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"Sentiers de gibier" [SOLO]
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Hiss
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Messages : 83

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
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Lun 30 Mai 2016 - 22:08

Quand Hiss fut sûre que le barbu ne puisse plus la voir, elle détala le plus silencieusement possible. Elle avait prit de grands airs devant lui, en partant, mais en vérité elle avait carrément la trouille de se retrouver nez à nez avec un monstre, ours ou autre. Tout en jetant des regards un peu partout, elle tenta de se repérer. Elle pensait situer le Lac assez facilement, et la journée n'était pas très avancée. Sa lance fermement serrée entre ses doigts, la blonde tenta de se redonner courage en lançant une trille pimpante et désordonnée, espérant que le chant des oiseaux la calmerait.

.....

Allongée dans les hautes herbes, au beau milieu d'une petite clairière, Hiss regardait passer le ciel grisonnant, perdue dans ses pensées. La chasse n'avait rien donnée, et tout ce qu'elle avait trouvé se résumait à quelques pierres assez légères, qu'elle pourrait tailler du mieux qu'elle pouvait. Il lui faudrait un petit outil à main pour couper sa viande et tailler du bois. Et la blonde avait surtout trouvé deux pierres assez propices à créer de petites étoiles flamboyantes et brûlantes - des étincelles, voilà - qu'elle pourrait peut être essayer d'utiliser pour faire du feu. Essayer, et espérer. Deux mots qui revenaient souvent.

Ses pensées bifurquèrent sur son Barbu Froncé du matin, qui l'avait gentiment viré de son arbre si précieux. Hiss n'était pas du genre rancunière. Elle se doutait qu'à la place de l'homme, elle aurait fait pareil. Bien qu'il lui semblait que le brun avait des idées très arrêtées sur son environnement, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine sympathie pour lui. Hiss espérait le revoir. En fait, depuis son Réveil, elle n'avait pas eu le temps de penser qu'il pourrait exister d'autres bestiaux dans son genre. Maintenant qu'elle avait la preuve qu'en effet, elle n'était pas seule sur cette Terre, elle était curieuse de rencontrer d'autres de ses semblables. Curieuse, mais un peu apeurée. Barbu Froncé n'avait été ni méchant, ni gentil avec elle, mais peut être était il le plus gentil de tout ses congénères? Et dans ce cas, Hiss risquait gros en en croisant d'autres. 

Elle poussa un long soupir. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait été si abrupt avec elle. Peut être avait elle mal agi? C'aurait été chouette de se faire un ami, avec qui siffler et grimper aux arbres et chasser et raconter des histoires. Un ami à protéger, et qui la protégerait en retour. Elle s’énerva toute seule, à être aussi sentimentale. Bien qu'au fond d'elle, elle comprenne que se faire un ami c'était aussi une façon de survivre plus facilement dans cet Univers sans pitié.

Dans tout les cas, elle avait peu d'espoirs de faire ami-ami avec le barbu. Alors, Hiss ferma les yeux et se laissa porter par le sifflement du vent dans les branches, autour d'elle.
Hiss
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Jour d'éveil : Jour 10
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Lun 30 Mai 2016 - 22:10

Lancé de dés pour savoir quel animal la blondasse va croiser après sa sieste.
♦ 1 / Trois grenouilles aux abords d'une petite mare
♦ 2/ Un faisan dans des fourrés
♦ 3/ Un écureuil maigrelet
♦ 4/ Des baies rouges et parfumées
♦ 5/ Un chevreuil blessé
♦ 6/ Une grosse fourmilière (tant qu'à faire, des fourmis rouges)
♦ 7/ Nada, rien, queudal
♦ 8/ Un nid de couleuvres
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Maitre du jeu
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Messages : 214

Lun 30 Mai 2016 - 22:10

Le membre 'Hiss' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'd8' :

Résultat : 6
Hiss
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Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
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Mar 31 Mai 2016 - 0:57

La blonde furetait dans les bois, l'oreille dressée, le flair au vent. Si seulement elle pouvait tomber sur un animal pas trop dur à abattre, et suffisamment gros pour lui permettre de récupérer une grande peau pour la réchauffer, elle se promit d'embrasser le sol chaque nouvelle journée. Mais pour l'instant, elle se sentait bien désœuvrée, sa lance la titillant nerveusement, sans aucune proie aux alentours. Du moins, de ce qu'elle pouvait voir, entendre et sentir. Surement que les animaux étaient meilleurs qu'elle pour se faire discrets. 

