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Promenons-nous dans les bois ... Tant que le guetteur y est pas ! [Important - Avec Terre Rouge - Jour 17]
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Messages : 7

Jour d'éveil : 17
Race : Echoué
Métier : Chercheuse (1)
Groupe : Terre rouge
Fiche de présentation : ♥️
Journal : ♥️
Lun 24 Oct 2016 - 20:38

Debout, tête tournée vers la forêt. Le lac derrière elle semble déjà être un lointain souvenir. Depuis qu’elle s’est réveillée une peur viscérale l’étreint, comme une ombre faucheuse qui pourrait, d’un geste, la faire passer d’éveillée à éternel endormie. Peu à peu la faim et la soif se fait sentir ainsi que la froid. Non pas le froid banal que tu peux combler avec une peau de chevreuil mais un froid mordant et tueur. Tellement froid, qu’elle oublia la faim qui la rongeait. Ses lèvres, en l’espace de quelques secondes ce sont mises à devenir bleuâtre tandis que ses deux jambes s’entrechoquent, comme de petits « cliquetis » squelettiques. Elle ne sent plus son nez, ses oreilles, ses doigts et ses orteils, en plus le fait d’être complètement mouillée n’arrange rien et je ne parle pas de la nudité.

La pénombre commença à prendre sa place dans la vallée et bientôt, alors qu’elle avançait mourante dans la forêt, l’obscurité la plus totale prit place. Soudain le silence s’installa, non pas un silence réconfortant mais un silence dérangeant et fortement impressionnant. Alors qu’elle s’engouffra dans la forêt, Andorah tenta de se réchauffée en positionnant ses deux mains autour de sa bouche, dans lesquels elle expire à plusieurs reprises. Ensuite la jeune femme s’étreint elle-même pour venir frotter son corps grelotant et le réchauffer pour au moins une seconde. Lorsqu’elle tomba soudainement en arrière tout en poussant un cri de désespoir et de peur. Ce n’était que les hululements d’une chouette qui s’envola, apeuré lui aussi par le cri de la femme.
Elle continua pointant le Nord, guidée par son instinct. Les sentiments, sensations et peurs qu’elle ressent sont difficilement descriptible étant donné sa situation. Ce n’est pas là, la même peur que lorsque vous vous réveillez la nuit pour aller au toilette. D’ailleurs, dans la situation d’Andorah, peut-on toujours appeler cela une peur ? Ou un traumatisme ?

Chaque petit bruit, chaque branche qui craque, à chaque pas, la demoiselle se retourne, apeurée, pour vérifier derrière elle qu’un monstre ne soit pas prêt à bondir pour la manger toute crue. Chaque seconde, elle est prise de soubresaut soudain, les sens en alerte. Pour finir, elle s’enfonça dans la forêt sans même le remarquer, trop occupée à avoir peur et froid. Elle franchissait des branches qui fouettaient son corps et son visage. Des plantes dotées d’épines qui égratignaient chaque parcelle qui n’était pas encore abimée. Se trébuchant sur des racines difformes, elle tomba à plusieurs reprises s’écorchant par la même occasion, les coudes, les genoux et les pieds.

La macabre veillé de nuit lui fit finalement atteindre un camp pittoresque composé de quelques trous dans le sol, d’un foyer allumé et d’un pommier. Qu’elle aurait aimé manger une pomme et se réchauffée autour du feu mais elle distingua d’autres êtres comme elle. Apeurée, elle se cache derrière un arbre et s’adosse à celui-ci, faisant passer sa tête à droite pour observer les individus. Jusqu’au moment où l’un d’entre eux la voit, ou même plusieurs ; Elle ne sait pas exactement, elle ne sait plus rien.
Telod
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
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Ven 28 Oct 2016 - 11:03

HRP:
 

Ce soir là, j'eus besoin de rappeler aux membres du groupe que nous devions nous entraîner pour qu'ils s'en souviennent. La journée avait été forte en émotion, et un certain nombre d'entre-eux avaient occultés certaines des résolutions que nous avions prises le matin même. Parmi celles-ci : s'entraîner au maniement des armes que nous avions confectionné, en début de matinée et en début de soirée, afin d'être prêts à un prochain affrontement contre des monstruosités.

Ce fut contre Jey que je fis mon entrainement. Il montra une énergie plus vive que je ne le pensais, étant donné qu'il avait passé la journée à essayer de confectionner notre premier poste de garde en haut d'un arbre, et que vu la température il avait souvent dû revenir vers le foyer, les mains jaunes et les dents claquantes. Son entrain était surement dû au fait que ses travaux avaient plutôt bien avancé, finalement, et qu'à sa propre grande surprise il était parvenu à faire un début de plancher plus que correct.

