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MEGA MUSAPIF GADGET DE L'HIVER
AuteurMessage
Hiss
Administrateur
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Messages : 157

Jour d'éveil : Jour 10
Race : Cime
Groupe : Errant
Fiche de présentation :

Journal :
Jeu 30 Nov 2017 - 16:04

*Toc toc toc*

Qui qu'est-ce donc ?

C'est le...

MEGA MUSAPIF DE L'HIVER

Bijour, busoir, bande d'arthropodes tout flasques !

Après avoir pas mal cogité, et parce que je vous aime d'amour, j'ai décidé de lancer un gros truc pour fêter l'hiver, le froid, le vin chaud et les radiateurs poussés à fond. Vous avez sûrement déjà vu passer les derniers Musapif, qui étaient déjà SUPER COOL, mais tant qu'à marquer le coup, autant le faire BIEN.

Cette édition sera donc bien différente des dernières, pour votre plus grand plaisir.
Je vais donc vous énumérer les quelques règles à respecter pour participer, et vous dévoiler partiellement le gros craquage donc je suis victime. (Mais qui va tout déchirer, oui.)

• Tout ce qui se déroule dans les Musapif Gadget est HRP. Cette édition ne déroge pas à la règle, donc tout ce que vous écrirez n'aura pas d'impact sur votre vie IRP.

• Cette fois-ci, vous devrez choisir uniquement un de vos persos. C'est important, puisque c'est en fonction de votre personnage que je ferai votre cadeau.

• Vous n'avez droit qu'à une seule participation par joueur.

• Votre réponse doit faire au moins quinze lignes.

• Vous pouvez décider de faire un mini-rp commun avec un autre joueur, ou bien répondre séparément du reste. Pour la première option, attention, vous n'aurez le droit qu'à un post.

• Seuls les joueurs validés ont la permission de jouer.

• Pour cette édition, je vais poster un texte de mise en situation. Cette situation n'aura RIEN A VOIR avec le contexte de Musaraignes. C'est vraiment un truc random que j'ai inventé pour nous rassembler autour d'un événement commun.

• Vous aurez une petite liste de mots prédéfinis qui décrivent plusieurs états d'esprit. Vous en choisirez un seul, et décrirez le comportement de votre personnage en fonction de votre choix. Prenez celui qui vous inspire le plus, peu importe si vous êtes plusieurs à choisir le même.

• Contrairement à d'habitude, il n'y aura pas de tirage au sort. Pour la simple et bonne raison que toute participation valide vous donne le droit à un cadeau. Tant que vous respectez toutes ces règles, vous aurez automatiquement quelque chose. (OUI C'EST LA FÊTE)

• Les participations débutent le 1 décembre, jusqu'au 31. Vous avez donc tout le mois pour participer.



Voilà ! Vous savez tout. A vous de jouer !



CONTEXTE


Il était tôt... Ou tard. Difficile de savoir précisément, le ciel étant sombre et clair à la fois, une drôle de lumière dépeignant le contour des nuages, là-haut. Le silence bourdonnait, intarissable de vide, laissant traîner une ambiance lourde et extraordinaire. Chaque détail semblait exacerbé, de chaque brin d'herbe émanait une force constante et mystérieuse, les pierres étaient entourées d'un halo incompréhensible. Que dire des arbres, qui paraissaient beaucoup plus majestueux qu'à l'accoutumée ? Ou bien des montagnes, terribles, insolentes, animées d'éclats d'infinité oppressante ?

Au milieu de ce désordre incroyable régnait le lac. Sa surface noire et huileuse, calme, marquait un contraste net avec le reste de la vallée. Les clapotis réguliers formés par de légères rides s'écrasant contre les berges émettaient un bruit sourd parmi ce silence de plomb. Les animaux s'étaient retranchés dans leurs planques, nids, terriers. Aucun n'aurait voulu être sous cette lumière surnaturelle.

Les monstruosités, quant à elles, vagabondaient comme à l'accoutumée dans la vallée. Cependant, n'importe qui aurait pu constater qu'elles étaient surexcitées. Leur mouvement étaient erratiques, leur bouche débitaient leur phrases dans une continuité délirante, elles s'attaquaient plus facilement entre elles. L'instant était mal choisi pour être confronté à ces créatures. En tout cas, encore plus qu'en temps normal.