Elle n'avait pas d’échelle de temps, les journées étant plus ou moins longues selon son occupation, mais elle se doutait que l'après midi était déjà bien entamé lorsqu'elle décida de faire une pause sous un grand arbre tortueux. Ses pieds n'étaient pas encore assez endurcis pour qu'elle tolère longtemps les attaques des cailloux, brindilles et épines qui jonchaient le sol, ou qu'elle aille. Elle se mit à inspecter son corps nu, qui était déjà assez sale - elle s'était pourtant baignée au petit matin, et essuya les petites gouttes de sang séché qui trônaient sur ses mollets. Les ronces lui avaient esquintée sa peau d’albâtre, mais ce n'était pas douloureux. Hiss n'était pas douillette. Pour le moment, elle avait eu de la chance, et seuls quelques bobos venaient tacher son épiderme délicat. 

Elle finit par poser sa tête contre le tronc de l'arbre et se laisser aller dans un état contemplatif des ramifications de ces géants, admirant leur posture austère et l'aura profonde qui émanait d'eux. Quand soudain, quelque chose de désagréable la ramena à la réalité. Sa peau était sujette à une invasion minuscule mais qui prenait déjà de l'ampleur, des centaines de petits individus oscillants entre le orange brillant et le bordeaux mate attaquant son corps sans préavis. D'abord complètement ébahie, elle observa un moment ces petits insectes en colère, jusqu’à ce que les premières piqûres fusent, et que la douleur la fit bondir un peu plus loin. Si quelqu'un avait le loisir de l'observer en cet instant, il aurait pu savourer un moment de panique totale, la blonde sautillant avec frénésie, ses bras faisant de grands aller retour vers ses jambes et son dos, sa peau blanche couverte d'insectes minuscules. Et ce quelqu'un aurait probablement cru qu'elle dansait, comme une folle et sans raison, sauf que Hiss ne connaissait même pas le principe de la danse. Du moins, pas encore. 

Au bout de quelques longues minutes, elle finit par se calmer, et constata les dégâts. Ces bestioles étaient ridiculement petites, mais qu'est ce qu'elles faisaient mal. Des centaines de boutons rouge commençaient à poindre sur le corps de la blonde, qui était encore essoufflée et énervée. Elle s'approcha avec précaution de l'endroit d'où provenait l'attaque, et compris le but de cet assaut soudain. Hiss avait eu l'excellente idée de prendre pour siège une fourmilière imposante, posément installée entre les racines du vieil arbre. Sa lance et son cadavre d'oiseau étaient restés au milieu des petits êtres, et elle observa le ramdam causé par ses fesses au milieu d'un monde qui lui était complètement étranger. Les fourmis - ce mot avait surgit dans son esprit au milieu de la bataille - s'étaient emparée de ses biens, et s'acharnaient désormais sur le maigre repas qu'elle comptait avaler dans la soirée. Elle n'eut pas le courage d'y toucher, de toute manière trop d'insectes s'étaient nichés entre les plumes, probablement en train de profiter d'un buffet tombé du ciel, en échange de quelques unes de leur soldates. Par contre, elle dut avancer prestement sa main vers sa lance, qui était bien trop cruciale à sa survie, et balaya rapidement les fourmis qui s'étaient agrippées au manche. Elle surveillait ses pieds, pour ne pas retomber dans le piège d'une deuxième attaque, mais continuait de s’intéresser au spectacle de cet amas de vies grouillants sur le sol. 

Elle fit le tour de l'arbre, inspectant le tronc et les racines. La fourmilière s'étendait sur une large zone au sol, mais ne semblait pas escalader l'arbre trop haut. Hiss jeta un œil aux branches en surplomb, l’ascension serait ardue mais rien de trop difficile pour elle et de larges branches coulaient a l'horizontale, d'un air chaleureux et hospitalier. La blonde prit sa lance entre ses dents - il faudrait qu'elle trouve un système plus pratique pour la transporter à l'avenir - et commença l'escalade à un endroit qui lui semblait approprié, tout en évitant soigneusement les fourmis grincheuses sur le sol. En quelques minutes, elle avait atteint une branche confortable, assez large à sa base pour permettre à la blonde de se reposer, et possédant une ergonomie comme faite pour son dos. Elle resta un moment ainsi, perdue dans ses pensées. Aucune fourmi ne semblait dévaler ce coin de l'arbre, et elle se sentit un peu comme chez elle, au creux de ce géant de bois et de sève, pulsant de vie tout contre la sienne. Elle avait repéré une flaque d'eau assez claire, sur le chemin, et elle se dit qu'elle pourrait s'établir ici un moment, avant de chercher quelqu'un qui voudrait bien devenir son ami. 

......