On continua de s'entraîner jusqu'à ce que la lumière baisse. Alors nous nous rassemblâmes autour du feu pour le repas du soir. Dans la journée, Atalant et Althéa avaient réussi à attraper deux lièvres, c'était la viande de l'un d'entre-eux que je mangeais alors, le regard perdu dans les flammes.

- J'espère qu'il fera moins froid demain ! dit Jey avec le sourire.

Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu si enthousiaste. Commençait-il à accepter la mort de notre amie Fadone ? Petit à petit, alors que le sourire de Jey s'affaissait de nouveau, je compris que ça n'était pas le cas. Il arrivait juste à l'occulter, à l'oublier, par instant.

- C'est sûr qu'on se les pèle. Mais sans vouloir être pessimiste je me demande s'il ne fait pas encore plus froid ce soir qu'il ne le faisait ce matin. remarqua Galline.

Et j'étais de son avis. Le temps tendait à se rafraîchir plutôt qu'à se réchauffer. Sevin demanda :

- Comment ferons nous si cela continue à descendre ? Nos habits ne sont pas assez chauds pour nous permettre de nous éloigner du feu. On sera cloué au campement.

Je soupirai, puis je répondis en un grognement.

- On a des fourrures. Je peux donner la mienne. Althéa pourra s'occuper des autres.

La jeune femme désignée me regarda. Elle n'appréciait pas de recevoir un ordre aussi direct mais ne chercha pas à me contredire. Elle savait qu'elle était meilleure que nous tous pour prendre soin des peaux.

Peut-être que je donnais un peu trop d'ordres. Après tout, initialement, ça n'était pas mon rôle, et je n'ai plus ou moins jamais été à l'aise avec cette idée d'être chef. Ce sont les autres qui m'ont vu comme leur chef, et j'ai compris qu'ils voulaient que j'occupe ce rôle, que je prenne des décisions pour nous permettre d'avancer. En partie parce que j'étais celui qui avait trouvé le campement et qui connaissait les lieux, mais aussi parce que j'étais le plus ancien et le plus déterminé des membres du groupe. Mais dans certains moments où il n'est pas question de prendre des décisions rapides, je pourrais peut-être me taire plutôt que de donner un ordre comme celui-ci.

En réalité, je crois que cela m'ennuyait d'être chef. Je n'étais pas vraiment fait pour ça.

- J'ai entendu quelque chose. signala Atalant qui avait tourné la tête vers la droite.

Tout le monde regarda dans la direction désignée. Je ne vis rien du tout.

- Ah oui, j'ai vu quelqu'un, je crois. chuchota Konol.

Quelqu'un ? Donc un être humain ? Notre campement attire les visiteurs décidément. Je croquais dans la patte du lièvre que je mangeais, puis j'arrachais la chair avant de jeter l'os dans le feu. Ce matin il y avait eu l'arrivée de Kaely, qui observait également vers l'endroit désigné d'un œil curieux, et maintenant une autre personne ?

Konol et Atalant s'étaient levés pour s'approcher discrètement, ils avançaient à pas de loup. Ce spectacle m'épuisait. Je choisis d'intervenir.

- Oh, la personne qui se cache derrière un arbre. Tu peux te montrer, on va rien te faire. dis-je tout haut avec force, tout en continuant de regarder le feu et de manger.

Les membres du groupes tournèrent les yeux vers moi, Galline avait un regard amusé, Atalant exaspéré. Konol haussait un sourcil. Je répondais à leurs interrogations :

- Bah c'est plus simple comme ça, pourquoi vous jouez les espions ? On s'en fout. affirmai-je en haussant les épaules.

Jey eut un rire étouffé, se moquant légèrement d'Atalant qui avait eu l'air si sérieux en essayant d'être le plus discret possible. Galline, elle, souriait toujours tout en portant le regard vers l'arbre, chacun attendait de voir si la personne allait se montrer.

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Jour d'éveil : 17
Race : Echoué
Métier : Chercheuse (1)
Groupe : Terre rouge
Fiche de présentation : ♥️
Journal : ♥️
Sam 29 Oct 2016 - 15:12

Oh, la personne qui se cache derrière un arbre. Tu peux te montrer, on va rien te faire.

