jours de travail, et de ce que je lis de ton histoire, même si Serpe est éveillé depuis le jour 2, il ne me parait pas beaucoup travailler ce métier. Je suggère donc que soit tu insistes un peu plus sur sa pratique à quelques endroits de l'histoire, soit tu le passes en novice (et le rang apprenti ne sera que partie remise !).

2) Une simple remarque sur le début de l'histoire : tu parles en des termes assez scientifiques (atomes, électricité dans son cerveau, etc). Personnellement ça ne me dérange pas tant que ça sert des descriptions de sensations comme tu as fait, mais garde bien en tête que les personnages ne connaissent rien de tout ça. Et plus généralement : méfie-toi des automatismes, le monde de Musaraignes ne fonctionne peut-être pas comme ce que la science dans notre monde réel semble indiquer !

3) Son surnom, il se le donne à lui même ?

4) Est-ce que tu pourrais développer un peu son pouvoir d'illusion ? Pas besoin d'en faire des tonnes, mais décrire un peu ce qui se passe concrètement pour la personne qui y est soumise ! Et il n'a encore jamais eu l'occasion d'en faire usage dans son histoire, on est d'accord ?

Voilà voilà !
À très bientôt pour ta validation !



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Messages : 52

Jour d'éveil : Jour 2
Race : Echoué
Métier : Sculpteur (2)
Fiche de présentation : ¢
Journal : ¢
Mar 24 Mai 2016 - 19:43

Merci! Ce serait mentir de dire que la lecture de ton histoire ne m'a pas influencé clown .

C'est modifié pour le métier et la magie!

Concernant son surnom je dirais qu'il se le donnera à lui même dès qu'il entrera en interaction avec un autre personnage, c'est une légère anticipation. Il est déjà présent dans son esprit.

Et noté pour les règles physique de Musaraignes, j'avoue avoir supposé qu'on restait sur les même règles pour les choses existantes dans les deux mondes. Je serais plus prudent.
Dreth
Administrateur
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Messages : 32

Jour d'éveil : Jour 3
Race : Échoué
Métier : Guérisseur
Groupe : Bosquet d'Aorn
Fiche de présentation :
Journal :
Mar 24 Mai 2016 - 19:52

Nickel, à présent tout est en ordre !

Je te valide donc. J'espère qu'on pourra se faire un petit RP à l'occasion si un jour nos persos sont proches géographiquement !



Phrases de Serpe :

- Le reflet fixe mais ne voit rien.

- Ne regarde pas les musaraignes.




EDIT DE TELOD : Sur demande du joueur, Serpe est actuellement devenu et sera considéré comme un PNJ à partir de ce jour, le 14/11/2016.


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