Elle n'avait pas tenté de faire du feu, préférant économiser son énergie à la chasse du lendemain. Elle avait juste fait du repérage aux alentours de son campement, et s'était rendue compte qu'elle était à une centaine de mètres de la lisière de la Forêt. La Plaine d'où elle était venue quelques jours plus tôt s'étendait là, vaste et paisible. Elle avait revu les Montagnes qui l'avaient vu s'éveiller, et se dit qu'un jour, elle y retournerait. Pour observer la Vallée, de là haut. Et explorer les roches sombres qui contrastaient avec la neige, si pure. Après son petit tour, Hiss s'était établie sur un gros rocher plat qu'elle avait découvert derrière son arbre, et avait tenté de tailler une pierre qui lui permettrait de découper ses potentiels gibier, si elle avait de la chance. 

Lorsque le soleil commença à tomber derrière la forêt, Hiss avait englouti les derniers reliefs de son lapin. Ses mains étaient toutes abîmées de son travail de taille de pierre, mais elle était assez fière de son ouvrage. Dans sa petite poche en peau de lapin, les œufs récupérés dans la matinée s'étaient brisés, mais Hiss ne pouvait pas se payer le luxe de gâcher de la nourriture. Elle suçotait la peau faisandée avec quelques grimaces, et des morceaux de coquille craquaient sous ses dents, mais au moins le jaune d’œuf séché la revigora un peu. 

Et quand la nuit se fit dense et sombre, la blonde tenta de trouver le sommeil, épuisée par sa journée, en repensant à l'ours mort protecteur de l'arbre du Barbu, et aux oiseaux maintenant silencieux, et aux fruits acides mais délicieux, et aux fourmis en colère un peu plus bas. Elle évita soigneusement de penser à ce qu'elle n'avait pas encore vu, ni au sentiment étrange qu'elle avait ressenti quelque fois, comme observée par un tiers. 

Et c'est dans un sommeil agité et saccadé que la jeune fille plongea finalement, au sein d'un arbre qu'elle aimait déjà.
Hiss
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Jour d'éveil : Jour 10
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Lun 13 Juin 2016 - 15:03

La jeune femme s'était réveillée aux aurores, et avait passé une nuit affreuse. Elle avait du mal à s'habituer aux bruits en tout genre peuplant l'obscurité de la Forêt, et son corps la démangeait suite aux piqûres de Fourmis rouge. Elle avait d'ailleurs fait des rêves étranges, liant un homme barbu tentant de l'étrangler, et des insectes par milliers envahissant son corps, rentrant par sa bouche et son nez, et ses oreilles. Et, dans un moment d'entre deux niveau horreur, elle avait tenu une grande conversation très intéressante avec la Reine des Fourmis, mais se rappelait uniquement de quelques bribes de mots. La Reine avait été très gentille avec elle, lui expliquant pourquoi la Fourmilière l'avait attaquée, mais la remerciant pour le présent qu'elle leur avait laissé. 

Ainsi, la Cité voulait bien coopérer avec elle, en la laissant dormir dans le grand arbre, si elle leur donnait un peu de nourriture de temps à autre, comme compensation. Hiss pensait se souvenir d'explications concernant la société Fourmi, mais elle avait du mal à remettre le doigt dessus. 

Elle était restée blottie contre l'arbre tout le temps de cette remémoration de rêves, puis avait tranquillement décidé de descendre de sa branche, après avoir vérifié qu'à la surface du sol tout était tranquille. La blonde avait fait très attention en posant un pied à terre, et s'était étirée en faisant craquer son dos et ses bras. La journée serait encore longue, elle ne devait pas traîner. La faim se faisait déjà sentir et elle n'avait plus rien à manger. La Reine lui avait interdit d'essayer de manger ses filles, prétextant que les criquets de la Plaine seraient bien meilleurs. Cependant Hiss rechignait à devoir manger des insectes, et préférait laisser ça au tout dernier recours, si elle ne trouvait rien de mieux à manger. Elle avait soif, et alla laper quelques gorgées d'eau dans la flaque repérée la veille. Elle ne pourrait pas en profiter bien longtemps, et doutait que l'eau soit réellement potable, mais quand elle se pencha vers le liquide d'une couleur brunâtre translucide, elle aperçu des empreintes d'animaux sur le pourtour, et se rassura. Puis elle se dit que si des animaux venaient boire ici, ça ne devait pas faire très longtemps et que peut être, grâce à ces traces, elle pourrait réussir à en pister au moins un. Peut être. 