Elle avait marché durant deux kilomètres ? Peut-être trois ? A sa place qui n'aurait pas été au bord de l'hypothermie ? Ou qui encore aurait résister comme elle l'a fait ? En tous cas, elle savait à présent une chose, déjà maintenant, rien qu'en entendant les voix des autres humains. Andorah ne voulait plus jamais être seule le soir dans la forêt, mais plus jamais !

Elle sortit alors de sa cachette, espérant que cela n'était pas un mensonge et qu'elle pourrait réellement trouver de l'aide en ces gens. Elle avance comme une zombie vers eux, ses membres s’entrechoquant de froid. Si elle ne connaissait pas encore les monstruosités, son principal ennemi actuellement était le froid gelant puis la faim.

Les mains de la femme étaient recroquevillée sur son corps alors qu'elle fixait les hommes et femmes devant elle. Elle n'était pas en état de réfléchir mais elle remarque les armes, les fourrures bref, l'équipements. Cela faisaient donc un petit moment qu'ils étaient là et ils se connaissaient probablement tous depuis un certains temps. Partageraient-ils vraiment leurs possessions avec elle, une étrangère venue de nulle part ? Elle le doutait et redoutait encore à mesure qu'elle avançait très lentement vers eux, peureuse.
Telod
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
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Jeu 3 Nov 2016 - 12:43

Alors la concernée finit par se faire voir. Il s'agissait d'une jeune femme qui semblait très faible et mal en point. Sa posture, son visage, ses lèvres, tout évoquait le froid et la peur. Elle me faisait penser à Miosselle, la femme que j'avais rencontré lors de mon deuxième jour. La voix de ma défunte amie revint alors dans mes songes.

"Regardez moi. Je suis une femme minuscule, frêle, faible, ridicule. Nous ne connaissons pas encore vraiment notre situation, ici bas, mais je n'ai pas l'impression que la vie soit clémente pour les personnes comme moi. Au moindre danger, je ne serais d'aucun secours, et je ne pourrais rien faire pour empêcher mon minable corps d'être broyé. Je serais toujours un poids pour vous."

Mes dents crissèrent les unes contre les autres. Je soufflais fort, par le nez.

- Viens ici ! Près du feu. Tu as l'air frigorifiée ! disait Jey qui s'était levé pour accompagner la jeune femme, en même temps qu'Atalant et Konol.

- Pas d'inquiétude, nous sommes tous dans la même situation. Nous préférons nous serrer les coudes, n'aies pas peur de nous. avouait Sevin à la jeune arrivante.

Galline regardait la scène avec un œil méfiant, comme à son habitude. Mais pour une fois elle ne se mettait pas à insulter ni à agresser l'arrivante, ce qui était un réel progrès.

Mon esprit restait tourné vers mes souvenirs. Cette nuit là, je n'avais pas supporté que Miosselle tienne ces propos. Je lui avais répondu que la force résidait dans la tête et non dans les bras. J'étais en colère, je voulais qu'elle se batte, je voulais qu'elle aies de la volonté, qu'elle marche auprès de moi. J'entendais ma voix lui dire :

"Crois en toi, arrête d'avoir peur, et fais moi confiance. J'ai décidé que tu n'allais pas mourir."

J'avais refusé de la voir mourir.
Et peu de temps après, son cou avait été sectionné par les dents d'une saloperie noire.

Je portais mon regard sur la nouvelle arrivante, qui s'asseyait près du feu. Elle grelottait. Encore une fois, une personne faible, physiquement, avait failli mourir cette nuit. La véritable force réside dans la tête, j'en suis convaincu, et je le resterai. Mais j'ai l'impression que le monde essaye par tous les moyens de me faire mentir. Qu'il s'attaque, injustement, avec davantage de vigueur, sur ceux qui n'ont pas cette force physique, pour les faire mourir, eux.

- Comment t'appelles-tu ? demanda Konol à la nouvelle.

- Tu as faim ? Prends du lièvre si tu veux. dit Jey en tendant sa part de lièvre. D'habitude on a des pommes ici, c'est pour ça qu'on est installé près de cet arbre, c'est un pommier. Mais là il n'a plus de pommes. On espère qu'elle vont repousser bientôt.

Je ne laisserai pas le monde continuer son massacre ridicule. J'ai envie de prendre les coups à la place de ceux qui les prennent.

Je me levai, enlevai ma fourrure d'ours, marchai vers la nouvelle arrivante, et posai ma fourrure sur son dos, sans lui demander son avis.

- Fais gaffe au froid, la prochaine fois. dis-je comme pour justifier mon acte.