Les nuages s'espacèrent tout d'un coup, et le ciel se déchira en lambeaux. Sa couleur était indéfinissable. Un mélange de gris, de rose, de bleu sombre. Et au centre de la vallée, dans cet océan d'air, un phénomène hors-norme se dévoilait aux yeux de tous.

Le soleil était en train de disparaître. Une forme sombre commençait tout juste à l'englober. Au fur et à mesure de sa disparition, les couleurs du ciel se déformaient, la lumière devenait de plus en plus étrange. Et les humains perdaient pieds, chacun à sa façon, devant ce spectacle étrange et mystérieux.





ETATS D'ESPRIT

• Choisissez l'état d'esprit dans lequel sera plongé votre personnage face à cette situation •

• Sérénité
• Excitation
• Mélancolie
• Colère
• Joie
• Angoisse


Ne les écoute pas, ne plie pas. Tu es seule.
Rien d'autre qu'une bourrasque qui menace les hommes.
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Salim
Membre
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Messages : 111

Jour d'éveil : Jour 6
Race : Cime
Métier : Pécheur (3)
Groupe : Le Clan des Oubliés
Fiche de présentation : Fiche
Journal : Journal,
Notes et Idées

En ligne
Lun 4 Déc 2017 - 14:04

Notes

Puisqu'il s'agit d'une vision un peu changée de la vallée, c'est une version adaptée de Salim qui se trouve ci-dessous. J'ai choisi la sérénité.




S’il était des choses que la raison n’expliquait pas, s’il était des rêves indicibles inatteignables par l’esprit pur, ce qui s’élevait en ce moment dans la vallée en faisait surement partie. Assis sur une roche, je contemplais l’immensité de la vallée. Une coquille de noix infinie, un monde clos. Mon monde. Celui des monstres. Celui des hommes.
Le froid glissait sur ma peau comme aux premières heures, mais je n’esquissais aucun mouvement. J’étais seul au milieu de la neige, dont l’indéfinissable couleur reflétait celle du ciel. Le vent caressait mon visage, dans un hululement apaisant. J’étais revenu au lieu qui m’avait vu naître, cherchant à boucler l’histoire, la fin dans le début, la couleur dans le blanc.

Mon chemin s’était révélé étrangement dégagé, comme si ma certitude avait chassé les choses noires, comme si quelque chose avait accepté que je grimpe à nouveau cette montagne. Et depuis, j’attendais. Je ne savais pas quoi précisément, mais j’étais sûr de pouvoir le reconnaître l’instant venu. Ma respiration était aussi lente que la vie de la vallée était devenue frénétique. Les cris n’atteignaient pas la hauteur de la crête, et seule la neige enveloppait les battements réguliers de mon cœur. Celui-ci marquait un compte à rebours étouffé. J’étais sourd à la folie du monde.

Parfois mes paupières se fermaient, parfois il me semblait que je voyais tout. La notion du temps m’était devenue étrangère, mais peu importait car j’attendais. Le ciel se décomposait devant moi, l’ombre avançait. Je repensais aux paroles de Ka. L’aveugle s’endort et le sourd s’éveille. L’aveugle ne saurait pas que le soleil avait disparu, mais moi, je verrais le noir et les ténèbres. Je me préparais à la tâche. Dans mes pensées, je recomposais les discussions que j’avais eu avec le vieil homme, dans une version fantasmée et fantastique s’adaptant à l’atmosphère du haut lieu. Parfois nous n’étions que deux fous qui regardions le monde, d’autres fois Ka se transformait un en corbeau gigantesque, qui me contait la terre, et moi je redevenais le renard que j’avais prétendu être pour tromper les guetteurs. Je repensais au beau, et malgré le chaos, malgré les interrogations, je le vis devant moi.

Le ciel dévorait les dernières gouttes de lumière, et je me redressais. Un picotement parcourut tous mes membres, mais je restais droit, sans crainte, sans haine. J’avais assez attendu. J’étais prêt.