Mais avant de se lancer en quête de nourriture, elle retourna devant la Fourmilière, et s'assit précautionneusement à côté de la source de ses démangeaisons. La Cité n'avait pas encore commencée à s'éveiller, la lumière étant trop faible. Hiss frissonnait, attendant patiemment l'arrivée de ses nouvelles consœurs, si petites et pourtant si fortes. Balayant le sol du regard, elle s'arrêta sur quelque chose qu'elle connaissait mais qui avait grandement changé de forme. Le cadavre d'oiseau qui lui avait appartenu traînait la, des plumes traînants autour de lui, son squelette commençant à poindre sous la chair déjà bien entamée par la petites mandibules des Fourmis. Elle n'y toucha pas - c'était son offrande à la Cité - mais se dit que les os lui seraient probablement utiles, et se promit d'y repenser plus tard. Lorsqu'elle se fit cette promesse silencieuse, des petites soldates commençaient à sortir de leur galeries, antennes frémissantes sous la brise, mandibules claquants vers le ciel. Elles se nettoyaient méticuleusement le corps avant de partir chasser, ou vaquer à leur activité d'insectes civilisés. 

Hiss les observa un moment, puis se mit en quête de proie, selon son idée de pistage. Mais les Fourmis ne quittaient pas son esprit. 

....

Le soleil ne perçait pas les nuages mais Hiss le distinguait derrière les boules de cotons grisâtre défilant paresseusement dans le ciel. La température avait augmenté, et les traces l'avaient mené loin de son campement. Elle se retournait sans cesse, prenant des repères pour le retour, mais avait souvent perdu la piste de l'animal qu'elle pourchassait, devant faire demi tour, inspectant le sol comme un limier, reniflant les branches basses et récoltant le moindre indice prouvant que la piste était bonne. Hiss s'était fixé comme règle de ne pas siffler, se faisant la plus silencieuse possible, et restant au plus près du sol. Sa grande taille ne l'aidait pas à être discrète, tout comme ses cheveux blonds roulés en chignon sur sa tête, ou bien sa peau pâle tranchant avec les couleurs de la Forêt. Cependant, elle ne perdait pas espoir, et elle tentait de garder sa faim loin de ses pensées. La patience était de mise. 

Au bout d'un certain temps, la chance lui sourit enfin. Un jeune chevreuil était étendu au sol, dans de hautes herbes, dans un coin d'une petite clairière. Il n'était pas bien gros, et semblait calme, ce qui gonfla d'espoir le cœur de la blonde. Elle se rapprocha au maximum de l'animal, respirant silencieusement et tentant d'occulter les battement de son palpitant. Elle n'aurait qu'une seule chance pour le blesser gravement, et l'idéal serait qu'il n'ait pas la force de s'enfuir trop loin. Elle était maintenant à une trentaine de pas du chevreuil, et il avait la tête tournée à l'opposé de sa cachette. Hiss n'osait pas avancer plus, mais elle ne pouvait attendre trop longtemps. Elle saisit sa lance dans sa main gauche - il lui avait semblé qu'en fait, elle était bien plus habile de cette main ci - et sa pierre taillée en pointe dans la main droite. Puis, après avoir très lentement expiré, elle se leva, et d'un mouvement ample du bras, lança son arme sur le chevreuil. 

Elle attendit une seconde puis couru dans sa direction. Une dizaine de longs pas plus loin, elle pu constater qu'elle avait touché sa cible, et galopa encore plus vite. Le chevreuil était blessé au flanc, il poussa une plainte en battant des jambes de surprise, mais commença à se relever, instinct de survie oblige. Hiss courrait - encore dix pas - tenant fermement sa pierre dans sa main et son cœur battant à tout rompre. A cinq pas, la bête commençait a sautiller vers un avenir moins morbide, mais péniblement, à cause de la blessure infligée par la lance. Hiss, comprenant que c'était sa dernière chance de victoire, sauta en l'air, propulsant ses jambes du plus fort qu'elle le pouvait. Sa main gauche agrippa l'arrière train du chevreuil, maintenant complètement paniqué, et ses doigts se refermèrent brutalement dans sa fourrure . Hiss ne lâcha pas prise quand ses jambes fouettèrent le sol douloureusement, ni quand elle se prit le sabot de sa proie dans la poitrine. Au contraire, elle força sur ses épaules, et réussit à planter sa pierre dans le ventre de l'animal, une fois, deux fois, avant que celui ci s'écroule au sol, vaincu. Il se débattait encore, cependant, et la jeune femme continua de se prendre des coups de pattes et de sabots, avant de réussir à passer un coup de sa pierre taillée dans la chair du cou du jeune chevreuil. Du sang s'écoula dans un gargouillis sinistre sur ses mains, et la bête finit par s'éteindre dans un frémissement, son corps devenant flasque. 


Hiss s'écroula au sol, haletante, tremblante et le corps ensanglanté. Surtout du sang de sa proie, malgré quelques blessures et entailles au niveau des jambes et de l'abdomen. Elle se mit à rire, doucement, puis de plus en plus fort. Elle sautilla autour de son futur déjeuner, remerciant sa chance et le chevreuil lui même. Elle oublia complètement le reste du monde, se contentant de rire et de sauter partout, le sang frais ruisselant sur son corps nu. Comme une folle.
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