En réalité je ne pensais pas qu'elle n'avait pas assez "fait gaffe" au froid, puisqu'elle ne pouvait pas faire grand chose pour s'en protéger énormément. Mais je crois qu'il s'agissait d'un besoin compulsif, en moi, de ne pas passer pour quelqu'un de gentil.
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Jour d'éveil : 17
Race : Echoué
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Sam 12 Nov 2016 - 0:27

Elle regarde d’abord les trois premières personnes qui l’invitèrent à rejoindre le feu et les suivis, elle n’avait de toute façon pas le choix, c’était ça ou mourir dehors – le choix fut très vite fait. Elle ne connaissait pas encore les prénoms des autres et ne savaient pas non vraiment de quoi ils parlaient : Andorah luttait pour les écoutés et ne pas dormir ;

« Merci »

Elle regardait les flammes danser devant elle et plaça presque tout son corps au-dessus, avide de cette chaleur, elle en voulait plus. Elle était tellement occupée à se réchauffée qu’elle ne pensait plus à la peur, après tout si ils voulaient la tuée, ce serait fait. Elle ne sentait pas non plus les regards des autres entrains de la jugée. Alors qu’une personne lui demandait son nom, elle ne répondit pas, absorbée par le feu qui créait une épaisse fumée – elle pensait à cette « situation », elle pensait à son réveil et à son amnésie, elle se posait tellement de questions que la fatigue disparaissait peu à peu, maintenue éveillée par l’espoir de trouver des réponses.

Ensuite un homme arriva près d’elle et la couva d’une épaisse peau animale, quel bonheur de sentir cette peau la réchauffée et protéger son corps nu. Avec le feu et cette nouvelle peau, les secondes passaient et elle n’avait plus froid – la peur et le froid n’était bientôt plus que de très mauvais souvenirs pour Andorah. Elle avait faim et soif mais ce n’était pas si pressant que cela, des choses plus urgentes requéraient son attention. Enfin, après une longue réflexion, elle parla ;

« Merci pour le feu et la peau, je m’appelle Andorah et la prochaine fois je ferai attention au froid. Je viens juste, il y a quelques heures de me réveiller dans un lac, je ne comprends pas ! Quel est cette situation dont vous parlez ? Où sommes-nous ? Qui êtes-vous ? Que, quoi ? Je ne comprends pas…  Que se passe-t-il ?»
Telod
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Jour d'éveil : Jour 1
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Sam 19 Nov 2016 - 11:52

La jeune femme était pleine d'interrogations. Comme à mon habitude je n'y répondis pas. Je revenais près du feu, habillé seulement de mon pagne de feuillages. Cela faisait longtemps que je n'avais pas quitté cette peau d'ours, je le réalisais alors.
Je craignais un peu que la discussion dure longtemps, j'aurais apprécié un certain silence. Jey, qui retrouvait sa personnalité bavarde, s'essaya à rassurer la dénommée Andorah.

- Tout le monde, ici, a vécu la même chose que toi. Moi je me suis réveillé dans une grotte pas loin d'ici, je ne me souvenais de rien, comme toi. J'ai rencontré Telod, dit-il tout en me désignant du doigt, qui était déjà présent dans ce campement depuis un moment. On fait comme on peut, on essaye de s'aider, de survivre, mais on ne comprend pas vraiment ce monde nous non plus.

Et c'est Sevin qui reprit, en baissant la tête avec respect.

- Moi, tout comme toi, je me suis réveillé dans l'eau du lac il y a de cela douze jours. Tout comme toi ma tête était vide de souvenirs. Tout comme toi je me demandais où j'étais, qui j'étais, qu'est-ce qu'il m'arrivait. Et, tout comme toi, je me le demande toujours.

Un vent soufflait entre les troncs. Je sentais sa langue glacée passer dans mon dos. Mes yeux se levèrent vers les bois. Au loin, je pouvais voir quelques formes noires nous observer, puis s'en aller. La voix de Galline, brutale, se fit soudainement entendre :

- Sache qu'il y a des trucs noirs qui veulent nous tuer et nous bouffer, que la majorité des hommes sont cons, et que tu ne dois faire confiance à personne. Jamais.

Le regard de Galline se plantait dans celui de la nouvelle. Les gens réagirent avec étonnement. Atalant secoua la tête, Jey s'offusqua :

- Eh oh ! Pourquoi tu lui fais peur ? Tu vois pas qu'elle se sent déjà mal ?

- Ta gueule, je t'ai pas parlé. siffla Galline.