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Néphara
Membre
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Messages : 49

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Échouée
Métier : Cueilleuse - Sculpteuse
Groupe : Clan des Oubliés
Fiche de présentation : Fiche
Journal : Traces
Mar 19 Déc 2017 - 20:58

Notes

J'ai choisi l'excitation !



Il y avait un ours. Un immense ours brun, près du lac, qui attrapait des poissons. Près de lui, un petit ourson, qui faisait claquer ses pattes sur la surface de l’eau. Et lorsque l’ours parvenait à attraper un poisson, dans un petit grognement tendre et maternel, elle le mangeait avec son petit. Néphara observait cette scène douce d’un peu plus loin, Aladar assis près d’elle. Elle n’avait jamais vu d’ours près du lac ainsi, chassant et buvant sans se soucier du reste. Aussi, la vallée était déserte, et il n’y avait pas un bruit. Le ciel était étrange, comme si les couleurs s’étaient disputées ce soir, elles étaient toutes un peu là, et un peu mortes en même temps. L’Échouée avait un frisson bloqué dans son dos, comme si le temps s’était soudainement arrêté, comme si quelque chose n’allait pas.

Pourtant, l’ours continuait de nourrir son petit paisiblement. Puis, Aladar s’élança vers eux, joueur, mais sans aboyer. L’ourson réagit sans attendre et se trémoussa joyeusement avec le chien. La mère ours regardait son petit, comme amusée, puis releva les yeux vers Néphara. Cette dernière eut peur qu’elle s’inquiète et ne devienne agressive, mais non, l’ours poussa un petit cri amical vers la jeune femme, puis reporta son attention sur l’ourson et Aladar.

Il n’y eut pas d’intrusion, pas de bruit sourd ou inquiétant, pourtant, subitement, la mère ours renifla l’air, héla son petit, et ils quittèrent le lac pour repartir vers la forêt. Aladar aboya vers eux, comme pour leur dire au revoir, puis galopa vers Néphara. Il se mit à tourner autour d’elle, à renifler, il couina même une ou deux fois.

« Qu’est-ce qui se passe mon grand ? » demanda l’Échouée, inquiète.

La vallée répondit à la place du jeune chien. Il aboya la tête vers le ciel, et Néphara suivit son regard. Il se passait quelque chose. Le temps s’était bel et bien figé, tétanisé par une ombre à venir. Et c’était bien une ombre. Une immense ombre qui commençait à grignoter le ciel. Tous les rêves de noirceur de Néphara refirent surface dans sa mémoire. Cette ombre, ce noir qui engloutissait tout. Elle en rêvait presque toutes les nuits. Rêvait-elle encore, cette fois ?

Non. L’ombre était venue. Mais la jeune femme n’avait pas peur. Elle voulait tant savoir quelle était cette ombre, qu’est-ce qu’elle ferait une fois la vallée atteinte. Allait-elle plonger l’humanité dans le noir ? Les monstres allaient-ils disparaître dans ce ciel noir ? Son cœur s’emballait, et la perspective de l’horizon lui donnait l’impression qu’elle pouvait atteindre le soleil qui disparaissait derrière l’ombre.

Elle se mit à courir comme pour l’atteindre, Aladar derrière elle. Elle sentait le mystère couler à travers chaque parcelles de la vallée, comme un sang qui circulerait dans un corps. Comme si quelque part, un cœur battait, s’accélérait lui aussi, face à l’arrivée de l’ombre enfouie. Néphara n’avait plus pied sur la vallée, elle s’était envolée vers un monde d’idées et d’euphorie face aux mystères du monde, elle tournoya sur elle-même semblant danser sur une musique muette. Elle contemplait le soleil disparaître, sans peur, prête à faire face, et à découvrir tous les secrets que l’ombre pourrait révéler.

Emportée par son excitation, elle finit par tomber, et son élan la fit rouler un moment sur le sol assombri. Aladar la rattrapa et se nicha dans ses bras. Il avait l’air un peu inquiet, il lui lécha la joue et couina.

« N’aie pas peur mon chien », elle lui caressa la tête et releva la tête vers le soleil qui avait presque entièrement disparu derrière l’ombre. « N’aie pas peur du noir, on y sera bien cachés, tu verras. »

Et le noir prit possession de tout, l’espace d’un moment, dissimulant dans son ombre, le sourire de Néphara.


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Les voix des musaraignes ne sont pas les seules à se faire entendre.
Des corps se broient dans l'obscurité. Le sang se mélange en son sein.
Telod
Administrateur
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Messages : 192

Jour d'éveil : Jour 1
Race : Racine
Métier : Sculpteur (3)
Groupe : Terre Rouge
Fiche de présentation :
Sam 23 Déc 2017 - 17:30

Parce que c'est Telod, et que par conséquent je n'ai pas vraiment le choix, je choisis la colère.


C'était ça ? La leçon des jours gris.
Le sens que l'on pourrait donner à la mort des faibles, la motivation des créatures sanguinaires et la grandeur cachée du monde immonde. C'était ça ? Ce que les uns voulaient trouver, la tête dans les étoiles, mourant dans l'espoir de vivre pour le voir. C'était ça ? Ce que les autres souhaitaient toucher, un jour au moins, pour trouver un mérite illusoire dans ce qu'ils appellent la vie.

A la manière des fleurs rouges, qui ont choisi la mort de ma seule amie pour s'ouvrir aux rayons chauds.
A la manière du soleil, qui s'est allumé dès lors que la saison des pluies avait suffisamment tué pour que je ne sois entouré que de cadavres muets.
A la manière du silence, qui n'a toujours fait que couvrir de son linceul macabre les sons que personne au monde n'aurait voulu entendre.

A la manière d'un cynique sinistre, qui pour s'excuser de t'avoir coupé les deux jambes, t'offre un cailloux esthétique en forme de pied. Le monde se moque de nous. Le monde croit que nous n'entendons pas les rires dans l'ombre du ciel, dans l'écorce des grands arbres, dans le crissement des pierres, dans le remous de l'eau.
Moi, moi, moi Telod je les entends.

Et je n'oublierai rien. Si c'était ça, la leçon que les montagnes, le ciel, le lac et la vallée cherchaient à nous donner, alors je leur ferai savoir ce que j'en pense, moi-même. Je ferai entendre au monde que je n'y vis pas par hasard, sans lui je donnerai un sens à ma propre vie, et je l'écraserai dans ma poigne s'il cherche à m'en empêcher. Parce que je suis plus grand que tout ce qu'il pourrait être.
A la manière d'un fleuve coulant sur un rocher, les rires me laisseront indifférent. L'eau s'évaporera, le fleuve s’asséchera, et après seulement je lui ferai comprendre qu'il n'aurait jamais du provoquer ma colère.

Une larme, lente, coule le long de ma joue pour rejoindre mon menton. L’œil rivé sur le soleil disparaissant, le ciel s'assombrissant, là, au dessus du lac d'encre, je tiens entre mes mains tremblantes le corps inanimé de Jey, sur la plage. Deux boules se forment derrière ma mâchoire, mes molaires me font mal parce que je les serre un peu trop fort.
Ma pomme d'Adam remonte, j'avale ma salive.

C'était ça ? La beauté qui justifiait tout ce malheur.

Devant moi, étendu, d'innombrables formes sombres agonisantes. Pour chaque homme mort, deux cadavres de guetteurs sont présents. Je suis le seul habitant de la terre rouge encore en vie.
Dans les parages, tout est mort. De vivant il ne reste que moi, et tous les yeux qui, avides, scrutent encore, dans mon dos, parmi les troncs.

De toute façon, je n'en ai que faire de la vérité, de la beauté, que le monde veut me donner.
C'est à moi de la créer.

Avec une infinie douceur je dépose sur le sol de sable et de roche le corps de mon ami, et je déplace ma main sur mon flanc pour y saisir ma lance. Lentement, je me relève et me retourne, les yeux débordant de haine.

Je ne les laisserai pas attaquer, c'est moi qui viendrai vers eux.
Parce que j'ai choisi de rendre les coups que ce monde rieur m'a donné, plus jamais je ne le laisserai rire de moi, plus jamais je ne lui donnerai le droit de faire croire qu'il renferme une quelconque beauté, une quelconque vérité.
Seuls les hommes sont beaux. Seule la vie a du sens.

Et je marche seul vers les regards sombres dans les bois noirs.
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