Je trouvais sa manière d'agir assez protectrice. Elle qui a tendance à faire vraiment confiance à son intuition, aurait-elle vu en cette dénommée Andorah une femme digne de confiance qu'elle voudrait protéger ? D'habitude elle rejette immédiatement la présence d'une nouvelle personne dans la troupe, là cette fois, non seulement elle ne la rejetait pas mais elle lui donnait un conseil.
Une vraie nouveauté. Et un vrai signe, sans doute, du fait qu'Andorah était une bonne personne, si l'intuition de Galline voyait juste.

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Telod
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Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
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Sam 14 Jan 2017 - 12:32

Après le repas, ils continuaient à parler.

Moi, je ne participais pas à la discussion. Ils évoquaient leur passé, ce que nous avions vécu ensemble, la raison des tombes dans le fond de la clairière. Tout cela pour faire comprendre à Kaely et Andorah, les deux nouvelles, ce que nous étions, et les raisons qui nous poussaient à toujours rester groupés.

Elles posaient un certain nombre de questions, on leur répondait poliment.

Et le froid s'intensifiait, la nuit noire couvrait nos corps presque nus de ses mains de givre. Chacun se regardait, se fixait, songeurs. Comment allions-nous faire si la température continuait à diminuer ainsi ?
Je soupirai.

Konol, pragmatique, annonça :

- Je pense que nous ne devrions user que de deux abris ce soir.

Galline haussa les sourcils :

- Deux abris ? Alors qu'on est deux de plus ? Mais on sera extrêmement serrés.

- C'est le but.

Une autre brise glacée hérissa nos poils. Chacun comprit alors de quoi il parlait. Galline reprit la parole :

- Bien, alors je vous préviens, je ne veux pas dormir avec un homme. Et je ne plaisante pas. Vraiment.

Kaely s'exprima alors avec optimisme.

- Il y a cinq hommes et quatre femmes, il suffit de faire un abri pour les hommes et un pour les femmes !

Jey ouvrit grand les yeux.

- Tous les cinq hommes dans un seul abri ? T'es malade ? T'as vu la taille de l'abri ?

- C'est vrai, en plus les hommes ont tendance à être plus corpulents, dans notre campement. murmura Sevin, poliment.

Galline trancha avec virulence :

- Tu as envie de dormir avec ta grande amie Althéa, c'est ça Jey ? Tu veux en profiter petit porc.

- Pardon ? S'exclama Althéa, qui ne comprenait pas pourquoi on citait son nom.

- De quoi ? N'importe quoi ! J'ai juste peur que mon abri explose. Je l'ai construit avec soin je te signale. J'ai pas conçu ça pour cinq. répondit Jey.

- Mon cul.

- Arrête Galline. Soupira Sevin.

Un temps passa, le vent souffla. Bien que près du feu, nous étions frigorifiés.

- Bon. On fait quoi alors ? Demanda Konol.

- Bah on suit l'idée de Kaely. siffla Galline, sans hésitation.

- Mais il n'y a pas la place ! Lança Jey.

- Je m'en fous c'est votre problème.

- Arrêtez de vous battre bon sang ! dit Sevin, à bout de nerf.

Silence, à nouveau. Galline tourna son visage vers le mien. Après elle, chacun me fixa, on attendait ma décision.
Je soupirai longuement, très longuement. Je pris la parole :

- Deux d'entre-nous doivent monter la garde de toute façon, nous faisons comme ça depuis toujours, vous l'avez oublié ?

- Mais il fait trop froid...

- Non. Pas près du feu. Il suffit qu'au moins un homme se propose pour monter la garde la première moitié de la nuit, et un homme se propose pour la deuxième, je me propose pour les deux. Problème réglé.

Chacun haussa les sourcils. En effet, depuis que nous étions plus nombreux, nous avions pour habitude d'avoir deux personnes pour monter la garde la première moitié de nuit, et deux autres la deuxième moitié. Ainsi nous respections le principe de ne jamais laisser quelqu'un seul, tout en assurant un sommeil pour chacun en se relayant. Les membres du campement réagirent après un temps de latence :

- Je me propose avec toi pour la première ! Fit Jey.

- Et moi la deuxième. Proposa Atalant.

On retrouvait une forme de convivialité, de générosité, d'empathie. Je préférai cet état d'esprit. Ainsi débuta la nuit la plus froide que j'avais connu depuis mon éveil.


RP CLOS. Andorah devient un PNJ du groupe Terre Rouge.
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